L'Histoire d'Évreux

1200 - 1223

L'Histoire d'Évreux où l'on verra, entre autres, que de s'en prendre aux dernières réjouissances païennes n'est pas sans risque.

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Les événements fondateurs, les petites et grandes péripéties de la ville, les personnages marquants, les anecdotes diverses, les informations les plus variées...

1200


En 1200
Seigneur de Prey, Georges Néel fait donation aux lépreux de la maladrerie d’Évreux (sur l'actuelle commune de Graviginy) d’un tènement de dix acres de terre qu’il possède à Miserey.

Le 1er mai 1200
Chargés par Guérin de Cierrey, évêque d’Évreux depuis 1193, de mettre un terme à la fête du Printemps qui anime les rues de la ville chaque année, depuis probablement plusieurs siècles, deux émissaires seraient saisis par la population, puis pendus par les aisselles à la fenêtre d’un clocher d’où ils assisteraient, bien malgré eux, aux réjouissances païennes.

Le 18 ou 22 mai 1200
Avec le traité du Goulet signé entre le roi d'Angleterre Jean sans Terre et le roi de France Philippe II Auguste, le comté d’Évreux quitte la maison des seigneurs de Montfort-l'Amaury et relève désormais du domaine royal français.
Carte

La Normandie, avant le traité du Goulet, sur une carte de la France féodale des XIe et XIIe siècles
© Phystorique, les Portes du temps
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Après le 22 mai 1200
Le roi de France Philippe II Auguste reconnaît, par acte établi à Fontainebleau, que ses prédecesseurs ont abusé de leur autorité en contredisant l'élection à l'évêché d'Évreux. Il confirme doncvau chapitre d'Évreux le droit légitime dont ses membres jouissaient pour l'élection de l'évêque.

En juillet 1200
En visite à Évreux, le roi de France Philippe II Auguste demande qu'il soit payé aux moines de l'abbaye du Bec une rente de 15 livres de la monnaie d'Angers, ainsi que 30 setiers de blé provenant de la prévôté de Pacy (actuelle Pacy-sur-Eure).

1201


En 1201
Avec la charte de Vernon, le roi de France Philippe II Auguste attribue à l'abbaye de Saint-Taurin une rente de onze setiers de froment sur son moulin, en échange de la dîme que les moines perçoivent sur le moulin de la porte aux Febvres.

La même année (1201)
Le roi de France Philippe II Auguste concède au chapitre d’Évreux un emplacement, situé entre le pressoir de ce dernier et le verger, pour la construction d’un moulin dont les conditions de banalité sont précisées.

En janvier 1201
Le roi de France Philippe II Auguste accorde à Bernard du Plessis une partie du cours de l’Iton, des terres situées au hameau de Saint-Germain (actuel quartier de Navarre) et le moulin de Beaumont, probablement situé sur le fief d’Arnières (actuel Arnières-sur-Iton).

Le 30 avril 1201
Le pape Innocent III confirme le privilège reconnu par Philippe II Auguste aux membres du chapitre d’Évreux d’élire en toute liberté l’évêque du diocèse.

1202


Vers 1202
Comte d'Évreux de 1182 à 1195 puis comte de Gloucester depuis 1200, Amaury VI de Montfort confirmerait la donation de l’église Saint-Pierre de Barquet faite par Bouchard et Robert de Barquet en 1195 à l’archidiacre Raoul II de Cierrey. Ce dernier la cède ensuite au chapitre cathédral d'Évreux.

En 1202
Neveu d'un conseiller influent du roi de France, Robert de Roye succède à Guérin de Cierrey à l'évêché d'Évreux pour moins de deux ans.

La même année (1202)
En l'échange de 100 angevins, Robert de Malapoë fait une donation au chapitre d'Évreux sur une partie de l'église d'Irreville. Le chevalier et seigneur Étienne de Saint-Luc est présent en qualité de témoin.

1203


En 1203
Domicilié à Gauville, Roger Harenc attribue à l'abbaye de Saint-Taurin une rente annuelle de 50 sous prélevés sur son revenu d'Évreux.

La même année (1203)
Le roi de France Philippe II Auguste attribue à Richard de Garencières la portion de terre que Gillebert de Lacy possédait, et au sujet de laquelle les deux seigneurs s'étaient opposés devant la juridiction d’Évreux.

La même année (1203)
Les chanoines d'Évreux portent au pape Innocent III une accusation en douze articles contre l'évêque Robert de Roye et obtiennent gain de cause.

La même année (1203)
Robert du Bois-Tiercelin fait une donation à l'abbaye de Saint-Taurin d'une demi-acre de terre située dans la « vallée Mostelle » (?), et de sept acres et demi de bois provenant du « mont Osou » (?).

La même année (1203)
Évêque d'Évreux depuis l'année précédente, Robert de Roye meurt prématurément.

En juillet 1203
Le chevalier Geoffroi de Barquet confirme la donation faite par ses neveux Bouchard et Robert de Barquet de l’église Saint-Pierre de Barquet en 1195, ses dîmes et son droit de patronage en faveur de Raoul II de Cierrey, archidiacre et doyen d’Évreux.

Après juillet 1203
Neveu d'un précieux conseiller du roi de France Philippe II Auguste, chanoine, archidiacre puis doyen du chapitre cathédral, Luc succède pour une vingtaine d'années à feu Robert de Roye à l'évêché d'Évreux.
Photo

Sceau de l'évêque Luc, dans "Recueil de pièces, la plupart en copies ou en extraits, avec des dessins de sceaux et de tombeaux, pour servir à l'histoire des archevêques et des évêques de France", par Roger de Gaignières, 1650-1700
© BNF-Gallica, Département des manuscrits, Latin 17034
Domaine public


Fin 1203
L'évêque Luc déclare reconnaître que le chapitre lui a donné à ferme le droit de mouture à percevoir sur ses tenanciers et sur ceux des huit chanoines de l’ancienne fondation. Le coût annuel de cette transaction est de 100 sous angevins, monnaie principale de l'empire Plantagenêt qui circulera en Normandie jusqu'au rattachement définitif du duché au domaine royal, le 24 juin de l'année suivante.

1204


En 1204
Il est fait mention de plusieurs moulins : à blés, à foulon, à tannerie et un autre servant à aiguiser les couteaux.

Le 16 février 1204
Une bulle papale d'Innocent III confirme tardivement la nomination de Luc à l'évêché d'Évreux.

Le 24 juin 1204
Après un siège d’environ huit mois puis la chute décisive de Château-Gaillard, forteresse anglo-normande jugée imprenable et qui permet de sécuriser la vallée de la Seine, les troupes françaises de Philippe II Auguste peuvent prétendre à une conquête de la Normandie. Un nouveau siège est conduit contre la ville emblématique de Rouen dont la défense est commandée par la baron Pierre de Préaux. Avec la chute de la capitale historique, le duché de Normandie est définitivement rattaché au domaine royal et Évreux, place de nombreuses fois disputée, relève désormais du royaume de France.

En octobre 1204
Le roi de France Philippe II Auguste ordonne aux baillis concernés de maintenir le chapitre d’Évreux dans la jouissance des dîmes qu’il possède depuis au moins une trentaine d’années.

1205


En 1205
Guillaume II est nommé abbé de Saint-Taurin d'Évreux et succède à Mathieu.
Photo

Portail sud de l'église Saint-Taurin
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En janvier 1205
Le chevalier Guillaume d'Ange met au service de l'abbaye de Saint-Taurin un certain Richard et son fils Pierre, ainsi que tout ce que ce dernier lui doit : dix sous à la Saint-Rémy, deux oies, quatre chapons et quatre deniers à Noël, ainsi que 40 oeufs à Pâques.

En février 1205
Seigneur d'Aubergenville, Roger de Meulan cède au roi de France sa charge de vicomte, équivalent normand du prévôt et responsable d'une subdivision du bailliage, en échange des fiefs de Quittebeuf, Crosville-la-Vieille (Crovilla) et de Feucherolles (Foucheroliis).

Le même mois (2.1205)
Théobald Lamère succède peut-être à Roger de Meullent (Rogerus de Mellento) à la tête de la vicomté d'Évreux, subdivision du bailliage du même nom et équivalent normand de la prévôté.

1206


En 1206
Jean de Martigny est nommé abbé de Saint-Taurin d'Évreux et succède à Guillaume II.

La même année (1206)
Au Vaudreuil, le roi de France Philippe II Auguste accorde à Jean de Monte Gunberti (?) la terre de Sotteville que Hugues de Gournay avait donnée en dot à sa fille Melisende, épouse du comte d’Évreux Amaury VI de Montfort. Il lui accorde également dix livrées de la terre de Gautier de Donestonvilla (?), à la condition que ce dernier règle la somme de dix livres tournois de rente à l’abbaye du Bec.

La même année (1206)
De la paroisse de Caudebec (actuelle Caudebec-en-Caux), Robert Louvel vend à l'abbaye de Saint-Taurin ses droits sur la dîme du vin ainsi que des gerbes pour une valeur de 45 sous.

La même année (1206)
Il est fait mention de la rue Lagihaude (partie de l'actuelle rue Saint-Pierre).

La même année (1206)
Guillaume Bourgeguet occupe peut-être la charge de bailli, représentant à Évreux de l’autorité royale sur des questions d’ordre administratif, fiscal et criminel.

La même année (1206)
Il est fait mention d'un certain Raoul, domicilié près du pont Héroard (futur pont d'Harrouard) du côté du hameau de Saint-Germain (actuel quartier de Navarre).

Après novembre 1206
Le roi de France Philippe II Auguste signe une charte en faveur des lépreux du pays d'Évreux, donnant ainsi naissance à la maladrerie de Saint-Nicolas.

1207


En février 1207
En présence de Georges Néel, seigneur de Prey, Héloïse de Bastigny fait don d'une rente d'un demi-muid de blé dur sur le droit qu'elle perçoit sur ce même fief, et qu'elle avait reçue en dot.

En mai 1207
Raoul Harenc fait une donation au chapitre d'Évreux.

1208


En 1208
Le chevalier Richard de Saint-Gilles confirme à l'abbaye de Saint-Taurin la propriété de deux parts de la dîme du vin et des récoltes que ses aïeux avaient accordée aux bénédictins.

La même année (1208)
L'évêque de Coutances Hugues de Morville donne à perpétuité à l'abbaye de Saint-Taurin d'Évreux un canonicat en sa cathédrale.

En janvier 1208
De passage à Évreux, le roi de France Philippe II Auguste accorde aux moines de l'abbaye de Saint-Taurin une foire de sept jours pour la fête de Saint-Taurin, alors qu'elle ne durait jusque-là qu'une journée.

Le 31 mars 1208
Le pape innocent III prend sous sa protection les biens de l'abbaye de Saint-Taurin d'Évreux. Le même jour, il confirme aux moines bénédictins l'ensemble de leurs possessions et privilèges.
Photo

Représentation du pape Innocent III sur une fresque du monastère du Sacro Speco à Subiaco
© Wikimedia Commons
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En avril 1208
Robert de Neuilly confirme la donation de douze arpents de terre faite par son oncle à l'abbaye bénédictine de Saint-Taurin.

1209


En 1209
L'abbaye de Saint-Taurin reçoit du suzerain Robert de Dardez une rente de sept livres sur les moulins qu'il possède à Arnières (actuelle Arnières-sur-Iton).

La même année (1209)
Roger de Bois-Gencelin confirme les donations faites par son parent Robert à l'abbaye de Saint-Taurin. Il cède également les droits qu'il possède sur l'église de son fief (actuelle Saint-Sébastien-de-Morsent).

1210


En mai 1210
Le chevalier Thomas Gélinel fait don à la cathédrale d’Évreux d’une rente annuelle de cinq sous qu’il perçoit sur son fief de Saint-Germain (actuel quartier de Navarre), pourvu que la moitié de cette rente soit reversé par le chapitre à l’abbaye de La Noë.

En août 1210
Plusieurs études sont réalisées et portent sur des sujets aussi variés que la franchise des prêtres dans la forêt d’Évreux, la fortification de la ville, l’étalage commerçant du pain ou les droits d’usage de l’abbaye de Saint-Taurin.

En décembre 1210
Robert de Vallibus fait don à la cathédrale d'Évreux des droits de dîme et de champart dont il est en possession sur son fief de Boncourt.

1211


En 1211
L'évêque d'Évreux Luc apaise les tensions entre les bénédictins de Saint-Taurin et la léproserie Saint-Nicolas qui réclamait quatre pains hebdomadaires à l'abbaye.

La même année (1211)
Osberne de Hosa, archidiacre d'Évreux, prononce une sentence arbitrale sur la possession des dîmes de Gadencourt pour laquelle s'opposent le curé de cette paroisse et le chapitre cathédral d’Évreux : les deux tiers reviendront au chapitre et le dernier tiers au curé.

La même année (1211)
Le diacre Guillaume fait don à l'abbaye de Saint-Taurin d'une terre et d'un enclos, lesquels comprennent les six sous tournois de rente que paye le tenancier Robert Girard.

La même année (1211)
Il est fait mention de la rue Saint-Taurin (actuelle rue Joséphine).

En juin 1211
Archevêque de Rouen, Robert III Poulain prononce une sentence arbitrale sur une affaire opposant le doyen et le chapitre de cette dernière ville à l’archidiacre ébroïcien Osberne de Hosa au sujet du règlement du cens, à hauteur de 20 sous annuellement, d’une masure située dans la rue Saint-Denis à Rouen.

En juillet 1211
Geoffroi de Barquet confirme la donation de l'église Saint-Pierre de Barquet faite par ses neveux Robert et Bouchard à Raoul II de Cierrey, archidiacre d'Évreux et futur évêque. Robert de Barquet décédé, son frère Bouchard confirme également cette donation dans un acte séparé.

En septembre ou novembre 1211
Le chevalier et seigneur Roger de Thomer confirme la donation d'une terre faite par son père Étienne à l'abbaye de Saint-Taurin.

En décembre 1211
Bouchard de Barquet fait don au chapitre cathédral d'Évreux d'une masure qu'il possède sur son fief.

1212


En 1212
L'hospice de Louviers est fondé grâce à la donation aux bourgeois lovériens d'un terrain par les moines de l'abbaye de Saint-Taurin d'Évreux.

La même année (1212)
Pour le salut de sa mère Isabelle, de celui de ses frères Henri, Guillaume, Raoul et Odardus, ainsi que pour la célébration de l’anniversaire de son père Martin et du sien, l'archidiacre Osberne de Hosa fait don au chapitre cathédral d’une rente foncière annuelle de 20 sous sur une maison et un terrain situés rue Saint-Denis à Rouen.

En janvier 1212
Le chevalier Roger Pescheveron fait don à l'abbaye de Saint-Taurin d'une rente d'un setier de blé sur les terres qu'il possède à Miserey.

1213


En 1213
Geoffroy d'Aviron renonce à ses prétentions sur la dîme du moulin d'Héroard (futur moulin d'Harrouard), situé entre le hameau de Saint-Germain (actuel quartier de Navarre) et la ville d'Évreux.

1214


En juillet 1214
Jean de Grimonval confirme à l'abbaye de Saint-Taurin les donations faites par ses aïeux.

1215


En 1215
Une chapelle est érigée sur les hauteurs calcaires du hameau de Saint-Michel des Vignes (actuel quartier Saint-Michel).
Photo

La chapelle Saint-Michel-des-Vignes
© Gérard Lepoint / Clochers de France
Avec leur aimable autorisation


La même année (1215)
Guillaume Bourgeguet quitte ses fonctions de bailli, représentant à Évreux de l'autorité royale sur des questions d'ordre administratif, fiscal et criminelle.

La même année (1215)
L'abbesse de Saint-Sauveur s'engage à assumer financièrement l'entretien du chapelain de la chapelle Sainte-Marguerite au Buisson-Garembourg, édifice initié par le maître de choeur ébroïcien Henri.

En septembre 1215
L'évêque d'Évreux Luc fait don à l'abbaye de Saint-Taurin d'une troisième gerbe de la dîme appartenant à la cure de Cissey (actuelle Grosoeuvre).

En novembre 1215
Seigneur de Glisolles, Amaury Poulet confirme à l'abbaye de Saint-Taurin leur possession de la dîme sur ses moulins.

1216


En 1216
Gilles du Plessis fait don à la cathédrale Notre-Dame d’Évreux dix sous de rente qu'il perçoit sur le moulin de Saint-Germain (actuel quartier de Navarre).

La même année (1216)
Pour la modique somme de 20 livres tournois, l’archidiacre ébroïcien Gilles achète, auprès du chanoine Raoul Basset, une maison dont il est voisin et qui jouxte celle du doyen du chapitre cathédral.

En mars 1216
Le clerc Robert de Garennes fait don à la cathédrale Notre-Dame d’Évreux d’une dîme laïque qu’il possède sur la rive opposée de la rivière Eure à Garennes (actuelle Garennes-sur-Eure).

En août 1216
Le bourgeois ébroïcien Robert Jherusalemer attribue à l'abbaye de Saint-Taurin une rente de trois sous, ainsi qu'un chapon que lui donnera le locataire de la maison dont il est propriétaire.

1217


Le 24 avril 1217
Le pape Honorius III confirme aux moines de l'abbaye de Saint-Taurin toutes leurs possessions.
Peinture

Le pape Honorius III approuvant les règles de Saint-Dominique, huile sur toile de Leandro Bassano dans la basilique de San Zanipolo à Venise
© Didier Descouens / CC BY-SA 4.0
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1218


En 1218
Il est fait mention d'Alex Pélissier, forgeron de la Grande rue (partie de l'actuelle rue Joséphine).

Le 11 avril 1218
Un procès opposant l'abbaye de Saint-Taurin à l'église de Saint-Martin sur des questions de redevances paroissiales se termine par un accord entre les parties.

En mai 1218
Le chevalier Renaud de Mareux renonce à ses droits sur la terre qu'il possède à Luhéré (actuelle Caugé) et en fait donation aux bénédictins de Saint-Taurin.

1219


En 1219
Il est fait mention de la voie « in vico villano » (actuelle Georges-Bernard).

En juin 1219
Le chevalier Guillaume Havart et son épouse Marguerite reversent la dîme à l'abbaye de Saint-Taurin.

1220


Vers 1220
Hugues de Grimonval fait don de la maison de sa mère à l'abbaye de Saint-Taurin, afin que les moines bénédictins en fassent une grange destinée à recevoir la dîme. Il s'engage également, en cas d'incendie ou de pillage, à fournir le bois nécessaire à toute reconstruction.

Le 30 janvier 1220
Mort de Luc, archidiacre, doyen du chapitre cathédral et évêque d'Évreux depuis 1203.

Après le 30 janvier 1220
Issu de la petite noblesse de l'Évrecin, doyen du chapitre cathédral et neveu d'un prédécesseur à l'évêché, Raoul II de Cierrey est élu évêque d'Évreux et succède à Luc.
Photo

La chapelle de Cierrey
© Philippe Dutel
Avec son aimable autorisation

1221


En août 1221
Le chevalier Renaud de Mareux renonce aux droits qu'il possèdent sur deux acres de terre et en fait don à l'abbaye de Saint-Taurin.

1222


En 1222
L'évêque d'Évreux Raoul II de Cierrey annonce que l'Annonciation de la Vierge sera dorénavant célébrée dans son diocèse.
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La cathédrale Notre-Dame d'Évreux depuis les jardins du cloître
© X-Javier / CC BY-SA 3.0
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La même année (1222)
Domiciliée à Évreux et fille de Philippe, Denise Roussel vend à l'abbaye de Saint-Taurin des terres qu'elle posséde à La Sôgne (actuelle Thomer-la-Sôgne).

La même année (1222)
Pour la modique somme de 30 livres tournois, le chevalier Jean de Férières vend au chapitre cathédral d’Évreux le droit de présentation à l’église Saint-Martin de Mousseaux (actuelle Mousseaux-Neuville), tandis qu’il fait donation du droit de patronage de cette même église.

Après le 18 septembre 1222
Reprochant aux autorités ecclésiastiques de ne pas avoir participé à une décision jugée capitale, les moines de l'abbaye de Saint-Taurin s'opposent et déclarent nulle l'élection de Richard Morin, abbé de Fécamp.

1223


En 1223
Probablement originaire de la ville de Rouen, Guillaume III de Courdieu est nommé abbé de Saint-Taurin d'Évreux et succède à Jean de Martigny.

Le 18 mars 1223
Mort de Raoul II de Cierrey, chanoine, archidiacre, doyen du chapitre cathédral, neveu d'un prédécesseur à l'évêché et évêque d'Évreux depuis environ trois ans.

Le 17 juillet 1223
Justicier du Bec puis abbé depuis 1211, de l’ordre de Saint-Benoît comme les moines de l'abbaye de Saint-Taurin, Richard de Saint-Léger est élu évêque d'Évreux et succède à Raoul II de Cierrey.

Le 27 août 1223
Abbé du Bec élu le 17 juillet précédent, Richard de Saint-Léger est sacré évêque d'Évreux par Thibaut d'Amiens, archevêque de Rouen.
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Sceau de Richard de Saint-Léger, "dans Recueil de pièces, la plupart en copies ou en extraits, avec des dessins de sceaux et de tombeaux, pour servir à l'histoire des archevêques et des évêques de France", par Roger de Gaignières, 1650-1700
© BNF-Gallica, Département des manuscrits, Latin 17034
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