L'Histoire d'Évreux

1789 - 1790

L'Histoire d'Évreux entre autres, que des restrictions sont imposées aux boulangers de la ville sur la cuisson du pain.

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Les événements fondateurs, les petites et grandes péripéties de la ville, les personnages marquants, les anecdotes diverses, les informations les plus variées...

1789


Le 12 janvier 1789
M. Duique perçoit désormais officiellement 24 livres annuelles pour ses prestations musicales dans le corps des musiciens de la cathédrale Notre-Dame d'Évreux.

Le 26 janvier 1789
Du diocèse de Paris, François-Marie Lemoine est reçu comme haute-taille par le chapitre de la cathédrale Notre-Dame d'Évreux pour une rémunération hebdomadaire de quinze livres, dont trois de gratification. Les chanoines lui font également verser 18 livres pour ses frais de voyage.

Le 22 février 1789
les Lettres patentes du roi Louis XVI, concernant la convocation aux États généraux, sont lues aux prônes des messes paroissiales.

Le 23 février 1789
Peut-être sur initiative du maître de musique Pierre Bertin, Julien André Louis Chaumier est reçu comme joueur de serpent, dit « basson russe », par le chapitre cathédral d'Évreux. Outre le remboursement de ses frais de voyages depuis la ville de Caen, il est convenu qu'il percevra une rémunération de 12 livres hebdomadaires, auxquelles s'ajouteront 3 livres par semaine supplémentaire mais payables trimestriellement.

Le 4 mars 1789
Les députés de chaque ordre déposent leurs cahiers de doléances à l'hôtel de ville, en vue de la convocation aux États généraux. Concernant le bailliage d'Évreux, Jacques de La Lande, curé d'Illiers (actuel Illiers-l'Évêque) et futur martyr chrétien, et Thomas Lindet, curé de Sainte-Croix-de-Bernay et futur évêque constitutionnel, représenteront le clergé ; Nicolas de Bonneville, maréchal de camp, et Louis-François de Chambray, également maréchal de camp et chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis représenteront la noblesse ; et Pierre Joseph Antoine Beauperrey, laboureur et marchand de chevaux, Adrien Georges Buschey des Noës, conseiller du roi et de son frère, François Nicolas Léonard Buzot, natif d'Évreux, avocat et futur député montagnard honni, et Denis Le Maréchal, négociant installé à Rugles, représenteront le tiers état.
Photo

Estampe de Coutellier représentant Pierre Joseph Antoine Beauperrey, député du bailliage d'Évreux
© BNF-Gallica, Département Estampes et photographies, Rés. QB-370(13)-FT4
Domaine public


Le 14 mars 1789
Le chapitre accorde à Louis Denis André Landry, du corps des musiciens de la cathédrale Notre-Dame d'Évreux, le bail à vie d'une maison située près du cimetière Saint-Nicolas, pour une somme annuelle de 72 livres.

Le 16 mars 1789
De nombreux ecclésiastiques se présentent à l'assemblée générale des trois ordres, devant François-Antoine de Courcy, grand bailli d'épée d'Évreux : François de Narbonne-Lara, évêque depuis 1773 et abbé commendataire de l'abbaye royale de Lyre ; Gillain de Cernay et M. Ruault, respectivement doyen et archidiacre de l'église cathédrale ; Alexis Le Clair et MM. Tribault, Fournier, Duclos, Dosières, Jourdain et Champion, respectivement curé des paroisses Saint-Pierre, Saint-Nicolas, Saint-Denis, Saint-Thomas, Saint-Acquilin, Saint-Léger et Saint-Germain-lès-Évreux ; MM. Douche et Bolivau, chanoines députés ; M. de Bounière de Lavaur, titulaire de la chapelle de Saint-Michel-des-Vignes, laquelle relève de la paroisse Saint-Thomas ; M. Amiot, prêtre ; l'abbé Amault, chanoine titulaire de la chapelle Saint-Nicolas de l'officialité d'Évreux ; les abbés Larcher et Lainé ; M. Grivaux, chanoine d'Évreux représentant des huit barons et chanoines de l'ancienne fondation de l'église cathédrale ; le prieur de l'abbaye royale de Saint-Taurin ; M. Cabul, principal d'Évreux ; le prieur du petit séminaire ; ainsi que le diacre Morel.

Avant le 22 mai 1789
Alors qu’il a pour projet d'épouser Marie-Françoise-Henriette de Banastre, âgée de 14 ans et de 47 ans sa cadette, Godefroy Charles Henri de La Tour d'Auvergne, duc de Bouillon, se voit opposer la fermeté du chapitre cathédral et de l’évêque François de Narbonne-Lara. Il se tournera vers le roi.

Le 22 mai 1789
Le conseil de ville décide de se rendre le lendemain au château de Navarre pour présenter leurs hommages Marie-Françoise-Henriette de Banastre, future épouse du duc de Bouillon, âgée de 14 ans et de 47 ans sa cadette. Un bouquet de fleurs, une corbeille garnie de 48 boîtes de confitures sèches, trois douzaines d’oranges de Malte, elles-mêmes ornées de quatre bouquets de fleurs artificielles et de plusieurs biscuits « représentant l’hymen », lui seront offerts.

Le 23 mai 1789
En son domaine de Navarre, Godefroy Charles Henri de La Tour d'Auvergne épouse en secondes noces Marie-Françoise-Henriette de Banastre, âgée de 14 ans et de 47 ans sa cadette. La cérémonie est ordonnée dans la nuit par un chanoine de Rouen, le chapitre d’Évreux et l’évêque François de Narbonne-Lara s’y opposant fermement pour des raisons d’honorabilité. La mère de l'époux est la seule invitée présente.

Le même jour (23.5.1789)
Deux salves de neuf coups de canon sont tirées aux Quatre-Chemins pour annoncer le mariage, au château de Navarre, du duc de Bouillon avec Marie-Françoise-Henriette de Banastre, âgée de 14 ans et de 47 ans sa cadette.
Photo

Portrait de Marie Françoise Jenriette de Banastre par Jean Laurent Mosnier en 1789, Joconde 07030002444
© Jean-Pierre Godais / Musée d'Art, Histoire et Archéologie d'Évreux
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Le 26 mai 1789
Mort à Évreux de Charles Declé, clerc, chapelain, membre du corps des musiciens du chapitre cathédral et joueur de serpent, instrument à vent grave et à perce conique. Il est inhumé le surlendemain.

En juillet 1789
Accusé d'interférer malhonnêtement dans le commerce déjà fragile du blé, l'ancien subdélégué du lieutenant-général à Évreux, Jean-Léonard de Dun d'Yreville, fait l'objet d'une perquisition à son domicile malgré ses nombreuses et vigoureuses protestations.

Le 14 juillet 1789
Quatre-vingt deux gentilshommes issus de la noblesse du bailliage principal d’Évreux se réunissent dans la salle des gardes du château de Navarre, pour statuer sur le nouveau règlement du roi Louis XVI, rédigé le 27 juin précédent, lequel ordonne aux députés de la noblesse et du clergé de se joindre au tiers état.

Le 16 juillet 1789
Le corps municipal reçoit un bulletin de Godefroy Charles Henri de La Tour d'Auvergne, duc de Bouillon, relatif à l'annonce du roi Louis XVI faite à l'assemblée, suite à la prise de la Bastille.

Le 19 juillet 1789
Plusieurs bourgeois se rendent chez le duc de Bouillon pour lui présenter une cocarde tricolore de quatre pouces de large. Ce dernier décide de s'unir au tiers état, et la porte aussitôt à son chapeau tricorne.

Le 20 juillet 1789
Le conseil municipal décide de monter une milice bourgeoise pour veiller à la sûreté et à la tranquillité de la ville.

Le 21 juillet 1789
Organisés depuis la veille en milice municipale, les bourgeois montent attentivement la garde, attentifs aux rumeurs de sédition.

Le même jour (21.7.1789)
La ville de Louviers demande à la ville d'Évreux de lui envoyer trois canons « pour se garder des incursions des brigands ».

Le 23 juillet 1789
Les cabaretiers sont désormais tenus d'inscrire dans leur registre l'identité des voyageurs qui se présenteront à leur établissement, de présenter ledit registre chaque soir au comité permanent, et enfin de dénoncer toute personne paraissant suspecte.

Le 24 juillet 1789
Les chefs de famille se réunissent dans l'église des Jacobins pour connaître le nom des officiers élus. Les capitaines sont issus de la noblesse et les lieutenants du tiers état.

Le même jour (24.7.1789)
Des protestations s'élevant contre la composition du comité permanent jugée illégale, les citoyens sont convoqués en assemblée générale dans l'église des Jacobins par le maire Charles Alexandre François Engren de La Motte, subdélégué de l'intendant de la généralité de Rouen à Évreux, afin que des explications soient données à ce sujet.

Le 24 juillet 1789
Nommé maître de musique et des enfants de choeur de la cathédrale Notre-Dame d'Évreux deux mois auparavant, en remplacement de Julien Mellier, Pierre Bertin signe enfin son contrat d'engagement.

Le 27 juillet 1789
Des contraintes sont imposées aux boulangers de la ville sur la cuisson du pain.

Le 31 juillet 1789
Dix-sept voitures sont envoyées à Rouen pour s'approvisionner en blé et en seigle, les besoins de la population n'étant pas assurés.

Le 1er août 1789
Un règlement provisoire est prononcé sur l'ordre de service et la discipline de la garde ébroïcienne.

Le 14 août 1789
Les autorités civiles, militaires et ecclésiastiques se réunissent sur la place Saint-Léger (actuelle place Dupont-de-l’Eure) pour la cérémonie du serment à la Nation, au Roi et à la Loi. Godefroy Charles Henri de La Tour d'Auvergne, duc de Bouillon, se présente en qualité de commandant de la Garde nationale mais, vexé par l’opposition de l’évêque à son second mariage en mai, se comporterait irrespectueusement devant lui.

Le 24 août 1789
Naissance en la paroisse Saint-Gilles d'Évreux d'Antoine François Cloquemin, polytechnicien, chef d'escadron au 6e régiment d'artillerie, vétéran des campagnes napoléoniennes d'Espagne et du Portugal et officier de la Légion d'honneur.
Photo

Signature d'Antoine Cloquemin sur son serment de fidélité au roi
© Archives nationales, Base Léonore, LH.555.30
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Le 30 août 1789
Les drapeaux offerts par Godefroy Charles Henri de La Tour d'Auvergne à la garde ébroïcienne sont bénis.

Le 1er septembre 1789
Le comité permanent de la ville d'Évreux est élargi à 50 membres, suite aux récentes contestations.

Le 19 septembre 1789
Il est fait mention de Jean Bigot, prêtre, chapelain de la cathédrale Notre-Dame d'Évreux et basse contre au choeur, rôle qu'il conservera jusqu'à des soupçons sur sa santé mentale par le chapitre, en février 1783.

Le 25 septembre 1789
Quarante hommes armés de la milice bourgeoise escortent M. de Girardin, lieutenant-général au bailliage d'Évreux, pour un déplacement à Saint-André (actuel Saint-André-de-l'Eure), ce dernier ayant été plusieurs fois menacé par des meuniers et laboureurs des lieux.

En octobre 1789
L'imprimerie de la veuve Malassis sort de ses presses Observations sur le principe qui a produit les révolutions de France, de Genève et d'Amérique dans le dix-huitième siècle, de l'économiste et ingénieur des ponts et chaussées Achille-Nicolas Isnard.

Le 2 octobre 1789
Cent cinquante hommes de la garde d'Évreux escortent M. de Girardin, lieutenant-général au bailliage d'Évreux, pour un nouveau déplacement à Saint-André (actuel Saint-André-de-l'Eure), des perturbateurs venant d'Anet ayant été annoncés.

Le 11 octobre 1789
Un piquet de 40 hommes se rend au domaine de Navarre où le duc de Bouillon offre une couleuvrine pour la garde « éburovicienne ».

Le 24 octobre 1789
Outré des accusations d'intervention illégale dans le commerce déjà fragile du blé, l'ancien subdélégué du lieutenant-général à Évreux, Jean-Léonard de Dun d'Yreville, adresse un courrier au Journal de Rouen dans lequel il dit toute son innocence, et met au défi quiconque apportera la preuve de sa culpabilité.

Vers le 25 octobre 1789
Haute-taille des choeurs de la cathédrale Notre-Dame d'Évreux depuis plusieurs mois, François-Marie Lemoine obtient des chanoines une avance de 48 livres.

Le 28 octobre 1789
Godefroy Charles Henri de La Tour d'Auvergne fournit une certaine quantité d'armes à la ville.

Le 3 novembre 1789
Un drapeau rouge est dressé sur l'hôtel de ville et l'huissier Charles Hérissey, escorté de gardes nationaux, proclame la loi martiale à tous les carrefours.

Le 5 novembre 1789
Député du bailliage de Villers-Cotterêts, Aubry du Bochet propose de diviser la France en 110 départements, parmi lesquels la Normandie occidentale et la Normandie orientale, la ville d’Évreux relevant de cette dernière.

Le 20 décembre 1789
Les hommes de la garde nationale prêtent serment dans la cour du château, et huit jeunes gens sont sélectionnés pour apprendre à battre du tambour auprès du saltimbanque Pierrot. Ce dernier sera tué dans une rue d'Évreux, vers 1795.

1790


En 1790
Évêque d'Évreux depuis 1773, François de Narbonne-Lara refuse de prêter serment à la Constitution civile du clergé, et quitte le royaume en compagnie de Victoire Louis Marie Thérèse de France et Marie Adélaïde de France, filles de Louis XV, dont il est l'aumônier.

En 1790
Mort de Jacques-Charles-Ignace Savary des Brûlons, chanoine vétéran du chapitre d’Évreux.

Le 30 janvier 1790
L'apothicaire Jérôme Letellier est désigné pour succéder à Charles Alexandre François Engren de La Motte à la tête de l'administration municipale.

Le même jour (30.1.1790)
Il est interdit, sous peine d'emprisonnement, de porter des masques en ville et de donner des bals masqués pendant le carnaval.

Le 31 janvier 1790
Mort en la paroisse Saint-Thomas d'Évreux de Jean-Baptiste Raoul Ruault de Beaulieu, ancien échevin, conseiller du roi au bailliage et siège présidial d'Évreux et doyen des conseillers.

Le 1er février 1790
L'Assemblée nationale annonce la division du département de l'Eure en six districts dont les chefs-lieux seront Évreux, Bernay, Pont-Audemer, Louviers, Les Andelys et Verneuil (actuel Verneuil d'Avre et d'Iton).

Le 14 février 1790
Le maire Jérôme Letellier, les officiers municipaux, le procureur du roi et des notables prêtent serment de fidélité à la constitution et au roi dans la cathédrale.

Le 19 ou 21 février 1790
Le maire Jérôme Letellier prête serment devant l'autel dit « civique » qui a été dressé sur la place Saint-Léger (actuelle place Dupont-de-l'Eure) :
Je jure d'être fidèle à la nation, à la loi et au roi, et de maintenir de tout mon pouvoir la constitution du royaume, décrétée par l'assemblée nationale, sanctionnée par le roi.

Le 4 mars 1790
La ville d'Évreux devient officiellement le chef-lieu du nouveau département de l'Eure.

Le 11 mars 1790
Le conseil de ville propose d'installer un atelier de charité pour continuer les travaux de terrassement de la voie bordant la partie orientale du pré du Bel-Ébat (actuel boulevard de La Buffardière).
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Croisement du boulevard de La Buffardière et de la rue Joséphine
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Le 3 mai 1790
Entré à l'âge et désormais aîné des enfants de choeur, Nicolas Érambert quitte comme convenu la psalette de la cathédrale Notre-Dame d'Évreux et reçoit la gratification attendue de 100 livres.

Le 12 mai 1790
Godefroy Charles Henri de La Tour d'Auvergne, duc de Bouillon et comte honorifique d'Évreux, accorde un alignement sur la rue du Trou-Béchet à M. Vermande qui projette de construire une maison à l'emplacement de l'auberge du Cornet.

Le 3 juin 1790
La garde nationale et citoyenne de Rouen fait étape à Évreux d'où elle partira pour Chartres, le surlendemain, en compagnie de gardes ébroïciens.

Le 6 juin 1790
Seize fusiliers et plusieurs officiers de la garde ébroïcienne partent pour Chartres où ils prêteront serment à la Fédération martiale, instituée le 30 mai.

Le 12 juin 1790
Plusieurs coups de canon accueillent les seize fusiliers et officiers de la garde ébroïcienne qui retournent de Chartres où ils ont prêté serment à la Fédération martiale, instituée le 30 mai.

Le 14 juillet 1790
La fête du Serment civique se déroule place Saint-Léger.

Le même jour (14.7.1790)
Godefroy Charles Henri de La Tour d'Auvergne, duc de Bouillon et comte honorifique d'Évreux, fait don des halles « pour prouver son fidèle attachement à la ville d'Évreux ».

Le 30 août 1790
Le chapitre cathédral accorde un montant de 24 livres à Guillaume François Huet, aîné des enfants de choeur, pour ses vacances annuelles.

Le 17 octobre 1790
Le directoire du département est prié de solliciter auprès de l'Assemblée nationale la création d'une seconde charge de justice de paix.

En novembre 1790
Maître de musique et des enfants de choeur de la cathédrale Notre-Dame d'Évreux, Pierre Bertin déclare à son bénéfice 3 700 livres de revenus, dont 2 600 livres de salaire pur, 300 livres de gratifications, 160 boisseaux de froment d'une valeur de 800 livres et un logement de fonction meublé. Il doit retrancher à ces sommes la charge allouée à une domestique et huit enfants de choeur.

Le 1er novembre 1790
Vétéran des campagnes militaires aux Indes et en Amérique, Claude-Étienne Hugau démissionne de ses fonctions de commandant en second de la garde nationale.

Le 6 novembre 1790
Nommé le 30 janvier, l'apothicaire Jérôme Letellier démissionne de ses fonctions de maire d'Évreux.

Le 12 novembre 1790
Nommé commandant en chef de la garde nationale en remplacement de Claude-Étienne Hugau, Marie-Louis de Varennes est reçu à l'hôtel de ville.

Le même jour (12.11.1790)
Des citoyens protestent contre la dépense excessive que représente l'achat du marbre placé à la halle, d'autant que cette clause avait été omise par Godefroy Charles Henri de La Tour d'Auvergne lors de la donation du bâtiment.

Le 21 novembre 1790
Mathématicien, astronome spécialisé dans les éclipses, et futur membre correspondant de l'Académie des sciences, Charles Duvaucel succède à l'apothicaire Jérôme Letellier à la mairie d'Évreux.

Le 23 novembre 1790
Les juges du district s'installent à l'hôtel de ville, tandis qu'un Te Deum est chanté dans la chapelle de la prison.

Le 3 décembre 1790
Une députation d'habitants de la rue du Trianon (actuelle rue Saint-Louis) demande l'ouverture de la rue du Doyenné (future rue de la Constitution) jusqu'à l'allée des Soupirs, pour permettre aux fidèles d'assister aux offices de la cathédrale.

Le même jour (3.12.1790)
Le marché au cidre de la place du Grand-Carrefour est transféré place Saint-Léger (actuelle place Dupont-de-l'Eure).

Le 6 décembre 1790
Le conseil général du département de l’Eure permet à l’abbé Roussel, supérieur du grand séminaire d’Évreux, de se faire verser par M. Jourdain, supérieur du petit séminaire, la somme de 1 200 livres pour l’entretien de son école.

Le 12 décembre 1790
Le conseil municipal propose le terrain des Quatre-Acres appartenant aux Jacobins pour la création d'un nouveau cimetière répondant à l'évolution des besoins.

Le 17 décembre 1790
Le conseil municipal propose de transférer l'hôpital au couvent des Capucins (actuel Conservatoire à rayonnement départemental d'Évreux).

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