L'Histoire d'Évreux

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L'Histoire d'Évreux où l'on verra, entre autres, que le préfet Licinius n'est pas le meilleur ami de son compatriote Taurin.

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Les événements fondateurs, les petites et grandes péripéties de la ville, les personnages marquants, les anecdotes diverses, les informations les plus variées...

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Vers -60
Membre de la fédération des Armoricains et de la confédération des Aulerques avec les Cénomans et les Diablintes, le peuple des Aulerques Eburovices habite le sud-est du département actuel de l’Eure. Il semble y avoir deux sites principaux : un site essentiellement à vocation religieuse étendu sur l'actuelle commune du Vieil-Évreux (anachroniquement désigné Gisacum) et un autre, encaissé dans la vallée de l'Iton, qui donnera la ville d’Évreux (Mediolanum Aulercorum à l’époque gallo-romaine). Un troisième site au niveau des Mares Jumelles, sur la commune des Ventes, montre des signes d'une activité artisanale d’un certain dynamisme.
Photo

Le dolmen de l'Hôtel-Dieu, dite Pierre des Druides, sur la commune des Ventes
© Gregofhuest / CC BY-SA 3.0
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En septembre -56
Peu après l’arrivée des trois légions de Quintus Titurius Sabinus ordonnées par Jules César (Caius Iulius Caesar IV) pour réprimer le soulèvement contagieux des Unelles dirigés par Viridorix, dans le Cotentin, les Aulerques Eburovices et les Lexoviens de l’embouchure de la Seine massacrent leurs sénateurs respectifs qui étaient opposés à un affrontement armé avec la République romaine, puis mettent sur pied leurs troupes.

Le même mois (09.-56)
Alliés, aux Lexoviens de l'embouchure de la Seine et aux Unelles conduits par Viridorix dans l'affrontement contre la République romaine, les Aulerques Eburovices sont sèchement battus par l'armée du légat Quintus Titurius Sabinus à la bataille de Vernix, dans le Cotentin.
Photo

Hémistatère au sanglier des Aulerques Eburovices datant du Ier ou IIe siècle avant notre ère
© Comptoir des monnaies
Avec l'aimable autorisation du site

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Vers juillet -52
Engagés au côté des Parisii, des Sénons, des Cénomans et des Diablintes dans une coalition conduite par l’Aulerque Camulogène pour mettre la main sur Lutetia (Paris), un contingent d’Aulerques Eburovices et leurs alliés sont lourdement battus par les quatre légions de Titius Labienus dans la plaine de Grenelle (partie du 15e arrondissement de Paris), au terme d’une bataille longtemps indécise jusqu’au retour de la septième légion (Legio VII).
Photo

Médaille des Aulerques Eburovices reproduite dans le tome 3 des recueils de la Société libre d'agriculture, sciences, arts et belles-lettres de l'Eure, 1832
© BNF-Gallica / Société libre de l'Eure
Domaine public

-51


Vers -51
Désormais soumis à l’autorité du vainqueur comme l’immense majorité des peuples de la Gaule, les Aulerques Eburovices adopteront désormais peu à peu la culture et le mode de vie romains. Les deux sites principaux que sont la future ville d’Évreux et le site connu sous le nom de Gisacum se développent plus ou moins concomitamment.
Photo

Fresque gallo-romaine représentant un Ébroïcien, découverte en 1989 par Frédéric Gerber, responsable du chantier archéologique de la rue de la Harpe
© Vassil
Domaine public

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Vers -25
L'organisation territoriale et administrative du Principat d'Auguste (Caius Octavius Thurinus) place le territoire historique des Aulerques Eburovices dans la Gaule lyonnaise (Gallia Lugdunensis).

10


Vers 10
La ville d'Évreux (Mediolanum Aulercorum) connaît une période de développement notable dans la vallée de l’Iton, avec notamment la construction d’un théâtre romain au niveau de l’actuel 37-38 rue Saint-Louis. Quant à Gisacum, cité probablement sacrée des Aulerques Eburovices située à quelques kilomètres de là, sur la plaine sédimentaire de Saint-André, elle s’engage dans de vastes projets urbains et voit l'édification de plusieurs édifices d'importance : thermes, théâtre, sanctuaire ou temple. À son apogée, cette cité à la forme hexagonale recouvrira environ 250 hectares sur l'emplacement des communes actuelles du Vieil-Évreux, de Cierrey, Miserey, Le Val-David et La Trinité.

20


Vers 20
Les autorités romaines procèdent à un réaménagement important de l’espace central du temple de Gisacum, cité probablement sacrée des Aulerques Eburovices située sur le plateau sédimentaire de Saint-André, à quelques kilomètres d'Évreux (Mediolanum Aulercorum).

70


Vers 70
Les habitants gallo-romains inhument majoritairement leurs morts dans des sépultures à crémation, disposé dans une nécropole triangulaire placée hors de la cité, à flanc de coteau, au niveau de l’actuel quartier du Clos-au-Duc et non loin de la via romana qui relie Évreux (Mediolanum Aulercorum) à Chartres (Autricum).
Photo

Sépulture d’un adulte associée à une cruche datée de la deuxième moitié du Ier siècle de notre ère
© Sylvie Pluton / Revue archéologique de l'Ouest
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80


Vers 80
Trois temples regroupés, la place probablement publique du champ des Dés et deux nouveaux quartiers sont édifiés à Gisacum, cité originellement sacrée des Aulerques Eburovices de la plaine de Saint-André, à quelques kilomètres d'Évreux (Mediolanum Aulercorum).

120


Vers 120
Probablement sous le règne de l’empereur romain Hadrien (Publius Aelius Hadrianus), le plan d’urbanisme de Gisacum est profondément modifié et la cité se retrouve enchâssée dans une forme hexagonale au milieu de laquelle se trouvent les monuments publics comme les thermes, le théâtre, le forum ou le temple. Un important réseau d’aqueducs l'entoure désormais. Les habitations, quant à elles, se retrouvent alignées en périphérie le long d’une voie de plus de cinq kilomètres.

150


En 150
Évreux apparaît sous le toponyme Μεδιολάνιον (Médiolanon) dans le Manuel de géographie (Γεωγραφικὴ Ὑφήγησις) de l'astronome grec alexandrin Claúdios Ptolemaîos, plus connu sous le nom de Claude Ptolémée ou Ptolémaïs de Thébaïde.
Carte

Mediolano Au(l)ercorum sur la Tabula Peutingeriana, copie allemande du XIIe siècle par Konrad Peutinger d'une ancienne carte romaine représentant les principales routes de l'Empire
© René Voorburg / omnesviae.org
Avec son aimable autorisation


Vers la même année (150)
Sous l'empereur romain Antonin (Titus Aurelius Fulvus Boionus Arrius Antoninus), l’agglomération gallo-romaine d'Évreux (Mediolanum Aulercorum) montre une forte activité de tissus et de laines suite à l'implantation de nombre d’artisans foulons qui s’implantent au sein de la cité dont les multiples bras et canaux de l’Iton favorisent la production.

185


Vers 185
Des thermes publics d'une superficie de 2.850 m2 bâtis sont élevés à Évreux (Mediolanum Aulercorum), à l'emplacement de la future maternité de l'hôpital Saint-Louis, aujourd'hui disparu. Quant à l’actuelle rue de l’Horloge, au coeur du castrum, elle semble y constituer l’artère principale entre le palais du gouverneur et le temple de Diane ou de Cybèle, respectivement situés à l’emplacement actuel de l’hôtel de ville et de la cathédrale Notre-Dame d'Évreux.

220


Vers 220
Le temple de Gisacum est reconstruit sur six ou huit hectares, et le périmètre de l'imposante cité hexagonale des Aulerques Eburovices, désormais romanisés, fait près de 6 kilomètres pour un diamètre de 2,2 kilomètres.
Illustration 3D

Proposition de restitution du sanctuaire de Gisacum réalisée par Franck Devedjian
© Franck Devedjian / CC BY-SA 4.0
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250


Vers 250
L'agglomération gallo-romaine de Gisacum, située sur la plaine de Saint-André, perd de son importance et finit par être désertée au profit de l’autre site majeur des Aulerques Eburovices, situé dans la vallée de l’Iton, à quelques kilomètres de là : Évreux (Mediolanum Aulercorum).

Vers les mêmes années (250)
Le cimetière gallo-romain du Clos-au-duc est peu à peu abandonné.

275


Vers 275
Pour faire face aux intrusions germaniques, un rempart long de 1 145 mètres est érigé autour du coeur d'Évreux (Mediolanum Aulercorum). La cité couvre alors une superficie d'environ 9 hectares.
Photo

Restes du rempart gallo-romain d'Évreux, allée des soupirs, avec une plaque indiquant "Mur d'enceinte de la cité d’Évreux, troisième siècle après JC"
© X-Javier / CC BY-SA 3.0
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277


Vers 277
Situé à l’emplacement de l’actuelle cathédrale, le temple de Diane (ou de Cybèle) serait détruit lors d’une incursion germanique, probablement franque.

La même année (277)
Un ensemble de plusieurs domi et atrium situé à l'emplacement de l'actuelle rue de la Harpe est entièrement détruit par un incendie qui laissera cette portion de ville longtemps abandonnée.

285


Vers 285
La menace germanique se fait toujours plus grandissante en Gaule romaine. Tandis que les razzias opérées par les Saxons et les Frisons gagnent en intensité sur le littoral normand, une nouvelle incursion franque, sans doute en provenance de Belgique, frappe Évreux (Mediolanum Aulercorum).

297


En 297
Alors que l’Empire fait face à de nombreuses et importantes incursions germaniques et montre des signes très nets de fragilité, l’empereur romain Dioclétien (Caius Aurelius Valerius Diocletianus Augustus) réorganise l’administration territoriale de la Gaule pour mieux y faire face. La ville d'Évreux (Mediolanum Aulercorum) relève désormais de la Lyonnaise seconde, dont les limites épousent globalement celles de la Normandie actuelle.

320


Vers 320
Les thermes publics d'une superficie de 2 850 mètres carrés bâtis, situés à l'emplacement de la future maternité de l'hôpital Saint-Louis, aujourd'hui disparu, perdent leur usage sous le règne de l'empereur Constantin (Flavius Valerius Aurelius Constantinus).

Vers la même année (320)
Anticipant de nouveaux raids et pillages germaniques, les autorités gallo-romaines procèdent à l’enfouissement, au niveau du palais du gouverneur (à la place de l’actuel hôtel de ville), d’un trésor monétaire de 340 kg comportant environ 110 000 antoniniens (Antoninianus), d’une valeur de deux deniers chacun.
Photo

Le trésor d'Évreux dans sa présentation au Musée d'Art, Histoire et Archéologie d'Évreux
© Ariane Caudelier / Giverny News
Avec son aimable autorisation

380


Vers 380
Fils de la chrétienne romaine Eusticie et baptisé par le pape Clément à Rome selon la légende, le missionnaire emblématique Taurin (Taurinus) rencontre, à son approche d'Évreux (Mediolanum Aulercorum), le démon sous la forme d’un ours, d’un lion et d’un buffle mais ne se laisse aucunement impressionner. En passant les portes de la cité, il comprend qu’il devra s'opposer à la foi syncrétique de la population gallo-romaine, portée notamment vers le culte de Diane (ou de Cybèle).
Photo

Statue de Saint Taurin dans l'église du Plessis-Hébert dans l'Eure
© Theoliane / CC BY-SA 4.0
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Vers la même année (380)
Trois jours après son arrivée à Évreux (Mediolanum Aulercorum), l'évangélisateur d'origine romaine Taurin (Taurinus) ressuscite Euphrasie, fille d'un certain Lucius, que le démon avait jetée dans le feu et dont elle avait été extirpée, sans vie. Continuant son impressionnante démonstration, il guérit huit aveugles, quatres muets ainsi que d'autres malades et, se dirigeant vers le temple de Diane (ou de Cybèle), situé à l'emplacement actuel de la cathédrale, Taurin chasse le démon des lieux et s'en prend vigoureusement aux idoles. À la fin de la journée, la cité d'Évreux (Mediolanum Aulercorum) compte pas moins de mille nouveaux baptisés, mais les autorités romaines voient ses démonstrations d'un très mauvais oeil.

395


Le 17 janvier 395
Le partage de l'Empire romain en deux entités distinctes devenant définitif avec la mort de l'empereur Théodose Ier (Flavius Theodosius Augustus), la cité d'Évreux (Mediolanum Aulercorum) relève désormais de l'Empire romain d'Occident que dirige son fils Flavius Honorius.

400


Vers 400
Naissance possible dans une famille plutôt aisée de l'Évrecin (pagus Ebroicinus) de Gaud (Waldus), considéré comme troisième évêque et successeur de saint Mauxe (Maximus).

411


Le 11 août 411
L’évangélisateur Taurin (Taurinus) fait une nouvelle guérison miraculeuse sur un paralytique et sa soeur aveugle, sourde et muette, alors qu’il se rend à une convocation de Licinus (?), magistrat romain probablement gouverneur d'Évreux (Mediolanum Aulercorum). Ce dernier le fait battre à mort à coups de verge, peut-être de noisetier. La légende raconte que les mains de son bourreau s'assècheront après le supplice.

Après 411
Le missionnaire Mauxe (Maximus) prend la suite de l'évangélisation de l'Évrecin (pagus Ebroicinus), après la mort en martyr de Taurin (Taurinus), fondateur historique de la première communauté chrétienne organisée d'Évreux (Mediolanum Aulercorum).
Photo

Le cénotaphe improbable de saint Mauxe dans la forêt de Vernon
© Theoliane
Domaine public

415

Vers 415
La cité d'Évreux (Mediolanum Aulercorum) est mise à feu et à sang par un raid des Francs ou d'une autre fédération germanique d'un possible Chrocus (qui donne peut-être son nom à Cracouville, commune réunie au Vieil-Évreux).

418


Le 19 juillet 418
Une éclipse solaire totale, passant notamment par l'emplacement actuel de la ville de Madrid et de Rome, ancienne capitale impériale, provoque un obscurcissement de 76.88% de la luminosité du soleil à Évreux (Mediolanum Aulercorum).

433


En 433
Tandis que la partie occidentale de l'Empire romain semble vouée à une irrémédiable dislocation, la cité d'Évreux (Mediolanum Aulercorum) relève de facto du domaine gallo-romain gouverné par le généralissime Flavius Aetius, entre les fleuves Loire et Somme. Ce territoire autonome, correspondant au prochain royaume de Soissons, est encore attaché de jure à l'Empire, mais reconnu indépendant par les Francs, les Wisigoths et les Burgondes qui occupent désormais une très vaste portion de la Gaule.

440


Vers 440
Deuxième evêque de l'Évrecin (pagus Ebroicinus), Mauxe (Maximus) et son diacre Vénérand meurent en martyr sur le territoire d'Acquigny (Accini Curtis).

461

Vers 461
Peut-être issu d'une famille plutôt aisée de l'Évrecin (pagus Ebroicinus), Gaud (Valdus) succède probablement à Mauxe (Maximus) aux fonctions d'évêque de l'Évrecin (pagus Ebroicinus?).

476


Le 4 septembre 476
La déposition du jeune empereur fantoche Romulus Augustus par le soldat germanique Odoacre (Flavius Odoacer) marque la fin définitive de facto de l’Empire romain d’Occident. Il en reste cependant deux territoires notables : la Dalmatie de Julius Nepos, incarnation fantomatique, et le domaine gallo-romain de Syagrius (Regnum Romanorum), que les Germains considèrent comme totalement indépendant et qui, en effet, peut être vu comme tel depuis quelques dizaines d'années. La cité d'Évreux (Mediolanum Aulercorum) relève de ce dernier territoire pour dix années encore.

480

Vers 480
Maurusion (Maurusio) succède probablement à Gaud (Waldus) à la tête des chrétiens du pays d'Évreux (pagus Ebroicinus). Ce dernier se retire dans la légendaire forêt de Scissy (Scessiacum), dans l'actuelle baie du Mont-Saint-Michel.

486


À partir de 486
Avec la victoire décisive du jeune roi germanique Clovis (Chlodovechus) sur les troupes de Syagrius à la bataille de Soissons, le dernier territoire romain (Regnum Romanorum) de la partie occidentale de l’Europe disparait. La séculaire cité gallo-romaine d'Évreux (Mediolanum Aulercorum) bascule dans le royaume des Francs.
Photo

Sarcophage mérovingien mis au jour pendant les travaux de la Route neuve, désormais installé au parc François-Mitterrand
© Stanzilla / CC BY-SA 3.0
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491


Le 31 janvier 491
Mort dans la légendaire forêt de Scissy (Scessiacum), dans l'actuelle baie du Mont-Saint-Michel, de Gaud (Waldus), probable troisième évêque de l'Évrecin (pagus Ebroicinus).

511


Le 10 juillet 511
Maurusion (Maurusio), quatrième évêque de l'Évrecin (pagus Ebroicinus) se rend au concile des Gaules à Orléans (Urbs Aurelianorum), où 32 évêques ont été réunis sur ordre du roi des Francs Clovis (Chlodovechus), pour définir précisément l'interaction entre le pouvoir royal et l'Église.
Illustration

Représentation tardive du roi Clovis dans la Chronique de Nuremberg (Liber chronicarum) par Michel Wolgemut et Wilhelm Pleydenwurff
© Wikimedia Commons
Domaine public


27 novembre 511
À la mort de Clovis (Chlodovechus), le royaume des Francs est partagé entre ses fils, parmi lesquel Clotaire Ier qui hérite de la Neustrie (Neustria). La cité d'Évreux (Ebrocas?) relève désormais de ce territoire, qui correspond globalement à l’ancien royaume de Soissons ou domaine gallo-romain de Syagrius.

512


En 512
Mort très incertaine ou fin des fonctions de Maurusion (Maurusio), quatrième évêque de l'Évrecin (pagus Ebroicinus).

535


En 535
Peut être dues à l'activité volcanique du Krakatoa en Asie du sud-est ou de l'Ilopango en Amérique centrale, de profondes perturbations météorologiques affectent Évreux (Ebrocas?), comme l'ensemble de l'hémisphère nord. Une pâleur notable de l'éclat du soleil, une chute exceptionnelle des températures, et des récoltes désastreuses et insuffisantes éprouvent la population.

538


En 538
Licinius succède peut-être à Maurusion (Maurusio) aux fonctions d'évêque de l'Évrecin (pagus Ebroicinus).

551


En 551
Ferrocinctus succède peut-être à Licinius aux fonctions d'évêque de l'Évrecin (pagus Ebroicinus).

557


En 557
Ferrocinctus, évêque de l'Évrecin (pagus Ebroicinus), se rend probablement au concile de Paris (Parisios?), au cours duquel est débattue l'indépendance de l'Église.

561


En 561
À la mort de Clotaire Ier (Chlotochar), le royaume des Francs (Regnum Francorum) est partagé entre ses quatres fils. L'un deux, Caribert Ier (Charibert), hérite du sous-royaume de Paris (Parisios?) dont relève l'Évrecin (pagus Ebroicinus).

571


En 571
Viator succède probablement à Ferrocinctus aux fonctions d'évêque de l'Évrecin (pagus Ebroicinus).

590


Vers 590
Reclus dans une caverne à Bérengeville-la-Rivière (Berengevilla), et ayant l'habitude de rejoindre à bord d'une modeste barque la cité d'Évreux (Ebrocas?), l'ermite ascétique Laud (Landulf) découvre les restes de saint Taurin (Taurinus), missionnaire évangélisateur historique de la région. Il fait alors bâtir l'ébauche d'un monastère, à l'emplacement actuel de l'église Saint-Taurin.

605


En 605
Viator, évêque de l'Évrecin (pagus Ebroicinus), mourrait subitement en célébrant l'élévation de saint Taurin (Taurinus), dont le corps avait été découvert par l'ascète Laud (Landulf). Ce dernier achève la cérémonie.

606


En 606
Le chanoine ascétique Laud (Landulf) succède à Viator aux fonctions d'évêque de l'Évrecin (pagus Ebroicinus) pour une douzaine d'années.

614


Le 10 octobre 614
Successeur de l'évêque Laud (Landulf), Erminulfus assiste au concile de Paris (Parisios?), où sont représentés les 76 évêchés de l'ensemble du royaume des Francs de Clotaire II.
Photo

Camée non contemporain représentant le buste de Clotaire de profil, à droite
© BNF-Gallica
Domaine public

619


En 619
Suffrageant à Rouen (Rodomo), Déodat (Deodatus) succède pour une vingtaine d'années à Erminulfus aux fonctions d'évêque de l'Évrecin (pagus Ebroicinus).

641


En 641
Ragnericus succède une dizaine d'années environ à Déodat (Deodatus) aux fonctions d'évêque de l'Évrecin (pagus Ebroicinus).

648


En 648
Ragnericus participe au concile de Châlons-sur-Saône (Cabiloninsis Urbis) et meurt peu après.

650


Vers 650
Naissance dans une famille aisée de l'Évrecin (pagus Ebroicinus) de Leufroy, étudiant en lettres à Évreux (Ebrocas?), fondateur de l'abbaye de La Croix-Saint-Ouen, à la frontière de la Madrie (pagus Madriacencis).

651


Vers 651
Concessus succède peut-être à Ragnericus aux fonctions d'évêque de l'Évrecin (pagus Ebroicinus).

668


En 668
Éterne (Æternus) succède pour quelques années à Concessus aux fonctions d'évêque de l'Évrecin (pagus Ebroicinus).
Photo

Statue de saint Éterne à l'église Notre-Dame Beauficel-en-Lyons
© Giogo / CC BY-SA 3.0
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