L'Histoire d'Évreux

1890

L'Histoire d'Évreux où l'on verra, entre autres, que sous le perron de l'hôtel de ville se cachait un véritable trésor.

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Les événements fondateurs, les petites et grandes péripéties de la ville, les personnages marquants, les anecdotes diverses, les informations les plus variées...

1890


Vers 1890
Ingénieur des ponts et chaussées, Charles Eugène Lecoq de La Frémondière fait installer une maquette représentant l'isthme de Panama dans un local de la fonderie de Navarre, non loin de l'actuelle rue de Panama.
Photo

Portrait de Charles Eugène Lecoq de La Frémondière
© Famille Glass-Christmann-Thétard-Lecoq de La frémondière
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En 1890
Forme première du Patronage Notre-Dame puis de l'emblématique Jeanne-d'Arc d'Évreux, l'association des Catéchistes volontaires pour les enfants des écoles laïques est fondée par le diocèse, avec le soutien financier de Melles Lestanville et Chauveau.

La même année (1890)
René Hassin réalise La tour de l’Horloge à Évreux, aquarelle représentant des passants arpentant la rue des Lombards et le beffroi en arrière-plan.

La même année (1890)
La construction de l'actuel hôtel de ville sur l'emplacement de l'ancien château comtal oblige à détruire l'ensemble de l'angle nord du castrum romain datant de la fin du IIIe siècle. Seul un chapiteau de pilastre est épargné.

La même année (1890)
Mort à Évreux de Paul Dibon, membre de la Société des antiquaires de Normandie et ancien membre de la Commission des antiquités du département de l'Eure.

La même année (1890)
La consommation annuelle d'eau-de-vie pour Évreux et son département serait de quinze litres par habitant.

La même année (1890)
Le préfet de l'Eure Auguste Frémont est élu président de la Société libre d'agriculture, sciences, arts et belles-lettres de l'Eure. Il succède à Bon Henri Pierre de Blangy.

La même année (1890)
La fête de la Nuit pèse 3 000 francs sur le budget municipal.

La même année (1890)
Des substructions romaines et le chemin de ronde médiéval en pans de bois sont mis au jour lors des travaux de la place de la Mairie (actuelle place du Général-de-Gaulle).

La même année (1890)
Futur maire de la commune, Henry Édouard Féray (ou Ferray) est le fondateur et premier président de la chambre de commerce et d'industrie d'Évreux.

Vers le 10 janvier 1890
Le juge commissaire de la faillite de la Compagnie des chemins de fer d'Évreux à Elbeuf ordonne, sous certaines conditions, une première distribution au profit des porteurs d'obligations de cette compagnie.

Le 28 janvier 1890
L'avocat Hippolyte Virgile Anatole Crété est nommé juge au tribunal de première instance d'Évreux en remplacement de M. Jouvin, muté à Dieppe en Seine-Inférieure (actuelle Seine-Maritime).

Le 31 janvier 1890
Mort à Évreux de M. Basin, membre de la Société des amis des arts du département de l'Eure.

En février 1890
Photographe attaché à la Commission des Monuments historiques, Séraphin-Médéric Mieusement prend une série de clichés du patrimoine architectural et religieux de la ville d’Évreux.

Le 9 février 1890
Président du tribunal de Neuchâtel en Seine-Inférieure (actuelle Seine-Maritime), Claude Georges Isaac Lamberet est attendu aux mêmes fonctions à Évreux.

Le 20 février 1890
Née Berton, Louise Marguerite Caroline Portevin établit un testament olographique au bénéfice de la ville d'Évreux.

Le 22 février 1890
Le train d'Elbeuf à Évreux fait l'objet d'une tentative de déraillement à hauteur de la gare de Caudebec.

Le 10 mars 1890
L'ancien chemin de Damville qui allait du pont du Bois-Jollet jusqu'au talus du chemin de fer devient le boulevard de La Buffardière, en hommage à Michel-Guillaume Dureau de La Buffardière qui fut maire d'Évreux de 1800 à 1812.

Le même jour (10.3.1890)
Chantier de la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest et offerte à la ville, la voie située entre la place de la gare et le boulevard de La Buffardière devient le boulevard de l'Ouest (actuel boulevard Gambetta).

Le même jour (10.3.1890)
Le maire Henry Alphonse Ducy annonce au conseil municipal le testament de Désiré Piedfer, établi en janvier 1889 et par lequel il lègue 70 000 francs ainsi que le produit de la vente de l'ensemble de ses biens mobiliers à la ville d'Évreux, pour la création et l'entretien d'une crèche. Cette dernière sera établie rue aux Bouchers (actuelle rue Isambard).

Le même jour (10.3.1890)
La partie montante de la rue Ferrée qui va jusqu'au chemin de fer devient la rue du Lycée (actuelle rue Jean-Jaurès).

Le 18 mars 1890
Le quotidien XIXe Siècle répond à M. H., lecteur d'Évreux qui s'était adressé au journal :
« Autrefois, les privilèges étaient plus exorbitants que nombreux, et ils se rattachaient à des questions sociales qui ont disparu. Aujourd'hui, les privilèges sont plus nombreux qu'exorbitants et ils se multiplient chaque jour. »

Le 25 mars 1890
Un arrêté préfectoral ratifie le nom de « boulevard de l'Ouest » (actuel boulevard Gambetta) pour la voie située entre la place de la gare et le boulevard de La Buffardière, chantier de la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest.

Le 27 mars 1890
Ministre de la Justice et président du Conseil des ministres en 1877 puis sénateur de l'Eure de 1876 à 1885, Albert de Broglie annonce au cours d'une réunion des délégués conservateurs à Évreux qu'il se portera candidat aux prochaines élections sénatoriales.

Le 30 mars 1890
L'assemblée générale annuelle de la Société des amis des arts du département de l'Eure a lieu dans une salle de la mairie provisoire, située place de l'Hôtel-de-Ville (actuelle place du Général-de-Gaulle).

Le 31 mars 1890
Naissance à Évreux de Frédéric Joseph Marc Debains, industriel, capitaine de réserve au bureau central d'incorporation et d'archives de l'Armée de l'air et officier de la Légion d'honneur.

Le même jour (31.3.1890)
Un décret présidendiel convoque pour le 27 avril suivant le collège électoral de la première circonscription de l'arrondissement d'Évreux.

En avril 1890
M. Barbier obtient l'autorisation de monter un manège de chevaux de bois au jardin public d'Évreux (actuel parc François-Mitterrand).

Le 4 avril 1890
Mort de François Grolleau, évêque d'Évreux depuis 1870, dont le corps revêtu des ornements pontificaux est veillé par des prêtres et des religieuses.

Le même jour (4.4.1890)
À l'annonce de la mort de l'évêque François Grolleau et en vertu de la loi de 1873, l'administration préfectorale appose des scellés sur tous les objets dépendants de la mense épiscopale, tandis que des milliers de personnes se rendent à l'évêché où repose le corps du défunt.

Le même jour (4.4.1890)
Inculpés de l'assassinat du jardinier du baron de Bonnecaze à Houetteville, MM. Picton et Quelvée sont transférés à la maison d'arrêt d'Évreux dans l'attente de leur comparution devant la cour d'assises.

Le 8 avril 1890
Plusieurs personnalités civiles, militaires et ecclésiastiques assistent aux obsèques de l'évêque François Grolleau en la cathédrale Notre-Dame d'Évreux : Léon-Benoit-Charles Thomas, archevêque de Rouen ; les évêques de Bayeux, Coutances et Angers ; le général Olivier Amable Charles de Quélen, commandant de la brigade de cavalerie du 3e corps d'armée et des subdivisions de Bernay et d'Évreux, accompagné des officiers du 6e régiment de dragons ; Augustin Pouyer-Quertier, sénateur de la Seine-Inférieure (actuelle Seine-Maritime) ; Henry Alphonse Ducy, maire d'Évreux ; Léon Mathieu Sevaistre, ancien député de l'Eure ; les membres du tribunal civil accompagnés de Gustave-Amable (?) Prévost, ancien substitut du procureur de la République ; le directeur et une délégation de l'institut Saint-François-de-Sales ; ou encore les députés Jacques Olry, Charles Loriot et Louis-Paulin Passy.

Le 9 avril 1890
Réunis à Évreux, les membres conservateurs du conseil général choisissent le marquis de Champigny (?) comme candidat aux élections sénatoriales prochaines, au détriment de l'ancien président du Conseil des ministres Albert de Broglie.

Le 15 avril 1890
Capitaine à la brigade de gendarmerie d'Évreux, Joseph Salomon Lohé est nommé chef d'escadron à la compagnie de l'Aisne à Laon.

Le 27 avril 1890
Les électeurs de la circonscription d'Évreux-Est se rendent à l'hôtel de ville pour voter et placent le conseiller général et médecin Louis-Édouard Isambard devant le maire d'Évreux Henry Alphonse Ducy.

Le 5 mai 1890
Meurtrier de Mme Levieux qui lui avait refusé l'aumône, un mendiant d'Arnières est incarcéré à la prison d'Évreux.

Le 6 mai 1890
Deux escadrons du 6e régiment de dragons quittent leur garnison d'Évreux dans la soirée pour Roubaix dans le Nord où des milliers d'ouvriers manifestent.

Le 7 mai 1890
Naissance à Évreux de René Henri Eugène Lhomme dit « Moet », médaillé de la Résistance française pour sa bravoure sous l'Occupation.

Le 8 mai 1890
Partis d'Évreux l'avant-veille, les deux escadrons du 6e régiment de dragons se positionnent face à plusieurs milliers de grévistes à Roubaix.

Le 9 mai 1890
Les deux escadrons du 6e régiment de dragons d'Évreux, arrivés trois jours auparavant, quittent Roubaix pour Lille.

Le même jour (9.5.1890)
Un escadron du 12e régiment de chasseurs à cheval arrive à Évreux pour remplacer le 6e régiment de dragons, appelé pour les grèves ouvrières dans le nord du pays.

Le 12 mai 1890
À la préfecture de Chaumont, le dossier de l'entrepreneur ébroïcien Planchard est soumis à la commission d'adjudication des terrassements et maçonneries de la section du Val-des-Écoliers à Foulain, dans le cadre des travaux du canal de la Marne à la Saône.

Le 15 mai 1890
Le maire Henry Alphonse Ducy annonce qu'un décret présidentiel autorise à la ville le legs David, établi par testament et codicilles en 1886 et 1888, et qui lègue la fortune du défunt à quinze personnes d'Évreux, d'Arnières et de Saint-Sébastien-de-Morsent, ne pouvant subvenir à leurs besoins en raison de leur âge, de leur santé, ou d'une famille trop nombreuse.

Le 16 mai 1890
Naissance à Évreux de Georges Gustave Schwander, capitaine à l'état-major particulier du génie de Paris et chevalier de la Légion d'honneur.

Le 17 mai 1890
Chef de bataillon d'infanterie et commandant du bureau de recrutement de Quimper, M. Charlut est muté au bureau d'Évreux en remplacement d'Isidore Joseph Bonaventure Balmitgère qui retourne à la vie civile après une carrière militaire de 45 ans.

Le 3 juin 1890
Vicaire général du diocèse d'Orléans, François Hautin est nommé évêque d'Évreux.
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Portrait de François Hautin, archevêque de Chambéry de 1893 à 1907, Joconde 10480011147
© Giroud / Musée des Beaux-Arts de Chambéry
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Le même jour (3.6.1890)
Substitut du procureur de la République à Évreux depuis décembre 1889, Léopold René Bère est muté à Dieppe en Seine-Inférieure (actuelle Seine-Maritime).

Le même jour (3.6.1890)
Substitut du procureur de la République aux Andelys, Jean Octave Hippolyte René Beauvais est muté auprès du tribunal de première instance d'Évreux.

Le 16 juin 1890
Naissance à Évreux d'André Victor Noyon, lieutenant au centre de mobilisation d'infanterie n°21, lieutenant au 211e régiment d'infanterie régional, gravement intoxiqué par les gaz de combat pendant la Première Guerre mondiale, engagé dans la Seconde Guerre mondiale, mutilé à 100% et commandeur de la Légion d'honneur.

Le 26 juin 1890
Vicaire général du diocèse d'Orléans, François Hautin est confirmé dans ses fonctions d'évêque d'Évreux.

Le même jour (26.6.1890)
Sous-lieutenant au 1er régiment de marine et domicilié rue Saint-Léger à Évreux, Émile Eugène Adrien Cunch ne se rend pas à son nouveau régiment d'affectation et temporise son retour auprès des autorités militaires.

Le 1er juillet 1890
La Société des amis des arts du département de l'Eure inaugure son exposition des beaux-arts dans l'atelier situé rue Buzot de Charles Denet, artiste natif d'Évreux.

Le 8 juillet 1890
Depuis ses bureaux du Vatican, le pape Léon XIII écrit une lettre à François Hautin, vicaire général du diocèse d'Orléans récemment nommé à l’évêché d’Évreux :
« (...) C’est avec une grande joie, cher Fils, que nous avons lu la lettre dans laquelle, au lendemain de votre élévation au Siège épiscopal d’Évreux, vous nous témoignez, avec autant de délicatesse que de respect, votre reconnaissance. »
Le 11 juillet 1890
Domicilié à La Poterie, en périphérie de ville, l'éleveur Le Bugle obtient une médaille d'argent au concours agricole de Valognes pour ses duvets et poils de lapin préparés.

Le 19 juillet 1890
Vaudeville de MM. Chivot et Duru dont l'action se déroule gare Saint-Lazare à Paris, place du Marché à Évreux, à l'hôtel du Cheval-Rouge, et au Moulin-Vert, la pièce Noces d'un réserviste fait l'objet d'une reprise au théâtre parisien de Cluny.

Le 22 juillet 1890
Domicilié rue Saint-Léger à Évreux, le sous-lieutenant du 1er régiment de marine Émile Eugène Adrien Cunch est toujours manquant à l'appel de son nouveau régiment d'affectation. Il s'enfuit à Bruxelles en Belgique avec sa maîtresse Mlle Jumel.

Le 29 juillet 1890
À l'hôtel du Cheval-Noir, une Parisienne nommée Champion blesse grièvement d'un coup de revolver son amant, un soldat du 28e régiment d'infanterie de ligne nommé Malandin.

Début août 1890
Élève de la classe d'histoire et géographie de Camille Peltier au lycée d'Évreux, M. Raynaud obtient un premier accessit à l'épreuve d'histoire au Concours général des lycées et collèges des départements.

Le 9 août 1890
Employé à la gare d'Évreux, M. Levache est broyé par l'express de 13h30 qui conduisant de nombreux Parisiens vers Trouville pour les courses hippiques du lendemain.

Le 10 août 1890
En présence de Léon Bourgeois, ministre de l'Instruction publique et des Beaux-arts, est inaugurée à Évreux la statue représentant Jacques Daviel, natif de La Barre-en-Ouche (actuel Mesnil-en-Ouche), premier chirurgien à avoir réussi l'opération chirurgicale de la cataracte et par la suite oculiste attitré du roi Louis XV.

Le 17 août 1890
Une foule très importante assiste à la fête vélocipédique organisée par la municipalité, au cours de laquelle l'Ébroïcien Théodore (?) Lavayssière termine 2e à l'épreuve de voltige.

Le 20 août 1890
Les écoles normales d'institutrices et d'instituteurs de la ville, le lycée et le percepteur principal auront respectivement contribué à hauteur de 10 francs, 52,50 francs, 83,75 et 24 francs à la souscription nationale lancée en faveur des victimes de l'incendie de Fort-de-France en Martinique, lequel a causé le 22 juin précédent une vingtaine de morts, plusieurs milliers de sinistrés et la destruction d'au moins un millier de bâtiments.

Le 23 août 1890
Des travaux de fondation sous le perron de l'hôtel de ville, à trois mètres de profondeur, mettent au jour le « trésor d'Évreux » : environ 340 kilos de monnaies romaines dont un bloc unique de 78 kilos.
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Le trésor d'Évreux
© Ariane Cauderlier / Giverny News
Avec son aimable autorisation


Le même jour (23.8.1890)
La cause de béatification et de canonisation de François de Montmorency-Laval, jadis grand archidiacre d'Évreux devenu le premier évêque de Québec en Nouvelle-France, est introduite au Vatican.

Le 26 août 1890
Le colonel Émile Marin est nommé commandant par intérim de la brigade de cavalerie du 3e corps d'armée et des subdivisions de région de Bernay et d'Évreux, en remplacement du général Olivier Amable Charles de Quélen.

Le 30 août 1890
Un train de marchandises déraille en gare d'Évreux sans faire de victimes mais laisse trois wagons broyés sur les voies.

Le 2 septembre 1890
Juge de paix à Darnetal en Seine-Inférieure (actuelle Seine-Maritime), Jules Anthime Lecointre est nommé juge de paix pour le canton d'Évreux-Nord pour pallier à la démission de M. Chancenest, en fonctions depuis novembre 1877.

Le 8 septembre 1890
Ancien vicaire général du diocèse d'Orléans et chanoine honoraire de l'Église métropolitaine de Paris, François Hautin est sacré évêque d'Évreux en la cathédrale d'Orléans.

Le 14 septembre 1890
Ancien vicaire général du diocèse d'Orléans et chanoine honoraire de l'Église métropolitaine de Paris, François Hautin est installé dans ses fonctions d'évêque d'Évreux.

Le 19 septembre 1890
Dans les environs d'Évreux, un sous-officier du 28e régiment de ligne blesse accidentellement un réserviste d'un coup de sabre à la tête.

En octobre 1890
Préfet de l'Hérault, Jules Léon Pointu-Norès est muté à la préfecture de l'Eure en remplacement d'Auguste Frémont qui est nommé trésorier-payeur général de l'Ain.

Le 13 octobre 1890
Fondée par le pharmacien et futur maire de la ville Henry Édouard Féray (ou Ferray) qui en est par ailleurs le président, la chambre de commerce et d'industrie d'Évreux est inaugurée.

Le 14 octobre 1890
Sous-lieutenant au 1er régiment de marine et déserteur depuis plusieurs mois, Émile Eugène Adrien Cunche se rend finalement à la légation de France à Bruxelles, et demande à recevoir une nouvelle feuille de route qu'il ne respectera toutefois pas.

Le 21 octobre 1890
Sur proposition du ministre de l'Instruction publique et des Beaux-arts, plusieurs lycéens d'Évreux sont nommés « élèves du Gouvernement » par le président de la République : Georges René Pierre Crousse, dont le père est un ancien préfet ; Maurice Joseph Doinel, orphelin de père ; Frédéric Léon Grand, également orphelin de père ; Henri Gaston, dont le père est cordonnier à Gaillon ; ainsi que Pierre Louis Alphonse Morin, dont le père est agent des contributions indirectes à Touffreville.

Le 24 octobre 1890
Sous-lieutenant au 1er régiment de marine et déserteur depuis le mois de juin, Émile Eugène Adrien Cunche quitte Bruxelles pour Paris en compagnie de sa maîtresse Mlle Jumel.

Le 10 novembre 1890
Un gendarme découvre de façon fortuite une caisse de cartouches militaires de modèle 1874 chez un brocanteur de Montauban, lequel déclare innocemment avoir acquis les munitions auprès de l'ancien cantonnier du 11e régiment d'infanterie de ligne, désormais à Évreux depuis sa mutation.

Le 13 novembre 1890
Mort à Évreux d'Alexandre Eugène Boisard, conseiller municipal, pionnier en cette ville de la fabrication du coutil mécanique et administrateur de la sucursale de la Banque de France de la rue Victor-Hugo.

Le 14 novembre 1890
Sous-lieutenant ébroïcien affecté au 1er régiment de marine mais déserteur depuis le mois de juin, Émile Eugène Adrien Cunche est quitté par sa maîtresse Mlle Jumel. Totalement endetté et sans ressources, il finit par se constituer prisonnier à Brest.

Le 17 novembre 1890
Accompagné du conseiller municipal Léon Labbé, du directeur de la Banque de France, du bâtonnier de l'ordre des avocats et du manufacturier Mauduit, le maire Henry Alphonse Ducy conduit le cortège funèbre aux obsèques d'Alexandre Eugène Boisard, conseiller municipal et pionnier à Évreux du coutil mécanique.

Le 27 novembre 1890
Les riverains de la rue aux Bouchers (actuelle rue Isambard) soumettent au conseil municipal une pétition pour que cette voie soit nommée « rue Jean-Louis-Lepouzé », ce dernier ayant fait assainir le ruisseau du temps de son mandat de maire.

Le 1er décembre 1890
D'une respectable famille ébroïcienne domicilié rue Saint-Léger et sous-lieutenant au 1er régiment de marine, Émile Eugène Adrien Cunche est condamné à Brest à cinq années d'emprisonnement pour désertion par le deuxième conseil de guerre maritime permanent.
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Détail du livret militaire d'Émile Cunche
© Archives départementale de la Somme, matricules militaires, 1R773
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Le 10 décembre 1890
Participant à un congrès des caisses d'épargne, le maire d'Évreux Henry Alphonse Ducy parvient, comme il l'entendait, à repousser un amendement qui donnait une certaine autonomie aux caisses d'épargne vis-à-vis de l'État.

Vers le 18 décembre 1890
Un ouvrier de la filature d'Évreux qui s'était retrouvé sans emploi est retrouvé mort de froid.

Le 31 décembre 1890
Ce sont précisément 78 personnes qui auront été jugées en 1890 par la cour d'assises de l'Eure siégeant à Évreux.

Le même jour
L'asile d'aliénés de Navarre compte 646 pensionnaires dont 337 femmes et 309 hommes.

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