L'Histoire d'Évreux

1850 - 1851

L'Histoire d'Evreux depuis la mort du général et théoricien militaire Antoine Fortuné de Brack jusqu'au décompte annuel des personnes jugées à Evreux par le tribunal de cour d'assises.

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Les événements fondateurs, les petites et grandes péripéties de la ville, les personnages marquants, les anecdotes diverses, les informations les plus variées...

1850


Vers 1850
Construction par la Compagnie de l’Ouest des hangars Varillon, halles à marchandises.

En 1850
Raphaël Saunier installe un mécanisme de meunerie au moulin de Navarre.

La même année
Parution chez l'imprimeur ébroïcien Hérissey de Souvenirs et journal d'un bourgeois d'Evreux de Nicolas Rogue.

La même année
Le préfet de l'Eure Paul Louis Marie Vallon est élu président de la Société libre d'agriculture, sciences, arts et belles-lettres de l'Eure et succède à M. Hébert.

Le 21 janvier 1850
Mort à Evreux d'Antoine Fortuné de Brack, général de cavalerie, théoricien militaire et commandeur de l'ordre de la Légion d'honneur.
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Fin janvier 1850
Six instituteurs des arrondissements de Bernay, Evreux et Pont-Audemer sont révoqués pour différents motifs tels que négligence, ivrognerie, immoralité, irréligion ou communisme.

Le 2 février 1850
Un certain Pierre-Louis Labbé est condamné par le tribunal correctionnel d’Evreux pour avoir dissipé à son profit des sommes qui lui avaient été remises à titre de mandat et pour un emploi déterminé. Il fera appel.

Le 22 mars 1850
Le corps sans vie d'un grainetier, mortellement écrasé par la voiture en marche dans laquelle il avait voulu monter alors qu'il était fortement enivré, reste dix heures au bord de la route d'Evreux à Louviers sans qu'un seul passant n'agisse.

Le 17 avril 1850
Le conseil municipal autorise M. Chérel à faire abattre trois arbres situés à l'extrémité de la future rue de la Harpe afin qu'il fasse bâtir une maison dans son prolongement.

Le 3 mai 1850
Un certain Pierre-Louis Labbé est condamné à douze mois de prison et 150 francs d’amende en appel par le tribunal correctionnel d’Evreux pour avoir dissipé à son profit des sommes qui lui avaient été remises à titre de mandat et pour un emploi déterminé. Il décidera donc de porter l’affaire devant la Cour de cassation.

Vers le 25 juillet 1850
Accusé par la rumeur publique d'être l'assassin de son épouse et de ses enfants, le nommé Michot est arrêté puis incarcéré à la prison d'Evreux.

Le 28 juillet 1850
Naissance à Evreux de Léon Alexandre Vallée, conservateur adjoint à la Bibliothèque nationale de France, engagé volontaire et médaillé de la Guerre franco-allemande de 1870, membre de l'Académie des sciences morales et politiques, auteur d'ouvrages, officier de l'Instruction publique et chevalier de la Légion d'honneur.

En août 1850
Les riverains du beffroi demandent au conseil municipal la fermeture, en dehors des jours de marché, d'une petite rue allant de la poissonnerie à la rue Grande.

Le 10 août 1850
Condamné en appel à douze mois de prison et 150 francs d’amende par le tribunal correctionnel d’Evreux pour avoir dissipé à son profit des sommes qui lui avaient été remises à titre de mandat et pour un emploi déterminé, Pierre-Louis Labbé voit son pourvoi rejeté et sa peine confirmée par la Cour de cassation.

Le 30 août 1850
Le conseil municipal vote un budget de 2.500 francs pour les nombreuses festivités que la ville prévoit pour la visite imminente de Louis-Napoléon Bonaparte, président de la République.

Le 1er septembre 1850
M. Marais, cultivateur dans le quartier de Cambolle, reçoit une mention très honorable au prix de culture décerné à la séance publique de la Société libre d'agriculture, sciences, arts et belles-lettres de l'Eure.

Le 4 septembre 1850
Le président de la République Louis-Napoléon Bonaparte s'arrête à Evreux lors d'un voyage qui doit le conduire jusqu'à l'île britannnique de Wight.

Le 1er octobre 1850
Suite à l'exposition agricole annuelle, plusieurs Ebroïciens sont récompensés par la Société libre d'agriculture, sciences, arts et belles-lettres de l'Eure : M. Sergent pour ses fruits et ses produits maraîchers ; Mme Lapeltey pour ses produits maraîchers ; M. Hue, jardinier, pour ses plantes fleuries et sa collection de fuschias ; M. Piéton pour sa collection de fuschias et ses plantes de pleine terre ; M. Léger-Duhamel pour ses plantes de pleine terre ; M. Bouvelle, coutelier, et M. Bonneville, taillandier à La Madeleine pour leurs instruments agricoles.

Le 4 novembre 1850
Conseiller à la cour d'appel de Rouen, M. Fouché est nommé procureur de la République auprès du tribunal d'Evreux en remplacement de M. Mazé, décédé.

Le 9 décembre 1850
De très nombreux commerçants et badauds envahissent la rue Joséphine, l'avenue de Cambolle et le pré du Bel-Ebat à l'occasion de la foire Saint-Nicolas qui se déroule sous un soleil hivernal radieux.

Le 17 décembre 1850
Blessé de 19 coups de lance, deux coups de sabre et d'un coup de crosse de fusil lors de cinq campagnes militaires sous l'Empire, le vétéran natif d'Evreux Marcel Hubert Dubois est fait chevalier de la Légion d'honneur.

Le 31 décembre 1850
Depuis le début de l'année, 66 personnes ont été jugées par la cour d'assises de l'Eure siégeant à Evreux.

Le même jour
C'est précisément 232 stères de bois provenant de la forêt d'Evreux qui ont flotté sur l'Iton depuis le début de l'année, soit une baisse conséquente de 1.103 stères par rapport à l'année 1847.

1851


En 1851
La commune d'Evreux compte 12.877 habitants.

La même année
L'abbé Pierre-François Lebeurier est nommé directeur des Archives départementales de l'Eure en remplacement de Marie-Etienne Lorin.

La même année
L'ancien préfet Antoine Passy est élu une troisième fois président de la Société libre d'agriculture, sciences, arts et belles-lettres de l'Eure et succède à Paul Louis Marie Vallon.

Le 19 janvier 1851
Parti d'Evreux en ballon, l'aéronaute Eugène Godard atterrit à Normanville et voit son engin endommagé par « la barbarie des villageois normands ».
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En février 1851
Pour sa machine à fabriquer glaces et sorbets qu’il avait présentée l’année précédente à Lisieux, l’Ebroïcien Chesnon reçoit une mention honorable lors de la remise des récompenses se tenant au palais du Luxembourg sous la présidence du ministre du Commerce.

Le 12 février 1851
Donnant suite à la commission municipale, le juge de paix du canton sud refuse l'inscription sur les listes électorales de M. Papon, avoué auprès du tribunal civil d'Evreux et qui portera son affaire jusqu'en Cour de cassation.

Le 16 mars 1851
Désignés membres de la commission du chemin de fer et délégués par la ville d'Evreux, MM. de Clermont-Tonnerre, Robillard, Bagot et de Sepmanville présentent le projet ferroviaire décidé par la loi du 21 juin 1846 aux membres du conseil général de l'Eure. A l'issue est votée une subvention de 4.500.000 de francs à la ligne Paris-Caen passant par Evreux.

Le 19 mars 1851
M. Morel-Beaulieu est nommé président du tribunal d'Evreux à la place de M. Masse qui est admis à la retraite.

Le 9 avril 1851
Avoué auprès du tribunal civil d'Evreux, M. Papon porte en Cour de cassation la décision judiciaire qui validait le refus du juge de paix du canton sud de l'inscrire sur les listes électorales. Il obtient gain de cause grâce au soutien de M. Davy.

En juin 1851
Le refus d'un propriétaire de vendre une partie de sa propriété empêche le conseil municipal de poursuivre le projet d'élargir la rue de la Halle qu'il a adopté.

Le 30 juin 1851
Le condamné à mort Banceline obtient un sursis de dernière minute alors que la foule s'est déjà pressée autour de l'échafaud.

Le 2 juillet 1851
L'exécution est suspendue à la dernière minute lorsqu'un condamné à mort annonce qu'il a des révélations à faire au sujet d'un meurtre commis plusieurs années auparavant.

Le 25 juillet 1851
Le condamné à mort Banceline qui avait obtenu un sursis de dernière minute le 30 juin est conduit à l'échafaud par la voiture cellulaire puis guillotiné.

Le 7 août 1851
Docteur en médecine et membre du conseil général, M. Gros-Fillay est condamné à 25 francs d'amende par le tribunal correctionnel d'Evreux pour avoir dressé deux actes de naissance avec les prénoms Raspail François et Louis Blanc Désiré.

Le 29 août 1851
Plusieurs personnalités locales émettent, à Evreux, le voeu de réviser dans son intégralité la constitution de 1848 : MM. de Broglie, Vattier, Hochon, Leclerc, Lefebvre-Duruflé, de Vatimesnil, de Saint-Hilaire, Hébert, Legrand, de Blosseville, Fouquet, Suchet-d'Albuféra, de Lagrange, Petit, Fauvel, Licquet, d'Osmoy, Delhomme, Hamel et Focet.

Le 31 août 1851
Ebroïciens suivant le cours de dessin de M. Massot à l'amphithéâtre, Aimé Roussel, Adolphe Laymé, Emile Leblond et Adolphe Liard reçoivent un prix de la Société libre d'agriculture, sciences, arts et belles-lettres de l'Eure.

Le 4 octobre 1851
Au cours d’une séance de travail de l’Association normande et du comice agricole du canton de Gisors, Raymond Bordeaux considère que les vallées des arrondissements d’Evreux et de Louviers ne présentent que des marécages « dont l’existence est honteuse dans un pays civilisé ».

Le 5 octobre 1851
Entre deux séances de l’Association normande et du comice agricole du canton, l’Ebroïcien Edgar Lachèvre joue de l’orgue pendant la grand’messe à la chapelle de l’hôpital de Gisors.

En décembre 1851
Républicain convaincu et opposé au coup d'état de Louis-Napoléon Bonaparte, Alphonse Chassant perd sa charge de bibliothécaire qu'il tenait depuis 1838.

Le même mois
Ancien préfet de l'Eure et ancien administrateur d'Evreux, Alexandre-Denis Fléau est inscrit au barreau de la ville.

Le 3 décembre 1851
Protestant contre le coup d'Etat de Louis-Napoléon Bonaparte, le médecin et député Alphonse Baudin est tué par la troupe sur la barricade du 151 rue du Faubourg-Saint-Antoine à Paris, puis rend son dernier souffle dans les bras de l'Ebroïcienne Perrichon.

Le 23 décembre 1851
Affaire déjà largement évoquée en février 1825 et en septembre 1831, le maire prend un nouvel arrêté pour ordonner aux riverains de faire fermer, à leurs frais, la rue de Saint-Denis, jugée insalubre.

Le 30 décembre 1851
Profitant du coup d'Etat de Louis-Napoléon Bonaparte, le maire d'Evreux prend un arrêté qui donne le nom de place Bonaparte à la place Dupont-de-l'Eure comme le souhaite la ville depuis près de onze ans.

Le 31 décembre 1851
Depuis le début de l'année, 89 personnes ont été jugées par la cour d'assises de l'Eure siégeant à Evreux.

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