L'Histoire d'Évreux

1824

L'Histoire d'Evreux depuis la taxation du pain de huit livres à 19 sous et conservateur Prosper-Arthur Piéton jusqu'à la proclamation de la conscription militaire des jeunes gens de la classe 1824.

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Les événements fondateurs, les petites et grandes péripéties de la ville, les personnages marquants, les anecdotes diverses, les informations les plus variées...

1824


En 1824
Le couvent et la chapelle des Jacobins sont rasés pour permettre la construction du nouvel hospice.

La même année
Ouverture de la rue de la Préfecture, actuelle rue de Verdun.

La même année
Reliant Paris à Cherbourg et desservant Evreux, la route impériale 14 devient officiellement route nationale 13.

La même année
Des bancs en pierre sont installés entre les ormes de l'avenue de Cambolle.

La même année
Un collège occupe le cloître des Capucins.

La même année
Remplaçant son beau-père qu'il assistait depuis 1814, Amand Leroy devient exécuteur en chef de la ville d'Evreux.

Le 4 janvier 1824
Le pain de huit livres est taxé à 19 sous.

Le même jour
Une partie des écoliers des écoles chrétiennes sont conduits aux offices de l'église Saint-Taurin.

Le 6 janvier 1824
L'évêque d'Evreux Charles-Louis de Salmon du Châtelier ordonne de célébrer l'Epiphanie dans toutes les églises du diocèse.

Le 11 janvier 1824
L'Epiphanie est une seconde fois célébrée dans toutes les églises.

Le 15 janvier 1824
Plusieurs biens de l'hospice d'Evreux sont vendus aux enchères : une maison composée de deux boutiques dans la Grande-Rue à laquelle est ajoutée un petit terrain jouxtant la place du Marché-Neuf, une maison située rue Joséphine, et une autre située au bout de la rue Saint-Léger.

Le 16 janvier 1824
Les listes des électeurs du département, choisis selon l'imposition, sont affichées à l'hôtel de ville et en d'autres lieux.

Le 17 janvier 1824
Des individus jugés séditieux déchirent pendant la nuit les listes des électeurs du département.

Le 21 janvier 1824
Le service anniversaire de la mort du roi Louis XVI est donné en présence des enfants de l'école chrétienne mais en l'absence de l'évêque d'Evreux, retenu à Paris.

Fin janvier 1824
Dénoncé par le domestique d'un ancien lieutenant-général civil, le boucher Lefort est convoqué au tribunal de police pour avoir refusé de vendre sa viande au prix de la taxe municipale.

Le 7 février 1824
Conséquence des dernières élections, le directeur de la poste aux lettres, M. Clément, apprend sa destitution par l'arrivée de la malle-poste de Paris.

Le 11 février 1824
Beaucoup d'invités ne se rendent pas au grand bal donné par le préfet de l'Eure pour des raisons politiques.

Le 25 février 1824
Le son de la plus grosse cloche de la cathédrale Notre-Dame annonce la messe du Saint-Esprit et l'ouverture du collège pour la nomination d'un nouveau député qui aura lieu à la cour d'assises.

Le 26 février 1824
Président du collège électoral réuni à la cour d'assises d'Evreux, M. La Pastore est élu député devant Alexandre-Antoine du Meilet, ancien maire révoqué de la commune.

Le 29 février 1824
Le pain de huit livres est taxé à 20 sous.

Le même jour
L'évêque d'Evreux remercie les personnes ayant fait don d'argent pour le séminaire et les invite à renouveler leur geste.

Le 6 mars 1824
Les citoyens formant le grand collège d'électeurs du département de l'Eure se réunissent à la cour d'assises d'Evreux pour élire trois députés, tous de sensibilité royaliste : Charles Gazan, Anne Charles Léonor de Roncherolles et Bon Henri Pierre de Blangy.

Le 29 mars 1824
M. Désolère met à la vente aux enchères publiques tous les ustensiles et outils de sa fabrique de draps de la rue de Gasville.

Le 29 avril 1824
Inhumation à Evreux de l'épouse d'Hector Pierre de Barrey des Authieux, maire de la commune.

Le 30 avril 1824
Probablement affecté par la mort de son épouse et arrivant au terme de son mandat, Hector-Pierre de Barrey des Authieux présente sa démission des fonctions de maire d'Evreux.

Fin avril 1824
Détériorée par les orages et menaçant de tomber, l'aiguille en fer du beffroi est retirée de l'horloge.
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Le 4 mai 1824
De nombreux notables et les frères de l'école chrétienne assistent en la cathédrale Notre-Dame au service solennel donné à la mémoire de l'épouse d'Hector-Pierre de Barrey des Authieux, maire de la commune.

Le 7 mai 1824
C'est probablement en transportant à cheval du fumier vers les champs que M. Tillard égare, en début d'après-midi, probablement sur la route d'Evreux, une montre en or décorée d'une croix autour de laquelle est gravée « Fais pour lui, il fait pour toi. »

Le 9 mai 1824
Le pain de huit livres est taxé à 19 sous.

Le même jour
Contraints de terminer la démolition des anciens bâtiments de Saint-Louis avant la venue de la duchesse d'Angoulême, les ouvriers travaillent ce dimanche et de nombreuses personnes sont réquisitionnées à travers toute la ville.

Le 11 mai 1824
Les façades des maisons sont tapissées de guirlandes et de drapeaux blancs pour l'arrivée de la duchesse d'Angoulême, annoncée pour le lendemain.

Le 12 mai 1824
Au son des cloches et de plusieurs salves d'artillerie, la duchesse d'Angoulême traverse Evreux par la rue Ferrée, la rue de la Harpe, le parvis Notre-Dame puis s'arrête à l'hospice de Saint-Louis dont elle pose symboliquement la première pierre.

Le même jour
Albert Godefroy Delangle prend ses fonctions de maire d’Evreux.
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Le 17 mai 1824
Le tribunal correctionnel d’Evreux condamne M. Doucerain suite à une infraction constatée sur un cours d’eau par le garde champêtre Leméteyer. Le défendeur portera l’affaire en appel.

Le 23 mai 1824
Le pain de huit livres est taxé à 20 sous.

Le 2 juin 1824
Le tribunal correctionnel d’Evreux condamne en appel la veuve Doucerain suite à une infraction constatée sur un cours d’eau par le garde champêtre Leméteyer. L’affaire ira en Cour de cassation quatre ans après.

Le 15 juin 1824
Une ordonnance royale autorise l'établissement d'un abattoir et d'une fonderie de suif dans la ville. Elle interdit par voie de conséquence tous les abattages privés.

Le 17 juin 1824
Les ateliers d'artisans et les commerces restent ouverts pour ce jour anticipé de Fête-Dieu.

Le 20 juin 1824
Le pain de huit livres est taxé à 19 sous.

Le 27 juin 1824
Le pain de huit livres est taxé à 20 sous.

Le même jour
Pour l'octave du Saint-Sacrement, la procession de la cathédrale Notre-Dame passe successivement par la rue de la Petite-Cité, le bas de la rue de l'Horloge, la place du Grand-Carrefour, la place Royale, le bas de la rue Saint-Léger puis, revenant sur ses pas, de nouveau par la rue Saint-Léger, la place Royale, la rue du Charriot, puis le parvis Notre-Dame.

Le même jour
Pour l'octave du Saint-Sacrement, la procession de l'église Saint-Taurin passe successivement par la rue Joséphine, la rue aux Fèvres, la Grande-Rue jusqu'à la place du Marché-Neuf, la rue du Pahaha, la rue aux Juifs, la rue Saint-Sauveur, puis revient à l'ancienne abbaye.

Le 4 juillet 1824
Le pain de huit livres est taxé à 22 sous.

Vers le 10 juillet 1824
L'adjudication des travaux du petit séminaire est fixée à 59.000 francs.

Le 11 juillet 1824
Le pain de huit livres est taxé à 24 sous.

Le 18 juillet 1824
Le pain de huit livres est taxé à 21 sous.

Le 30 juillet 1824
La rue de la Basse-Ronde prend le nom de rue des Authieux, en hommage au précédent maire de la ville.

Le 8 août 1824
Le pain de huit livres est taxé à 22 sous.

Le 12 août 1824
Un arrêté préfectoral proclame la vaccination des élèves de l'école chrétienne.

Le 13 août 1824
Mort à Evreux de Marie-Thérèse de Mondran, dame de Breuilpont, chanteuse, et veuve du mousquetaire et fermier général Alexandre-Jean-Joseph Le Riche de La Popelinière.
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Le 15 août 1824
Le pain de huit livres est taxé à 21 sous.

Le 22 août 1824
Le pain de huit livres est taxé à 22 sous.

Le 24 août 1824
La fête de Saint-Louis est annoncée pour le lendemain par le son des cloches et un salve de coups de canon. Les membres de la garde royale, à qui la municipalité a distribué de l'argent, achètent nourriture et vin pour leur repas à la caserne Saint-Sauveur.

Le 25 août 1824
De nombreuses manifestations ont lieu pour la fête de Saint-Louis : l'évêque d'Evreux célèbre la messe en présence des autorités civiles et militaires, les gardes royaux exécutent des manoeuvres au pré du Bel-Ebat en présence de la garde nationale, un banquet est donné à la caserne Saint-Sauveur, un feu de joie, un mât de cocagne et des danses animent la place Royale, un feu d'artifice est tiré depuis la préfecture, puis un bal dans la résidence du préfet clôt la journée.

Le 26 août 1824
Sur la demande du préfet, le conseil municipal demande la suppression d'une partie de la ruelle de l'Emplumé pour permettre l'établissement de la nouvelle préfecture.

Le 27 août 1824
Evéque d'Evreux, Mgr Salmon du Châtelier entre en retraite au séminaire avec une centaine de prêtres.

Le 11 septembre 1824
Le tribunal civil d'Evreux ordonne la démolition de la maison appartenant à la veuve Borel, ses fils, filles et gendre, pour permettre l'achèvement de la nouvelle préfecture.

Le 14 septembre 1824
La ville proclame la fermeture de tous les spectacles, bals et divertissements publics pour ce jour de Saint-Sacrement.

Le 16 septembre 1824
A neuf heures du soir, toutes les cloches de la cathédrale Notre-Dame sonnent à l'annonce de la mort de Louis XVIII, roi de France depuis 1815.

Le 17 septembre 1824
La garde nationale, la garde royale, les frères de la Charité et ceux des écoles chrétiennes assistent en la cathédrale Notre-Dame au service pour le repos de l'âme du roi Louis XVIII.

Le même jour
Deux bataillons du 48e régiment d'infanterie de ligne apprennent la mort du roi Louis XVIII en arrivant à Evreux.

Le 30 septembre 1824
Chirurgien et président de la Société de médecine, chirurgie et pharmacie de l'Eure, M. Potet écrit, depuis son bureau d'Evreux, un courrier à l'adresse des membres du comité central et revient sur la météorologie catastrophique de l'été et son incidence sur la santé de la population euroise :
Les maladies inflammatoires ont été fréquentes ; l'usage irréfléchi des vomitifs et des purgatifs les a nécessairement aggravées et elles ont fait quelques victimes, tandis qu'un régime anti-phlogistique sagement dirigé, a toujours produit les résultats les plus heureux.

Le 16 octobre 1824
Un service expiatoire pour la reine Marie-Antoinette est donné en la cathédrale Notre-Dame, comme chaque année depuis l'an 1816.

Le 19 octobre 1824
Une chapelle du presbytère Saint-Aquilin est dédicacée pour le service du petit séminaire.

Le même jour
Les échafaudages du clocher du beffroi sont démontés et les travaux de réparations remis ultérieurement.

Le 21 octobre 1824
Condamnée à mort pour le meurtre de son père, une certaine Melle Chauvin est guillotinée après avoir eu le poing droit coupé.

En novembre 1824
Le préfet de l'Eure loge chez Hector-Pierre de Barrey des Authieux, ancien maire d'Evreux, tandis que ses bureaux investissent la nouvelle préfecture.

En novembre 1824
Les remous de la période révolutionnaire appartenant au passé, l’évêque d'Evreux Charles-Louis Salmon du Châtelier peut de nouveau loger au palais épiscopal.

Le 12 novembre 1824
Par arrêté municipal, le bétail passant par Evreux pour être conduit vers Paris n'est plus autorisé à traverser la ville, et doit désormais emprunter le chemin de Pannette pour rejoindre cette route.

Le 14 novembre 1824
Le pain de huit livres est taxé à 20 sous.

Le 20 novembre 1824
Le préfet de l'Eure ratifie l'arrêté municipal du 12 novembre sur la circulation du bétail à Evreux.

Le 21 novembre 1824
Le pain de huit livres est taxé à 21 sous.

Le 5 décembre 1824
L'évêque d'Evreux Charles-Louis Salmon du Châtelier est nommé pair de France par le roi Louis XVIII.

Le 8 décembre 1824
Le tableau représentant Jean-Baptiste Bourlier, évêque d'Evreux de 1802 à 1821, est installé à la cathédrale Notre-Dame.

Mi-décembre 1824
Le cordage des réverbères est remplacé par des chaînes en fer.

Le 19 décembre 1824
Après la messe donnée en l'église Saint-Taurin, trois militaires de la garde royale font amende honorable en baisant la terre devant le Saint-Sacrement, après avoir eu une attitude jugée insultante envers le vicaire des lieux, pendant d'une inhumation.

Le 25 décembre 1824
L'adjudication de la perception des droits de place à la halle, d'une durée de neuf ans, est lancée avec une mise à prix de 8.050 francs annuels.

Fin décembre 1824
La conscription militaire des jeunes gens de la classe 1824 est proclamée.

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