L'Histoire d'Evreux

1793

L'Histoire d'Evreux depuis la naissance du général de division André Augustin Morin jusqu'à l'obligation faite aux boutiquiers de la ville d'ouvrir tous les jours sans exception.

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Les événements fondateurs, les petites et grandes péripéties de la ville, les personnages marquants, les anecdotes diverses, les informations les plus variées...

1793


En 1793
La commune d'Evreux compte environ 8.000 habitants.

La même année
M. Gassouin est nommé directeur des Archives départementales de l'Eure en remplacement d'Eustache Lampérière.

La même année
Natif d'Evreux et ancien membre de l'Assemblée nationale constituante, François Nicolas Léonard Buzot tente de faire de la ville un centre d’opposition à la Convention.

La même année
La maison des comtes d'Evreux, située à l'emplacement actel de l'hôtel de Ville, est vendue comme bien national.

Le 10 janvier 1793
Naissance à Evreux d'André Augustin Morin, général de division et grand-officier de la Légion d'honneur.

Le 17 janvier 1793
Le conseil général de l'Eure tient une permanence à l'occasion du procès de l'ancien roi Louis XVI, inculpé de trahison.

Le 15 avril 1793
Des six cents prisonniers de guerre de la garnison de Namur installés à Evreux, trois cents sont conduits aux Andelys et à Louviers, tandis que trois cents autres sont dirigés vers Angers.

Le 13 mai 1793
MM. Fournier et Branchard sont chargés de retirer, des églises, tous les signes proscrits par la récente loi républicaine.

Le 17 mai 1793
Un mystérieux et furieux coup de tonnerre, semblable à deux forts coups de canon, est entendu alors que le ciel est totalement dégagé.

Le 23 mai 1793
Première séance publique de la municipalité d'Evreux à l'évêché qui fait désormais office d'hôtel de ville.
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Le 3 juin 1793
Signes de la monarchie, les fleurs de lys en plomb qui ornaient le choeur de la cathédrale Notre-Dame et celui de l’église Saint-Léger sont retirées.

Vers juillet 1793
Les troubles continuant d'agiter la ville, un certain Rossignol s'empare de la châsse de l'emblématique saint Taurin, et la dissimule sous des débris entassés dans la mairie.

Le 14 juillet 1793
Un poste de quatre hommes est établi chez le notaire Lecousturier lequel veille, avec son fils, à la conservation des titres dont il est dépositaire.

Le même jour
Tous les postes de la fonction publique sont levés afin de s'assurer que personne ne s'oppose ou prétexte une quelconque raison d'absence lors de l'arrivée de la garde nationale.

Le 22 juillet 1793
Les objets précieux et de valeur des églises de Saint-Sauveur et des Ursulines sont transportés à l'hôtel de ville.

Le même jour
L'ancien évêque constitutionnel Robert Lindet signe deux décrets en qualité de secrétaire de la Convention nationale.

Le 27 juillet 1793
Les commissaires font planter l’arbre de la Fraternité sur la place de la Fédération, ancienne place Saint-Léger.

Le 27 juillet 1793
Naissance dans le quartier de Saint-Taurin à Evreux de Pierre Auguste Mary, conseiller à la cour royale de Rouen et chevalier de la Légion d'honneur.
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Le 2 août 1793
Après celles de la cathédrale Notre-Dame d'Evreux et de l'église Saint-Taurin, ce sont les fleurs de lys et la couronne de plomb de la tour de l’Horloge qui sont retirées.

Le 9 août 1793
La maison de l'homme politique François Nicolas Léonard Buzot, farouchement opposé à la Convention nationale, est démolie tandis que ses meubles et effets personnels sont tramsportés à l'hôtel de ville, sous la surveillance d'un piquet d'hommes armés.

Le 10 août 1793
Un arbre de la Liberté est planté à la porte de l'auberge du Grand-Cerf lors de la fête civique de la Réunion fraternelle.

Le 6 septembre 1793
Naissance au domicile de ses parents situé place du Grand-Carrefour à Evreux de Jean Victor Rosalie Defolie, maréchal des logis et trompette au 5e régiment de cuirassiers, et chevalier de la Légion d'honneur.

Le 21 septembre 1793
Les habitants de la rue des Fossés-Saints-Thomas présentent, en vain, une pétition pour l'élargissement de leur rue sur le cimetière Saint-Thomas.

Le 22 septembre 1793
Nomination d'un comité de salut public présidé par M. Hulot dont les excès sont rapidement craints par la population.

Le 6 octobre 1793
Adjudant général de l'armée des côtes de Cherbourg en visite d'inspection à Evreux, M. Esnault dénonce à la Commission provisoire administrative du département de l'Eure la conservation, dans les murs de l'ancienne abbaye de Saint-Sauveur, d'un tabernacle en argent et divers métaux, malgré la réquisition républicaine sur les métaux précieux.

Le même jour
Suite à la dénonciation, ce jour, par l'adjudant général de l'armée des côtes de Cherbourg, de la conservation dans les murs de l'ancienne abbaye de Saint-Sauveur d'un tabernacle incrusté de métaux précieux, la Commission provisoire administrative du département de l'Eure se rend sur place et fait arracher ledit métal en présence de Pierre Gilles Lesieux, Jacques Seuge, M. Mainebeau et d'anciens militaires.

Le 7 octobre 1793
L'orfèvre Le Mesle est réquisitionné par la Commission provisoire administrative du département de l'Eure pour contrôler la pesée des métaux précieux récupérés la veille. Ce sont ainsi 80 kg d'argent, 70 kg de cuivre et 4 kg d'or qui alimenteront les feux de la « destruction des insignes de féodalité et de religion ».

Le même jour
Plusieurs gardes nationaux, deux pièces de canon, et tous les gendarmes disponibles se rendent à Conches pour faire cesser une querelle entre deux sociétés populaires qui s'accusent mutuellement d'être favorables aux aristocrates.

Le 11 octobre 1793
Une fête est organisée par les citoyennes républicaines d'Evreux sur la place Saint-Léger, actuelle place Dupont-de-l'Eure. On y élève un bûcher formé de crosses, chasubles, missels, et débris d'orgues détruites. Une effigie du roi Louis XI est également brûlée.

Le 17 octobre 1793
Etant réquisitionnés pour l'impression des documents légaux, les ouvriers de l'imprimerie Ancelle sont exemptés de service dans la garde nationale.

Le 20 octobre 1793
Le parisien Thibault fait mettre bas tous les saints en pierre des façades de la cathédrale, puis les fait détruire à coups de marteau. Sur le point de s'en prendre à la procession de la Charité, placée au-dessus de la porte de la tour de l'hôtel-Dieu, le citoyen Champagne, ému comme d'autres riverains, lui fait remarquer que les fleurs de lys sont en fait des plumes. Les nombreuses statues de la Vierge sont également retirées des façades des maisons particulières.
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Le 27 octobre 1793
Le Comité de salut public provisoire compte douze membres à ce jour : le président Hullot, le médecin Brise-Orgeuil, les marchands Corbin et Robillard, l'architecte Delestre, le cultivateur Pinchon, l'ouvrier Preu, les fabricants Marche et Passot, ainsi que les citoyens Lecène, Lebrun, et Mameaux.

Le même jour
Le commissaire parisien Thibault fait abattre le grand calvaire de la place du même nom, future place du Palais-de-Justice.

Le 7 novembre 1793
Evêque constitutionnel d'Evreux depuis février 1791 et marié depuis le 18 novembre 1792, Thomas Lindet démissionne de ses fonctions.

Le 10 novembre 1793
Première réquisition, au son du tambour, des jeunes gens âgés de 14 à 18 ans et aptes à rejoindre l'armée.

Le 12 novembre 1793
Les cérémonies d'inhumation en habits sacerdotaux sont désormais interdites.

Le 14 novembre 1793
L'évêque constitutionnel Thomas Lindet démissionne de ses fonctions épiscopales.

Le 20 novembre 1793
Plusieurs prêtres se marient à l'hôtel de ville grâce aux nouvelles lois républicaines.

Le 26 novembre 1793
M. Brise-Orgeuil est nommé maire d'Evreux par un conseil municipal remanié.

Le 15 décembre 1793
Tous les boutiquiers d'Evreux sont désormais tenus d'ouvrir leur magasin tous les jours, dimanche et jour de fête compris.

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