L'Histoire d'Évreux

1818

L'Histoire d'Évreux où l'on verra, entre autres, que l'aménagement des chemins de la côte Saint-Michel est arrêté pour dépassement de budget.

< >

logo

Les événements fondateurs, les petites et grandes péripéties de la ville, les personnages marquants, les anecdotes diverses, les informations les plus variées...

1818


En 1818
La première école communale de la ville ouvre rue aux Bouchers, actuelle rue Isambard.
Photo

Détail sur la rue aux Bouchers sur un plan de la ville d'Évreux édité par l'imprimeur Hérissey
© BNF-Gallica, GED-4381
Domaine public


La même année
La cour d'assises d'Évreux s'installe au palais de Justice, ancienne chapelle du séminaire des Eudistes. Les anciennes prisons qui se trouvent à proximité et plusieurs maisons sont détruites, afin de permettre l'édification de deux corps de bâtiment.

La même année
Descendant d'une ancienne famille du pays évrecin, Alexandre Del'homme est nommé juge suppléant au tribunal civil d'Évreux.

En janvier 1818
Le conseil municipal fait planter deux rangées de tilleuls au Jardin-Lévêque afin de former une promenade.

Le 2 janvier 1818
Le second bataillon du 1er régiment de la garde royale arrive à Évreux, en provenance de Paris, pour remplacer les cuirassiers et la légion, partis depuis quelques semaines.

Le même jour
Le pain de huit livres est taxé à 38 sous.

Le 8 janvier 1818
Le tribunal civil d’Évreux donne raison à l’épicier ébroïcien Pellerin qui contestait la signification de contrainte d’une somme de 62 francs et 39 centimes, pour la vente au détail de quatre hectolitres et 33 litres de vin, vendus au troisième trimestre de l’année précédente, alors qu’il avait déclaré le 31 décembre 1816 qu’il cessait la vente de cette boisson pour se restreindre à l’eau-de-vie. L’affaire sera porté en Cour de cassation.

Le 18 janvier 1818
Le pain de huit livres est taxé à 35 sous.

Le 25 janvier 1818
Le pain de huit livres est taxé à 34 sous.

Le 1er février 1818
Le pain de huit livres est taxé à 30 sous.

Le 8 février 1818
Le pain de huit livres est taxé à 27 sous.

Le 15 février 1818
Le pain de huit livres est taxé à 33 sous.

Le 22 février 1818
Le pain de huit livres est taxé à 28 sous.

Le 1er mars 1818
Le pain de huit livres est taxé à 30 sous.

Le 2 mars 1818
Mort de Louis-Albert de Lezay-Marnésia, ancien vicaire général d'Évreux et ancien évêque du même diocèse.

Le 8 mars 1818
Le pain de huit livres est taxé à 31 sous.

Le 11 avril 1818
Tout le bugdet de l'aménagement des chemins de la côte Saint-Michel étant dépensé, les ouvriers de l'atelier de charité sont renvoyés chez eux.

Le 12 avril 1818
Le pain de huit livres est taxé à 29 sous.

Le 19 avril 1818
Le pain de huit livres est taxé à 26 sous.

Le 1er juin 1818
La cour d'assises d'Évreux siège dans le nouveau local du tribunal criminel, dont la rénovation aurait coûté jusqu'à 50 000 francs.

Début juin 1818
Provenant des biens du château de Bizy de la duchesse douairière d'Orléans, la statue de Diane chasseresse est déplacée de l'allée des Soupirs à la place de Sepmanville.
Photo

Statue de Diane chasseresse au parc François-Mitterrand
© Alternatives Pyrénées
Avec l'aimable autorisation du site


Le 5 juin 1818
Mort à Évreux de Marie-Louis de Varennes, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, successivement sous-lieutenant au régiment de Bourbon, capitaine au régiment provincial d'Alençon, colonel commandant du 15e régiment d'infanterie de ligne puis général de Brigade à l'armée de la Moselle.

Le 18 juin 1818
Mort à Évreux de Jean François Puiforcat, fils d'un maître arquebusier, frère d'un armurier et arquebusier lui-même.

Le 1er juillet 1818
Le premier bataillon du 6e régiment d'infanterie de la garde royale est attendu à Évreux.

Le 20 juillet 1818
Fils et petit-fils d'imprimeur libraire, l'emblématique Jean-Jacques Ancelle reçoit ses brevets de libraire.

En août 1818
Une jeune femme domiciliée aux Andelys est acquittée de l’assassinat de son mari malgré sept jurés sur douze contre elle, les juges de la cour d'assises d'Évreux ayant inhabituellement suivi la minorité.

Le même mois
La base des tours de la cathédrale Notre-Dame d'Évreux est renforcée par des pierres de taille.

Le 15 août 1818
Le pain de huit livres est taxé à 29 sous.

Le 24 août 1818
La fête de Saint-Louis est annoncée, pour le lendemain, par le son des cloches, une salve de coups de canon, et la musique de la garde nationale.

Le 25 août 1818
Annoncée la veille et à l'aube par le son des cloches et une salve de coups de canon, la fête de Saint-Louis commence par une messe donnée en la cathédrale Notre-Dame d'Évreux, puis se poursuit avec de nombreuses réjouissances en ville, tandis que quelques drapeaux blancs apparaissent timidement aux fenêtres.

Fin août 1818
Les inhumations reprennent au cimetière des Quatre-Acres, actuel cimetière Saint-Louis.
Photo

Détail sur la rue des Quatre-Acres sur un plan de la ville d'Évreux édité par l'imprimeur Hérissey
© BNF-Gallica, GED-4381
Domaine public


Le 4 septembre 1818
Mort à Viroflay en Seine-et-Oise de Philippe Nicolas Louis Delahaye de La Gonière, maire de cette commune et natif d'Évreux.

Le 11 septembre 1818
La conscription militaire est proclamée pour le 19 octobre.

Le 19 octobre 1818
Les jeunes gens de la classe 1816 sont tirés au sort pour la conscription militaire.

Le 20 octobre 1818
Les jeunes gens de la classe 1817 sont tirés au sort pour la conscription militaire.

Le 21 octobre 1818
La municipalité ouvre un registre pour les Ébroïciens ayant participé à l'emprunt national de cent millions de francs par l'Etat, mais ne renonçant pas à leur dû, malgré l'incitation faite en ce sens par les autorités, le 24 mai 1816.

Le 25 octobre 1818
Le pain de huit livres est taxé à 27 sous.

Le même jour
Accidentellement ou non, un soldat du 3e régiment de la garde royale, arrivé en garnison en début d'année, blesse mortellement à la cuisse un jeune Ebroïcien qui meurt, vidé de son sang.

Le 1er novembre 1818
Le pain de huit livres est taxé à 25 sous.

Vers le 3 novembre 1818
De passage à Évreux et probablement avinés, des soldats du 8e régiment de dragons invectivent des soldats de la garde royale qu'ils appellent « coupe-jarrets », faisant référence à la mort d'un jeune Ébroïcien, le 25 octobre précédent.

Le 7 novembre 1818
Les conscrits des classes 1816 et 1817 passent la visite militaire.

Le même jour
Le département de l'Eure cède, par acte notarié, l'ancien dépôt de mendicité et ses dépendances à la commission administrative de « l'asile d'aliénés » d'Évreux, pour qu'y soient établis les nouveaux locaux.

Le 9 novembre 1818
Votée par le conseil municipal, l'annonce de la création d'une école élémentaire est affichée à l'hôtel de ville.

Le 12 novembre 1818
Les barrières situées aux portes de la ville commencent à être démontées suite à une récente décision ministérielle.

Le 20 novembre 1818
Acquis en succession de Jacques-Antoine Magner sept ans auparavant, le brevet de tolérance de l'imprimeur Jean-Jacques Ancelle est renouvelé.
Photo

Estampe imprimée en 1815 par Ancelle et représentant Louis XVI allant au supplice, issue de la collection De Vinck
© BNF-Gallica, Département Estampes et photographie, Rés. QB-370(31)-FT4
Domaine public


Le 6 décembre 1818
Le pain de huit livres est taxé à 24 sous.

Fin décembre 1818
De nombreuses entreprises et commerces sont déclarés en faillite.

< avant après>