L'Histoire d'Évreux

1887 - 1888

L'Histoire d'Évreux où l'on verra, entre autres, que l’ouvrier menuisier Achille Février est retrouvé assassiné dans la rue Buzot.

< >

logo

Les événements fondateurs, les petites et grandes péripéties de la ville, les personnages marquants, les anecdotes diverses, les informations les plus variées...

1887


En 1887
La caserne militaire installée dans les murs de l'ancienne abbaye Saint-Sauveur prend le nom de « quartier Tilly ».

La même année
Les héritiers d'Hégésippe Bourdon cèdent le futur Pavillon fleuri à l'ingénieur des ponts et chaussées Urbain-Henri Cordier qui en fait son domicile.

En 1887
L'Association amicale du collège libre Saint-François de Sales d'Évreux et celle de Notre-Dame de Bon Secours de Jersey font paraître le premier numéro de Chez nous à Saint-François, supplément de leur bulletin trimestriel qui se maintiendra jusqu'à l'aube de la Seconde guerre mondiale.

La même année
Le préfet de l'Eure Alexis Antoine Galtié est élu président de la Société libre d'agriculture, sciences, arts et belles-lettres de l'Eure et succède à Louis Passy.

La même année
L'asile d'aliénés de Navarre fait l'acquisition de la chute d'eau, dite « Lune de Navarre », future rotonde située rue des Quinconces.

La même année
M. Sauvage-Leroux reprend la buvette du jardin public et la rend permanente.

La même année
M. Hommais, professeur de danse, installe un théâtre de guignol au jardin public et assure des représentations les jeudis et dimanches du 1er mai au 30 septembre.

Le 1er janvier 1887
Directeur des contributions indirectes à Évreux, Charles-Pierre-Henry Gondemetz de Neuville est nommé chevalier de la Légion d'honneur.

Le même jour
Probablement aux abords du pré du Bel-Ébat, le rédacteur impérialiste du Patriote de Normandie Edouard Willmann est légèrement blessé par M. Guynemer, officier du 74e régiment de ligne au cours d'un duel à l'épée.

Le 27 janvier 1887
Pierre-Louis Dubois reçoit le titre de chanoine honoraire de la cathédrale Notre-Dame d'Évreux.
Photo

Côté nord de la cathédrale Notre-Dame d'Évreux photographié par Hubert Vaffier
© BNF-Gallica, département Société de Géographie, SG WC-336 / Société de Géographie
Voir Mentions légales


Le 1er février 1887
Mort en son domicile de la rue du Coq à Évreux de Jacques Louis Gibert, bijoutier, joaillier, compagnon horloger et grand-père maternel du pionnier ébroïcien de l'aviation Pierre Marie Bellenger.

Le même jour
Futur champion de France de tir, René Thomas effectue une période d'instruction militaire au 74e régiment d'infanterie en garnison à Évreux.

Le 27 février 1887
Son président entreprenant un voyage aux Etats-Unis, l'assemblée générale de la Société des amis des arts du département de l'Eure se déroule sous la présidence d'Emile Hérissay à l'amphithéâtre du jardin botanique d'Évreux.

Le 13 mars 1887
Le député Papon préside un congrès électoral à Évreux pour désigner le successeur d'Edgar Raoul-Duval, député de l'Eure récemment décédé.

Début avril 1887
Réunis à Évreux, les délégués conservateurs du département de l'Eure désignent M. Mettais-Cartier, ancien sous-préfet à Louviers, pour remplacer feu Edgar Raoul-Duval aux élections législatives.

Le 6 avril 1887
Visiblement à bout de fatigue, portant une longue blouse de paysan normand et chaussé de sabots, un homme se présente au cabinet du chef de la police de sûreté à Paris et déclare connaître le nom de l'assassin de Jules Barrême, préfet de l'Eure assassiné d'une balle dans la tête dans le train Paris-Cherbourg en janvier précédent :
« Monsieur, j'arrive des environs d'Évreux. Je suis venu à Paris à pied. Mon intention est de vous révéler le nom de l'assassin de monsieur Barrême, le préfet de l'Eure. »

Le 7 avril 1887
Futur maire de la commune, Henry Édouard Féray entre au conseil central d'hygiène.
Photo

Publicité pour le remède Ferray parue dans le quotidien Le XIXe siècle daté du 14.7.1880
© BNF-Gallica, département Droit, économie, politique, JOD-199
Domaine public


Le 15 avril 1887
Naissance à Évreux de Maurice Eugène Lamarre, adjudant-chef d'infanterie, décoré de la croix de guerre 1914-1918 et chevalier de la Légion d'honneur.

Le 19 avril 1887
Déclaré en pleine nuit, un incendie dévaste totalement une maison du quartier de Navarre appartenant au couvreur Hassier, tuant l'ouvrier sexagénaire Brisset et blessant très grièvement une autre personne dont l'état est jugé désespéré.

Le 23 mai 1887
Le moulin d'Argences appartenant à M. Vacher est totalement détruit dans un incendie parti de l'échauffement d'un coussinet. Les dégâts sont évalués à 300 000 francs.

Le 27 mai 1887
Trois sous-officiers qui devisaient tranquillement devant l'hôtel des Trois-Marchands de la rue Saint-Amand, actuelle rue Edouard-Ferray, sont agressés par un individu armé d'un couteau à virole qui, après avoir été un temps maîtrisé, parvient à blesser assez sérieusement un des militaires puis à s'enfuir, avant d'être arrêté un peu plus loin par des soldats en faction.

Le 2 juin 1887
Mort à Évreux de Louis Arsène Meunier, pédagogue, propagandiste républicain, et ancien directeur de l'école normale d'instituteurs de la ville.
Photo

La rue Arsène Meunier en 2015
© ND / evreux-histoire.com
Libre de droits avec mention du site


Le 19 juin 1887
Au cours d’une compétition d’escrime se déroulant au Havre sous la présidence du général du Guiny, le chef de salle de l’école de Joinville-le-Pont, M. Ternaux, perfore accidentellement le poumon et tue son adversaire M. Granier, maître d’armes au 6e régiment de dragons d’Évreux.

Le 21 juin 1887
Le corps de M. Granier, maître d'armes du 6e régiment de dragons accidentellement tué l'avant-veille, quitte Le Havre pour Évreux par le train de 12h20.

Le 23 juin 1887
Le Sénat étudie en séance publique le projet de loi adopté par la Chambre des députés et qui autorise le département de l’Eure à souscrire un emprunt pour la construction d’une école normale d’instituteurs à Évreux.

Le 4 juillet 1887
Une manifestation patriotique a lieu devant le monument à la mémoire des gardes mobiles du département de l'Eure tués pendant la guerre franco-allemande de 1870.

Le 6 juillet 1887
Lors d'une inspection du 6e régiment de dragons d'Évreux, le cheval du capitaine Dussardier entraîne dans sa chute son cavalier, le blessant d'un coup de sabot à la tête.

Le 11 juillet 1887
Parmi les 47 tableaux distribués à la tombola organisée par la Société française de amis des arts figure le numéro 2479, Vue prise à Évreux de M. Collin.

Le 17 juillet 1887
Commandant de la brigade de gendarmerie d'Évreux, le général de Quélen assiste à un spectacle d'équitation militaire au Havre.

Le 6 août 1887
Situé une partie de l'ancien domaine de Navarre, l'hippodrome d'Évreux voit Bouvreuil II du prince d'Arenberg remporter le prix de la Société d'encouragement, Gavroche du prince Murat celui de la ville et Quintin II le prix du conseil général de l'Eure.

Le même jour
Rassemblés avec onze autres prévenus au pied de l’escalier du palais de justice d’Évreux en attendant l’ouverture de la séance du tribunal correctionnel, les détenus Lemaire et Tabourin parviennent à prendre la fuite jusqu’à la forêt, à pied, en traversant le pré du Bel-Ébat. Le premier sera retrouvé en tout début de soirée dans un fourré d’arbustes et de ronces, pétri de peur.

Le 7 août 1887
Naissance à Évreux de François Auguste Loisel, capitaine de réserve du génie affecté au réseau de l'Etat, domicilié 5 sente Colas puis chalet n°8 au chemin Portevin à Évreux, médaillé de la Résistance française pour sa bravoure sous l'Occupation sous le pseudonyme Cran, et chevalier de la Légion d'honneur.

Le 14 août 1887
La Société vélocipédique de Mantes organise pour ses membres une excursion avec un arrêt déjeuner à l'hôtel du Cheval-Blanc d'Évreux. Lorsqu'ils quittent cette ville, la famille ébroïcienne Leclerc, tous à vélo, les accompagne sur une dizaine de kilomètres.

Le 16 août 1887
Obsèques à Évreux de M. Chalmin, maréchal des logis du 6e régiment de dragons, tué lors d'un exercice de charge de cavalerie.

Le 27 août 1887
Le tribunal civil d'Évreux doit rendre son verdict dans un litige opposant MM. Lecointre, Hérissey et Mary qui s'opposaient sur la propriété de la carcasse d'une biche qu'ils avaient simultanément mais séparément mortellement blessée.

Le 4 septembre 1887
Victime d'une chute de cheval lors de manoeuvres, M. Letroublon, officier de réserve du 6e régiment de dragons, meurt des suites de l'opération chirurgicale à l'hôpital d'Évreux.

Le 28 septembre 1887
Naissance au 12 place Dupont-de-l'Eure à Évreux de Marie Claire Marguerite Renée Zeller, écrivain, traductrice, et membre de la Société des gens de lettres.

Le 3 octobre 1887
Inauguration des abattoirs installés sur des terrains acquis par la municipalité entre avril 1822 et mai 1825.

Le même jour
Dans un article sur l'approvisionnement en eau de la ville de Paris et le projet envisagé de capter à son profit l'Iton, le quotidien Le Matin ortographie « l'Itton » pour la rivière qui traverse Évreux de ses multiples bras.

Le 21 octobre 1887
La ville d'Évreux est mentionnée dans « Le Tueur de filles », roman inédit de G.-H. Doncroix paraissant en feuilleton dans le quotidien le Petit Parisien :
« Négociant honnête et habile, il avait fait sa fortune sans sortir d'Évreux, tandis que ses cousins Ribérol faisaient et défaisaient la leur à Paris. »

Le 27 octobre 1887
Réuni en congrès à l'hôtel de ville de Versailles, l'Association pomologique de l'Ouest attribue un cinquième prix et une médaille de bronze au Syndicat agricole d'Évreux pour sa participation à la catégorie « Pommes et poires en semis ».

Le 2 novembre 1887
Après avoir avoué et donné raison à la rumeur persistante, une femme domiciliée aux Authieux est arrêtée pour infanticide par la gendarmerie puis conduite à la prison d'Évreux.

Le 3 décembre 1887
En fin de matinée, près de 400 hommes du 74e régiment de ligne embarquent à bord d'un train en gare d'Évreux aux cris de « Vive Boulanger ! Vive Labordère ! A bas Ferry, le Tonkinois ! » devant une importante foule.

Le 19 décembre 1887
Naissance au 45 rue de Pannette à Évreux de Gilberte Yvonne Marie-Louise Beaulavon, dite « Y. Margil », pianiste et compositrice de chansons telles que Je veux chanter et m'amuser.

Le 21 décembre 1887
La nouvelle gare ferroviaire est officiellement inaugurée.

Le 31 décembre 1887
Depuis le début de l'année, ce sont précisément 53 personnes qui ont été jugées par la cour d'assises d'Évreux.

Le même jour
L'asile d'aliénés de Navarre compte 653 pensionnaires dont 299 hommes et 354 femmes.

Fin 1887 ou début 1888
Étudiant la corrélation entre criminalité et alcoolisme, le ministère de la Justice publie un rapport sur la période 1878-1887 qui indique que le département de l'Eure occupe le huitième rang national avec 742 accusés ou prévenus en cour d'assises ou tribunal correctionnel pour 100 000 habitants. Le département occupe en outre le cinquième rang pour le nombre d'assassinats, meurtres, coups et blessures, et le sixième rang pour les viols, attentats aux moeurs et adultères.

1888


En 1888
Ouverture de la Ligue ébroïcienne de l'enseignement.

La même année
Membre du conseil général de l'Eure, le comte de Blangy est élu président de la Société libre d'agriculture, sciences, arts et belles-lettres de l'Eure et succède à Alexis Antoine Galtié.

La même année
Remplacée dans ses murs par l’école normale d’institutrices, l’école normale d’instituteurs située école Edouard-Beauniez, actuelle école Victor-Hugo, est transférée rue de Saint-Germain et a pour directeur Arsène Meunier.

Le 1er janvier 1888
Naissance au domicile de ses parents situé vieille route de Paris de Joseph Louis Houlley, un des deux Ebroïciens fusillés pendant la Première Guerre mondiale.

Le 13 janvier 1888
Accusé du meurtre d'un vieux paysan, l'ouvrier horloger et « délinquant sans domicile fixe » Paul Métayer est condamné à mort par la cour d'assises d'Évreux.

Le même jour
Grand manufacturier et juge au tribunal de commerce d’Évreux, M. Perdrix se suicide dans son bureau après avoir laissé une lettre dans laquelle il explique ses problèmes financiers.

Le 19 janvier 1888
L’adjudication du remplacement des ponts metalliques des ponts en charpente de la levée de Saint-Nicolas-d’Attez est lancée à la préfecture de l’Eure à Évreux à 14 heures précises.

Le 22 janvier 1888
Directeur général de l'exploitation de l'Exposition universelle de 1889, Georges Berger se rend à Évreux pour présider la séance de travail du comité départemental.

Le 23 janvier 1888
Condamné à mort par la cour d'assises d'Évreux pour le meurtre d’un vieux paysan, l’ouvrier horloger et « délinquant sans domicile fixe » Paul Métayer est guillotiné au pré du Bel-Ébat.

Fin janvier 1888
Le ministre des Travaux publics autorise la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest à livrer l'exploitation de la ligne Évreux-Le Neubourg et celle de la section de Saint-Georges à Évreux.

Le 25 février 1888
Le conseil municipal envisage de prolonger la rue de la Banque jusqu'au boulevard de l'Ouest, futur boulevard Gambetta.

Le 9 mars 1888
Mort de Jean Moisy, avoué, ancien adjoint au maire d'Évreux et chevalier de la Légion d'honneur. Il est ensuite inhumé au cimetière Saint-Louis.
Photo

Tombe de Jean Moisy
© ND / evreux-histoire.com
Libre de droits avec mention du site


Le 27 mars 1888
L'enquête sur le vol pystérieux régulier à la bibliothèque municipale, qui jouxte la salle des mariages de l'hôtel de ville, d'ouvrages à caractère souvent érotique, désormais au nombre de 118 volumes et 27 gravures, aboutit à l'arrestation du capitaine Grandmange, officier en garnison dans le nord de la France et criblé de dettes.

Le 8 avril 1888
Dans le journal hebdomadaire illustré Le Panthéon de l’industrie, le journaliste Louis Thibou consacre un article conséquent à la célèbre maison Julienne, Au Grand Saint-Taurin, dont la renommée dépasse largement la ville d'Évreux, notamment pour ses toiles fabriquées à la main. Un autre article du même chroniqueur vante le sérieux de M. Lair et son fils, propriétaires de la fonderie de La Madeleine.

Le 16 avril 1888
Naissance au domicile de ses parents situé 45 rue Grande à Évreux de Roger Marie Victor Tavainy, arrière-petit-fils d’un peintre italien jadis installé dans cette ville en l’an 1778 pour participer à la restauration de sa cathédrale, ingénieur des arts et manufactures, capitaine au centre de mobilisation d'artillerie n° 421, vétéran décoré de la Première Guerre mondiale, chef d’escadron de réserve et chevalier de la Légion d’honneur.
Photo

Roger Tavainy
© Philippe Galliot / Geneanet
Voir Mentions légales


Le 1er mai 1888
Le curé d’Armentières est sauvagement assassiné par les cambrioleurs de presbytères Alphonse Aucher et Julien Guerrier qui, une fois leur crime commis, se retrouvent à consommer des boissons au Café des tribunaux, à Évreux, sou l’oeil suspicieux de la propriétaire, Mme Jacqueline.

Le même jour
Le soir même de l’assassinat du curé d’Armentières, le cambrioleur de presbytères Alphonse Aucher est arrêté dans un garni d’Évreux tandis que son complice est en fuite pour quelques jours encore.

Le 15 mai 1888
Les obsèques d’Eugène Le Moigne, proviseur du lycée d’Évreux, se déroulent devant une assistance considérable et tous les officiels de la ville.

Le 27 mai 1888
Le maire d'Évreux rédige un avis sur le faucardement des abords des canaux de l'Iton.
Photo

L'Iton depuis la rue du Docteur-Guindey
© ND / evreux-histoire.com
Libre de droits avec mention du site


Le 3 juin 1888
Un premier faucardement annuel des abords de l'Iton a lieu sur la rivière flottable, le bras des tanneurs et leurs dérivés.

Le 5 juin 1888
Naissance à Évreux de Jean Joseph Pierre Ribert, capitaine au 7e régiment d'artillerie de campagne, industriel et chevalier de la Légion d'honneur.

Le 10 juin 1888
Un second faucardement annuel de l'Iton a lieu sur les abords du Moulin-Vieux et ses dérivés.

Le 18 juin 1888
Léon-Charles Tyssandier est admis comme stagiaire au barreau d'Évreux.

Le 1er juillet 1888
Futur maire de la commune, Henry Édouard Féray devient premier adjoint au maire d'Évreux.

Le même jour
La Société des amis des arts du département de l'Eure présente jusqu'au 30 septembre une exposition des oeuvres de ses membres dans l'ancien atelier de la rue Buzot de l'artiste ébroïcien Charles Denet.

Le 6 juillet 1888
Mort à Évreux de Charles Lemesle, premier adjoint au maire de la commune et membre de la Société des amis des arts du département de l'Eure.

Le même jour
Mille deux cents hommes du 18e régiment territorial arrivent à Évreux et s'installent au pré du Bel-Ébat.

Le 10 août 1888
Un premier bataillon de 500 hommes du 18e régiment territorial arrivé le 6 du mois à Évreux lèvent le camp et rejoignent Paris pour la revue de Longchamp du 14 Juillet.

Le 14 juillet 1888
Un bataillon du 18e régiment territorial relevant de la région d'Évreux participe à la revue des troupes par le général Saussier à l’hippodrome de Longchamps pour la fête nationale du 14-Juillet.

Le 17 août 1888
Dans sa séance du jour, l’Académie française accepte le legs d’Adrien Stanislas Buisson, docteur en médecine mort à Évreux le 19 octobre 1882.

Le 3 septembre 1888
Président du tribunal civil d'Évreux, M. Lecaisne est nommé officier d'académie par arrêté du ministre de l'Instruction publique et des Beaux-arts.

Le 6 septembre 1888
Trois escadrons du 6e régiment de dragons d'Évreux participent aux grandes manoeuvres militaires du 9e corps d'armée dans une simulation de la prise de Rouen par l'ennemi.

Le 8 septembre 1888
Médecin en chef de l'hôpital d'Évreux, membre du conseil général de l'Eure, ancien chirurgien-major de la 1re légion des mobilisés de l'Eure, vétéran de la Guerre franco-allemande de 1870-1871 et futur maire de la ville, Anatole Guindey est fait chevalier de la Légion d'honneur.

Le 10 septembre 1888
Ornée aux couleurs de la République, la salle d'attente de troisième classe de la gare d'Évreux est transformée en salon d'arrivée pour la réception du président Sadi Carnot dont le train présidentiel est annoncé pour 12h05. Après une courte allocution, le cortège du chef d'Etat descend la rue du Lycée en passant par une haie d’honneur que composent le 6e régiment de dragons, les pompiers du département, la Société de tir et celle de gymnastique, puis se dirige vers la préfecture pour une réception officielle. Après une visite de l’hôpital, le président et les officiels retournent vers la gare en passant par la rue Saint-Louis, la place du Grand-Carrefour, les rues Grande, Chartraine, de la Harpe et du Lycée, actuelle rue Jean-Jaurès.

Le 16 septembre 1888
L'Association normande organise la visite des monuments de la ville d'Évreux.

Le 17 septembre 1888
L’ouvrier menuisier Achille Février est retrouvé assassiné dans la rue Buzot.

Le 19 septembre 1888
La ville d'Évreux est modestement représentée parmi les récompensés de la foire agricole de Conches : M. Peschet remporte un premier prix et une enveloppe de 200 francs dans la catégorie des vaches laitières de tout âge, le Syndicat agricole de l'arrondissement présidé par Joseph Lhopital reçoit un diplôme d'honneur pour ses pommiers, et les jardiniers Letellier et Pichon prennent les premières places de la catégorie des fruits de dessert.

Le 25 septembre 1888
Mort à Évreux de Jean-Baptiste Eugène Bellier de La Chavignerie, entomologiste et membre de la Société des amis des arts du département de l'Eure.
Photo

L'entomologiste Jean-Baptiste Eugène Bellier de La Chavignerie photographié par Charles Oberthür
© archives.org / Smithsonian Libraries
Domaine public


Le 20 octobre 1888
Mort à Évreux de Jules-Marie-Vincent-Philippe Colin, membre de la Société des amis des arts du département de l'Eure.

Le 21 octobre 1888
Accusés du meurtre du curé Hüe à Armentières, les cambrioleurs de presbytères Alphonse Aucher et Louis Guerrier comparaissent devant la cour d'assises d'Évreux.

Le 23 octobre 1888
Reconnus coupables du meurtre du curé Hüe à Armentières, les cambrioleurs de presbytères Alphonse Aucher et Louis Guerrier sont condamnés à mort par la cour d'assises d'Évreux.

Le 28 octobre 1888
Dans le cadre d'une vaste enquête nationale, l'inspecteur principal Jaume procède à l'arrestation à Évreux de Marie Elly, maîtresse d'un membre de la bande de Catusse et Janol, alors qu'elle interprétait la chanson Les pioupious d'Auvergne dans un café-concert de la ville.

Le 31 octobre 1888
Cassé de son grade de caporal le matin même, un soldat du 31e régiment de ligne est recherché pour ne pas s’être rendu au dépôt d’Évreux comme le prévoyait le règlement. Il est arrêté à la gare Saint-Lazare pour avoir mendié de l’argent aux usagers en prétextant frauduleusement la perte de son portefeuille.

Le 16 novembre 1888
Mort à Évreux de Charles-Lucien Fouché, membre de la Société des amis des arts du département de l'Eure.

Le 10 décembre 1888
Émise depuis la gare d’Évreux, une dépêche télégraphique annonce l’assassinat pendant la nuit du facteur qui effectuait le service entre les communes de Gisors et de Vernon. Aucun courrier n’ayant été dérobé, le crime ne semble pas avoir été motivée par le vol.

Le 13 décembre 1888
Naissance à Évreux d'Henri Émile Joseph Delahais, capitaine au 3e escadron du train et chevalier de la Légion d'honneur.

Le 16 décembre 1888
Les boulangers d’Évreux se mettent en grève et réclament une augmentation des prix, contraignant la municipalité à se fournir en pain à Louviers et au Neubourg.

Le 31 décembre 1888
Depuis le début de l'année, ce sont précisément 80 personnes qui ont été jugées par la cour d'assises de l'Eure siégeant à Évreux.

Le même jour
L'asile d'aliénés de Navarre compte 657 pensionnaires dont 341 femmes et 316 hommes.

< avant après>