L'Histoire d'Évreux

1283 - 1299

L'Histoire d'Évreux où l'on verra, entre autres, que l'on ne peut dérober impunément une épée et des pigeons pendant la Saint-Taurin.

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Les événements fondateurs, les petites et grandes péripéties de la ville, les personnages marquants, les anecdotes diverses, les informations les plus variées...

1283


Le 8 avril 1283
De la paroisse de Cintray, l’écuyer Guillaume et son épouse Typhaine (Theopkania) cédent au chapitre cathédral d’Évreux les dîmes qu’ils possèdent dans ce fief pour la modique somme de sept livres tournois.

Le 24 avril 1283
Mort de Richard III, abbé de Saint-Taurin d'Évreux.

Fin avril 1283
Simon Ier est élu abbé de Saint-Taurin d'Évreux et succède à Richard III.

Le 12 juin 1283
Du fief de Cintray, Roger de Beaumarchais et son épouse Emmeline vendent, au chapitre cathédral d’Évreux, des dîmes dont ils ont la possession en leur paroisse pour la somme de quatre livres tournois.

Le 17 août 1283
Nicolas d’Auteuil, évêque d’Évreux, confirme le bail à ferme des dîmes de Cintray qui avait été conclu entre le chapitre cathédral et Guillaume Pierre, chanoine d’Évreux et curé de Cintray, pour la modique somme de 70 sous tournois.
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Sceau de Nicolas d'Auteuil, dans "Recueil de pièces, la plupart en copies ou en extraits, avec des dessins de sceaux et de tombeaux, pour servir à l'histoire des archevêques et des évêques de France", par Roger de Gaignières, 1650-1700
© BNF-Gallica, Département des Manuscrits, Latin 17034
Domaine public

1284


Le 3 février 1284
Une convention est passée entre Guillaume de Port-Pinché (de Porpinceyo), doyen d’Évreux, et le chapitre cathédral qui lui accorde une rente de 50 sous tournois pour son anniversaire, ainsi qu'une rente de 150 livres tournois pour entreprendre dans les deux ans d’importants travaux de reconstruction sur sa maison de fonction, proche de l’écroulement.

1285


En 1285
Il est fait mention de la rue de la Thuilerie (peut-être rue Hugues le Tuilier en 1258 puis rue de la Taillerie).

La même année (1285)
Le sieur Gautier cède à l'abbaye de Saint-Taurin tous les biens qu'il possède au Buisson-Hocpin pour la somme de quatorze livres et quinze sous tournois.

1287


En 1287
Baudoyn de Moiri occupe la charge de vicomte d'Évreux, équivalent normand du prévôt et responsable d'une subdivision du bailliage.

En 1287
Le vicomte d'Évreux Baudoyn de Moiri retire aux moines bénédictins de Saint-Taurin le droit de passage en forêt d'Évreux des porcs dont ils ont la possession.

Vers mai 1287
Consulté après l'interdiction par le vicomte d'Évreux du passage de leurs porcs, l'Échiquier de Normandie confirme les droits de jouissance revendiqués par les moines de l'abbaye de Saint-Taurin sur la forêt d'Évreux.
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La forêt d'Évreux sur la Carte générale de la France réalisée sous la direction de César-François Cassini de Thury
© BNF-Gallica, Département Cartes et plans, GE FF-18595 (26)
Domaine public


Le 8 août 1287
Moyennant une rente annuelle de 100 sous tournois, le chapitre cathédral d’Évreux cède un bail emphithéotique au chevalier Guillaume des Landes ainsi qu’à ses héritiers, sur des terres situées à Claville et qui avaient appartenues jadis à un certain Philippe Le Blonc.

Le 11 septembre 1287
Domiciliés paroisse de Notre-Dame-de-la-Ronde d’Évreux, au choeur de la ville fortifiée, Durand Labé et son épouse Jeanne vendent au chapitre cathédral une rente de trois sous tournois et six deniers qu’ils possédent sur une maison de cette paroisse, pour la modique somme de 28 sous tournois.

Le 3 décembre 1287
L’écuyer Colin Personne et son épouse Isabelle vendent au chapitre cathédral d’Évreux les dîmes dont ils sont en possession dans leur paroisse de Gouville, pour la somme rondelette de 140 livres tournois. Une partie des terres concernées relèvent par ailleurs du fief du chevalier Guillaume de Castana.

Le 14 décembre 1287
Du fief de Quittebeuf, Guillaume d’Escanboc et son épouse Typhaine vendent au chapitre cathédral d’Évreux une rente annuelle de dix sous tournois à valoir sur deux terres labourables situées en leur paroisse, pour le prix de 100 sous tournois.

1288


En 1288
Pour six livres tournois de rente, Jehan de Chambray cède au chapitre d'Évreux le droit pour le chanoine titulaire de nommer à la cure.

Le 4 août 1288
Abbesse de Saint-Sauveur, Alice de Murgiers prête serment d’obédience à l’évêque Nicolas d'Auteuil et au chapitre cathédral d’Évreux.

Le 22 novembre 1288
Chanoine d’Évreux, Pierre de Houcemeigne vend au chapitre cathédral les dîmes dont il avait en la possession sur le fief de Beaumarchais (de Biau Marcheis) pour la somme de 45 livres tournois.

1289


En 1289
Évêque d'Évreux depuis 1281, Nicolas d'Auteuil est en conflit avec l'abbaye de Saint-Taurin au sujet des vivres qu'ils doivent lui procurer.

La même année (1289)
L'évêque d'Évreux Nicolas d'Auteuil impose désormais au doyen du chapitre d'être présent à la confirmation de l'évêque. Il rappelle également aux moines bénédictins de Saint-Taurin de respecter un certain nombre de règles.

La même année (1289)
Roland de Forquetes occupe la charge de vicomte d'Évreux, équivalent normand du prévôt et responsable d'une subdivision du bailliage. Il succède à Baudoyn de Moiri.

En janvier 1289
Le roi de France Philippe IV confirme les droits revendiqués par l'abbaye de Saint-Taurin sur la forêt d'Évreux.

Le 18 mars 1289
Taurin Sanson et son épouse Jeanne, domiciliés paroisse de Saint-Pierre, vendent à l'abbaye de Saint-Taurin une rente de 48 sous et 9 deniers tournois dus par Raoul Jean sur son hébergement. Ils cèdent également une pièce de terre à Ormes, pour la modique somme de 21 livres, cinq sous tournois et d'un setier de méteil.

Le 24 novembre 1289
Abbé de Notre-Dame, Raoul d'Ivry prête serment d’obédience à l’évêque Nicolas d'Auteuil et au chapitre cathédral d’Évreux.

Le 26 décembre 1289
Il est rédigé, au Tilleul-qui-ne-dort (actuel Tilleul-Othon), un acte relatif au procès opposant l'abbaye de Saint-Taurin à Raoul d'Harcourt (ou Raoul d'O ?), archidiacre de Rouen, chantre de l'église d'Évreux, conseiller du roi Philippe IV le Bel et initiateur du futur Collège d'Harcourt, lequel réclame un certain nombre de droits que ladite abbaye juge cependant abusifs.

1290


En 1290
Robert Séguin et son épouse sont condamnés à payer cinq deniers pour avoir injurié un certain Étienne Lebon.

La même année (1290)
Pierre de Miserey est condamné à payer douze deniers pour avoir injurié petit Gilles, lequel est également condamné à payer cinq sous pour avoir répliqué en le frappant à la mâchoire. L'abbaye de Saint-Taurin d'Évreux perçoit la moitié de l'amende.

La même année (1290)
Les écuyers Guillaume de Cracouville et Thierry (Tierri) de Mareux sont condamnés à payer une amende pour avoir mutilé le poing d'Enguerrand Maie au cours d'une rixe.
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Représentation d'un écuyer de la fin du 13e siècle, dans le Tome 3 (1285-1364) de "Costumes civils français des origines à nos jours"
© BNF-Gallica, département Estampes et photographie, OA-19 (3)-FOL
Domaine public


La même année (1290)
Il est fait mention de la rue Triasnon (actuelle rue Saint-Louis) est mentionnée dans le petit cartulaire de Saint-Taurin.

Le 22 février 1290
Il est de nouveau rédigé, au Tilleul-qui-ne-dort (actuel Tilleul-Othon), un acte relatif au procès opposant l'abbaye de Saint-Taurin à Raoul d'Harcourt (ou Raoul d'O ?), archidiacre de Rouen, chantre de l'église d'Évreux, conseiller du roi Philippe IV le Bel et initiateur du futur Collège d'Harcourt, lequel réclame un certain nombre de droits que ladite abbaye juge cependant abusifs.

Le 7 mars 1290
Curé de Croisy, le père Jean prend à ferme viagère une part de la dîme des fruits que donne une pièce de terre appartenant à l'abbaye de Saint-Taurin.

Le 27 mars 1290
Après deux premiers arbitrages infructueux, l'archevêque de Rouen convoque le représentant de l'abbaye de Saint-Taurin et Raoul d'Harcourt (ou Raoul d'O ?), archidiacre de Rouen, chantre de l'église d'Évreux, conseiller du roi Philippe IV le Bel et initiateur du futur Collège d'Harcourt, qui s'opposent depuis l'année précédente sur des questions d'ordre financier.

Le 19 mai 1290
Jean de Secors, archidiacre du Neubourg, et Guillaume Pierre, chanoine d’Évreux et curé de Cintray, se voient chargés d’arbitrer un litige entre le chapitre cathédral et l’écuyer Jean Le Sesne au sujet des grosses dîmes à percevoir sur Crosville-la-Vieille (Crovilla).

Le 26 mai 1290
Évêque d'Évreux depuis 1281, Nicolas d’Auteuil s’accorde avec le chapitre cathédral sur les modalités de confirmation par l’évêque de l’élection du doyen du chapitre.

Le 10 juillet 1290
L'archevêque de Rouen ordonne aux moines de l'abbaye de Saint-Taurin de payer une redevance annuelle à l'évêque d'Évreux.

Le 21 juillet 1290
Nommés dans l’arbitrage opposant le chapitre cathédral d’Évreux à l’écuyer Jean Le Sesne sur les grosses dîmes à percevoir sur Crosville-la-Vieille (Crovilla), l’archidiacre du Neubourg Jean de Secors et le chanoine d’Évreux Guillaume Pierre fixent la part revenant à l’écuyer au quart et non au tiers comme ce dernier le demandait. Le reste revenant au chapitre.
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Le clocher d'argent de la cathédrale Notre-Dame d'Évreux
© Giogo / CC BY-SA 3.0
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Le 31 juillet 1290
L'écuyer (?) Raoul Houpequin fait don d'une rente de douze deniers à l'abbaye de Saint-Taurin.

Mi-août 1290
L'abbaye de Saint-Taurin reçoit dix sous tournois et six deniers d'amendes établies pendant la fête de Saint-Taurin.

Le 21 août 1290
Les moines bénédictins de l'abbaye de Saint-Taurin obtiennent du bailli de Gisors et de celui de Vernon l'autorisation de construire un nouveau pont en travers de l'Iton.

Le 6 octobre 1290
Une charte établit le statut du chapitre cathédral d’Évreux et règle les conditions d’élection et de nomination aux offices de prévôt et de grainetier dudit chapitre.

Le 15 décembre 1290
Grand chantre du chapitre de la cathédrale et futur évêque d'Évreux, Mathieu des Essarts est désigné nouvel arbitre dans l'affaire financière opposant l'abbaye de Saint-Taurin à Raoul d'Harcourt (ou Raoul d'O ?), archidiacre de Rouen, chantre de l'église d'Évreux, conseiller du roi Philippe IV le Bel et initiateur du futur Collège d'Harcourt.

1291


En septembre 1291
Le roi de France Philippe IV le Bel confirme par lettres formelles le droit d'usage des moines bénédictins de l'abbaye de Saint-Taurin sur la forêt d'Évreux pour le prélèvement de tout le bois qui leur est nécessaire.
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Mandement de Philippe IV le Bel en date du 28 juin 1308 dans "Quittances et pièces diverses : mandements royaux, quittances, mémoires, comptes, etc., classés chronologiquement depuis Louis IX jusqu'à Louis XVI, (1267-1783, 52620 pièces originales), Philippe IV à Philippe V. (1308-1320)
© BNF-Gallica, Département des manuscrits, Français 25993
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1293



En 1293
Robert d'Ardenne est condamné à payer 100 sous pour avoir fait du désordre dans la rue Triasnon (actuelle rue Saint-Louis). Le versement de l'amende passe par l'abbaye de Saint-Taurin.

La même année (1293)
L'écuyer Simon de La Couture est condamné à 40 sous d'amende pour avoir refusé de se rendre à une convocation judiciaire de Raoul de Beaumont.

Le 21 janvier 1293
Le procès opposant l'abbaye de Saint-Taurin à Raoul d'Harcourt (ou Raoul d'O ?), archidiacre de Rouen, chantre de l'église d'Évreux, conseiller du roi Philippe IV le Bel et initiateur du futur Collège d'Harcourt, sur des questions d'ordre financier est prolongé.

Le 26 mars 1293
Le procès opposant l'abbaye de Saint-Taurin à Raoul d'Harcourt (ou Raoul d'O ?), archidiacre de Rouen, chantre de l'église d'Évreux, conseiller du roi Philippe IV le Bel et initiateur du futur Collège d'Harcourt, sur des questions d'ordre financier est de nouveau prolongé.

Le 13 juin 1293
Le délai de sentence dans l'affaire financière opposant l'abbaye de Saint-Taurin à Raoul d'Harcourt (ou Raoul d'O ?), archidiacre de Rouen, chantre de l'église d'Évreux, conseiller du roi Philippe IV le Bel et initiateur du futur Collège d'Harcourt, n'est pas respecté.

Le 8 juillet 1293
Évêque d'Évreux depuis 1281, Nicolas d'Auteuil érige l'office de pénitencier perpétuel dans la cathédrale.
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Porte du transept nord de la cathédrale Notre-Dame d'Évreux
© Giogo / CC BY-SA 3.0
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Le 11 juillet 1293
La sentence dans l'affaire financière opposant l'abbaye de Saint-Taurin à Raoul d'Harcourt (ou Raoul d'O ?), archidiacre de Rouen, chantre de l'église d'Évreux, conseiller du roi Philippe IV le Bel et initiateur du futur Collège d'Harcourt, est prononcée : l'abbaye conserve les dîmes libres de toute redevance, mais doit dire une messe annuelle en l'honneur de l'archidiacre et, après la mort de ce dernier, devra donner au couvent un repas annuel d'au moins vingt sous.

Mi-août 1293
L'abbé de Saint-Taurin perçoit 100 sous tournois d'amendes pour diverses infractions commises au cours de la fête de Saint-Taurin.

1294


En 1294
Pierre de Cousson occupe la charge de vicomte d'Évreux, équivalent normand du prévôt et responsable d'une subdivision du bailliage.

La même année (1294)
Salemin, Abraham Roussel, Samuel de Bray, Jacob d'Orléans, Copin de La Poterie ainsi qu'Abraham et Jacob Normand sont condamnés à une amende pour des délits liés à l'usure.

Le 5 février 1294
L'écuyer Gautier Havart cède à l'abbaye de Saint-Taurin une partie des masures, terres ou rentes foncières de la vigne dite « Sizirote ».

Le 11 ou 14 mai 1294
Jean et Guillaume dits « Les Saiges » échangent avec l'aumônier de l'abbaye de Saint-Taurin une pièce de pré de la paroisse Saint-Laud à Bérengeville (actuelle Bérengeville-la-Campagne).

Le 22 juillet 1294
L'abbaye de Saint-Taurin achète à Parville une terre et une rente foncière à un certain Guillaume Huel.

1295


En 1295
Le roi de France Philippe IV confirme les droits d'amendes et de justice de l'abbaye bénédictine de Saint-Taurin sur la ville d'Évreux à chaque dixième semaine de l'année.

Mi-août 1295
L'abbé de Saint-Taurin perçoit les 32 sous tournois d'amendes relatives à des infractions commises au cours de la fête annuelle de Saint-Taurin, en l'honneur de l'évangélisateur historique de l'Évrecin.

En décembre 1295
L'abbaye bénédictine de Saint-Taurin demande aux représentants de l'autorité royale que les droits que les moines possèdent sur le forage des vins et autres boissons soient respectés.

1296


Le 22 février 1296
Domiciliés à Huest, Taurin et son épouse Emmeline vendent à l'aumônier de l'abbaye de Saint-Taurin une rente de quatre sous tournois.

En mars 1296
L'abbaye de Saint-Taurin réclame une nouvelle fois aux représentants de l'autorité royale que les droits qu'ils prétendent avoir sur le forage des vins et autres boissons soient respectés.

Le 11 mars 1296
Domicilié à Huest, Jean dit « Le Saige » et son épouse Agnès vendent à l'abbaye de Saint-Taurin une rente de trois sous tournois sur tous leurs biens, et payable à l'aumônier bénédictin.

Le 4 avril 1296
Mort de Simon Ier, abbé de Saint-Taurin d'Évreux depuis 1283.
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Parchemin des nécrologes de l'abbaye de Saint-Taurin d'Évreux, 1201-1800
© BNF-Gallica, Département des manuscrits, NAL 1899
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Fin avril 1296
Clerc ou secrétaire de feu l'abbé Simon Ier, Richard IV de Cormeilles est élu abbé de Saint-Taurin et lui succède.

En juillet 1296
Moyennant deux muids et une mine de grains de blé et méteil, l'abbaye de Saint-Taurin donne en fief à Guillaume Lemplumet des terres situées près du grand chemin de Parville et d'autres sur celui qui mène à Gauville (actuelle Gauville-la-Campagne).

Le 13 juillet 1296
Opposés au chevalier Thibaut de Corneuil qu'ils considèrent comme un usurpateur, les bénédictins de l'abbaye de Saint-Taurin font garantir par le bailli de Gisors les droits de justice qu'ils possèdent à Saint-Sébastien-de-Morsent (Morcenc).

En décembre 1296
L'abbaye de Saint-Taurin réclame une troisième fois auprès des représentants de l'autorité royale que les droits qu'ils prétendent avoir sur le forage des vins et autres boissons soient respectés.

1297


En 1297
Alors qu'il chasse en forêt près du village de Saint-Germain (actuel quartier de Navarre) en compagnie de l'abbesse de Saint-Sauveur, le grand veneur de France Guillaume d'Ivry poursuit jusqu'aux abois un cerf qui finit par se jeter dans les eaux de l'Iton.
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Un bras de l'Iton à l'ouest de la ville
© Stanzilla / CC BY-SA 3.0
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La même année (1297)
Évêque d'Évreux depuis 1281, Nicolas d’Auteuil donne aux religieuses de l'abbaye de Saint-Sauveur l’autorisation de chasser le cerf autour du village de Saint-Germain (actuel quartier de Navarre).

La même année (1297)
Trésorier du chapitre cathédral, Guillaume de Meulent fonde la chapelle de sainte Marie-Madeleine en la cathédrale Notre-Dame d'Évreux.

Mi-août 1297
L'abbé de Saint-Taurin d'Évreux Richard IV de Cormeilles perçoit les 20 sous d'amende infligés à Guillaume Blondel qui avait blessé Simon de Gorbeu jusqu'au sang.

Le même mois (8.1297)
L'abbé de Saint-Taurin d'Évreux Richard IV de Cormeilles perçoit les cinq sous d'amende infligés à Guillaume Fouquet de Combon pour avoir blessé Simon Le Chandelier.

Le même mois (8.1297)
L'abbé de Saint-Taurin d'Évreux Richard IV de Cormeilles perçoit les 20 sous d'amende infligés à Henri Le Merchié et Robin Le Barbier qui avaient dérobé une épée et des pigeons à un homme de confession juive.

1298


En 1298
L'école de la rue de l'Ave Maria (actuelle rue de la Petite-Cité) est transférée rue de l'Emplumé (actuelle rue Guillaume-Costeley).

La même année (1298)
L'école des bourgeois d'Évreux est transférée rue de l'Emplumé (actuelle rue Guillaume-Costeley).
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Un bourgeois (ici champennois) de la fin du 13e siècle, dans le Tome 3 (1285-1364) de "Costumes civils français des origines à nos jours"
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La même année (1298)
Baron d'Étampes et demi-frère du roi Philippe IV le Bel, Louis d'Évreux reçoit le comté en apanage. Il le conservera jusqu'à sa mort en 1319.

Le 26 février 1298
Pour sept livres et dix sous tournois, Thomas des Rotours et son épouse vendent à l'abbaye de Saint-Taurin une rente de quinze sous tournois sur une pièce de terre située à Avrilly (actuelle Chambois).

En mars 1298
Deux mois avant sa mort, l'évêque d'Évreux Nicolas d'Auteuil confirme une donation faite aux écoles et aux maîtres de la ville par le doyen Pierre de Senlis.

Le 17 mai 1298
Mort de Nicolas d'Auteuil, évêque d'Évreux depuis 1281 et fondateur notamment du pénitencier perpétuel de la cathédrale Notre-Dame d'Évreux.

Après le 17 mai 1298
Élu évêque d'Évreux après la mort de son prédécesseur, Geoffroy Ier de Bar est rapidement haï par les moines bénédictins de l'abbaye de Saint-Taurin qui lui reprochent de vouloir réformer leurs moeurs et usages.
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Modillons romans de l'ancienne abbaye bénédictine de Saint-Taurin d'Évreux
© Philippe / patrimoine-histoire.fr
Avec l'aimable autorisation de Philippe


Le 8 juin 1298
L'écuyer Richard de Beauvoir cède à l'abbaye de Saint-Taurin des terres ou des droits situés à La Sôgne (la Ceogne).

Mi-août 1298
L'abbé de Saint-Taurin perçoit les dix sous tournois et six deniers d'amendes dressées pour des infractions commises lors de la fête de Saint-Taurin. Parmi ceux qui s'en acquittent figurent Henri de Caugé qui avait frappé un bourgeois de Mantes (actuelle Mantes-la-jolie), Phélipot de La Boissière qui avait involontairement blessé au sourcil Jeanne de Vascoeuil, et Lucas de Lépine pour n'avoir pas respecté sa liberté provisoire.

Fin décembre 1298
L'abbaye de Saint-Taurin aura perçu dix sous et six deniers en 1298 sur les amendes ordinaires dressées au cours de la fête de Saint-Taurin.

1299


Vers 1299
Mort à Anagni dans les États pontificaux (actuelle République italienne) de Nicolas de l'Aide (ou de Nonancourt), cardinal probablement originaire d'Évreux. Son corps sera transporté jusque sur sa terre natale puis inhumé du côté du collatéral sud du choeur de la cathédrale.

Le 18 avril 1299
Mort de Geoffroy Ier de Bar, évêque d'Évreux depuis moins d'un an.

Le 26 avril 1299
Jean de Parville cède à l'abbaye de Saint-Taurin des terres ou des droits situés à La Sôgne (la Ceogne).

En août 1299
Grand chantre de la cathédrale, Mathieu des Essarts est élu évêque d'Évreux et succède à Geoffroy Ier de Bar.
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Copie d'un vitrail de la chapelle dédicacée Saint-Claude, dans l'aile gauche du choeur, représentant Mathieu des Essarts, dans "Recueil de pièces, la plupart en copies ou en extraits, avec des dessins de sceaux et de tombeaux, pour servir à l'histoire des archevêques et des évêques de France", par Roger de Gaignières, 1650-1700
© BNF-Gallica, Département des Manuscrits, Latin 17034
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Après août 1299
L'évêque d'Évreux Mathieu des Essarts dédie le couvent des Jacobins à saint Louis, jadis roi de France.

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