L'Histoire d'Évreux

1822 - 1823

L'Histoire d'Evreux depuis l'installation de la nouvelle pompe à incendie des sapeurs-pompiers d'Evreux jusqu'à la taxe de 8 sous et 6 deniers la livre de viande de premier choix.

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Les événements fondateurs, les petites et grandes péripéties de la ville, les personnages marquants, les anecdotes diverses, les informations les plus variées...

1822


En 1822
La Société d’agriculture, sciences et arts du département de l’Eure fait paraître le premier numéro de Journal d’agriculture, de médecine et des sciences accessoires.

Le 6 janvier 1822
Les sapeurs-pompiers d'Evreux essaient la nouvelle pompe à incendie acquise à Paris par la municipalité.

Le 10 janvier 1822
Evêque de Laon, Charles-Louis de Salmon du Châtelier est nommé à la tête du diocèse d'Evreux et succède à Jean-Baptiste Bourlier.
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Le 16 février 1822
La municipalité étudie la demande des Ursulines de supprimer la ruelle dite du Moulin-l'Abbesse qui sépare les jardins de leurs bâtiments.

Le même jour
Après s'être acquitté des droits d'octroi au bureau d'entrée de la route de Rouen à Evreux, un fermier livre un porc chez le charcutier Leclerc mais oublie par mégarde de lui laisser la quittance. Le commerçant sera traduit devant le tribunal correctionnel de police.

Le 17 février 1822
Le paysan qui lui avait livré un porc la veille ne lui ayant pas délivré la quittance, le charcutier Leclerc est incapable de présenter le précieux document aux employés de l'octroi qui se présentent à son commerce. Ces derniers refusant toute vérification dans leur registre, le commerçant sera traduit devant le tribunal correctionnel de police.

Le 4 mars 1822
Le premier trimestre des assises de l'Eure ouvre à Evreux sous la présidence de M. Gaillard, membre de la Légion d'honneur et conseiller du roi Louis XVIII.

Le 14 mars 1822
Les jeunes gens de la classe 1821 sont tirés au sort pour la circonscription militaire.

Vers le 15 mars 1822
Les jeunes gens de la classe 1822 sont également tirés au sort pour la circonscription militaire.

Le 12 avril 1822
Mort à Evreux d'Adrien Barthélémy Séglas, jardinier au service du palais épiscopal du diocèse du même nom.

Le 17 avril 1822
Le pain de huit livres est taxé à 20 sous.

Le 19 avril 1822
Appelé en janvier à succéder à Jean-Baptiste Bourlier, Charles-Louis de Salmon du Châtelier est confirmé évêque d'Evreux.

Le 25 avril 1822
Notaire à Rouen, Me Ricquier procède à la vente par adjudication d'un établissement à usage de filature hydraulique, situé rue de Gasville, dont sont propriétaires les héritiers du duc de Bouillon.

Fin avril 1822
La municipalité achète à Argence une partie des terrains et des bâtiments de la succession de M. Fouché pour y construire des abattoirs et des fonderies.

Le 7 mai 1822
Appelés en raison d'incendies qui se multiplient en Normandie, plusieurs escadrons de chasseurs à cheval arrivent à Evreux.

Le 8 mai 1822
Fondé de pouvoir parisien des héritiers du duc de Bouillon, M. Declercq et les notaires ébroïciens Péclet et Sainte-Beuve supervisent la vente par adjudication de la forêt de Gravigny en quatre lots.

Le 26 mai 1822
Comme le 7 du mois, plusieurs escadrons de chasseurs à cheval arrivent à Evreux en raison d'incendies qui se multiplient en Normandie.

Le même jour
Le pain de huit livres est taxé à 19 sous.

Le 28 mai 1822
Le deuxième trimestre des assises de l'Eure ouvre à Evreux sous la présidence de M. Dreux, conseiller du roi Louis XVIII.

Le 2 juin 1822
Une messe du Saint-Esprit est donnée en la cathédrale Notre-Dame pour le sacre du nouvel évêque d'Evreux, Charles-Louis de Salmon du Châtelier.

Le 5 juin 1822
Principal clerc de notaire chez Me Péclet à Evreux, M. Ducôté est nommé notaire royal à Pont-de-l'Arche pour pallier au décès de Me Benard.

Le 11 juin 1822
Un orage violent, accompagné de grêlons inhabituels, frappe Evreux et ses environs et fait gonfler l'Iton.

Le 14 juin 1822
Les chanoines capitulaires de la cathédrale reçoivent une lettre du nouvel évêque d'Evreux, Mgr Charles-Louis de Salmon du Châtelier, par laquelle ce dernier donne ses pouvoirs au doyen pour prendre possession de l'évêché. Le chapitre élit cependant M. Pinchon en l'absence de doyen depuis le départ de M. La Brunière.

Le 22 juin 1822
L'avoué ébroïcien Leroy procède, à l'audience des criées du tribunal de première instance d'Evreux, à la vente par adjudication des 178 hectares des bois de Normanville pour une somme de départ et globale de 172.500 francs.

Après juin 1822
L’évêque Bourlier fait don à Evreux d’une maison pour y établir une école chrétienne de la Charité, à la condition que la ville paye le salaire des frères chargés de l’instruction des enfants.

Le 7 juillet 1822
Le pain de huit livres est taxé à 21 sous.

Le 11 juillet 1822
Nommé évêque d'Evreux en novembre de l'année précédente, Mgr Charles-Louis de Salmon du Châtelier arrive en ville.

Le 13 juillet 1822
Le nouvel évêque d'Evreux, Mgr Charles-Louis de Salmon du Châtelier, est installé dans ses nouvelles fonctions.

Le même jour
Assistant à la prise de fonctions du nouvel évêque d'Evreux, l'épouse d'un garde-barrière de La Madeleine tombe à la renverse et se fracture le crâne contre un pilier.

Le 19 juillet 1822
Le nouvel évêque d'Evreux envoie 50 francs au garde-barrière de La Madeleine dont la femme s'était fracturée le crâne le 13 du mois et avait ensuite succombé.

Le 21 juillet 1822
Les fidèles ébroïciens assistent à la première messe dominicale du nouvel évêque d'Evreux, Mgr Charles-Louis de Salmon du Châtelier.

Vers août 1822
Mort de M. Laprêtey, grand pénitencier de la cathédrale Notre-Dame.

En août 1822
Le conseil municipal procède au recensement des portes et fenêtres de la ville.

Le 7 août 1822
Ancien maire d'Evreux, Alexandre-Antoine du Meilet suit les volontés testamentaires de son oncle et distribue pour environ 1.500 livres de pain blanc aux pauvres.

Le 9 août 1822
Le maire d'Evreux fait afficher un arrêté municipal invitant les propriétaires, locataires et maîtres de moulins ou d'usines à se présenter le 20 du mois à l'hôtel de ville pour la nomination des responsables des vannes et des écluses.

Le 12 août 1822
La municipalité impose pour la première fois un droit de place et une taxe sur chaque tête de bétail à la foire de Saint-Taurin.

Le 15 août 1822
Nombre de journaliers, non résidents et venus pour la moisson, assistent à la cérémonie de l'Assomption en la cathédrale Notre-Dame.

Le 16 août 1822
Un météore exceptionnellement brillant apparaît dans le ciel et laisse de très nombreux Ebroïciens perplexes.

Le 24 août 1822
Comme les années précédentes, la fête de Saint-Louis est annoncée pour le lendemain par le son des cloches et une salve de coups de canon.

Fin août 1822
Alors que des réparations sont apportées à la toiture, à la charpente et à la flèche centrale de la cathédrale qui menace de s'écraser, les ouvriers trouvent sous la couverture de plomb une petite boîte enfermant une châsse qui contient un anneau et deux plaques de cuivre, renfermant elles-mêmes des reliques sacrées.
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Le 16 septembre 1822
Pour la somme de 76.000 francs, revue à la baisse, la municipalité met en adjudication la construction des abattoirs et des fonderies sur les terrains d'Argence, acquis fin avril dernier.

Le 27 octobre 1822
Curé de la cathédrale, M. Féron prend ses fonctions quelques jours après l'installation des nouveaux chanoines.

Le 30 octobre 1822
Le service anniversaire de Mgr Bourlier, ancien évêque d'Evreux, est donné en la cathédrale Notre-Dame par son successeur, Charles-Louis de Salmon du Châtelier.

Le 6 novembre 1822
Mort à Evreux de Jean-Louis Thirouin, industriel textile spécialisé dans la production du coutil.

Le 9 novembre 1822
Avoué au 18 rue Chartraine, Me Noël Desgraviers supervise, devant la deuxième chambre du tribunal de première instance d'Evreux, l'adjudication sur expropriation forcée des biens que M. Lecouturier de Courcy possède à Gravigny :
(...) un bâtiment à usage de filature, nouvellement construit en briques, excepté les soubassemens [sic] et les cordons existants sous chaque étages [sic] qui sont en pierre de taille (...) Cet établissement, construit depuis six ans, est en pleine activité pour les travaux de filature. On peut filer par jour un mille de longueur, et en outre, employer 400 personnes pour la fabrication des draps (...)

Le 25 novembre 1822
Le tribunal de police correctionnelle de la ville rend un jugement en faveur des époux Deporte qui, sur le territoire de la commune des Ventes, avait illégalement prélevé l’équivalent de quatre pieds de bois de chêne en forêt d’Evreux, propriété des héritiers de la succession du duc de Bouillon.

Le 29 novembre 1822
Inhabituel pour la saison, un très violent orage avec de la grêle s'abat sur la ville.

Le 2 décembre 1822
Le pain de huit livres est taxé à 20 sous.

Le 12 décembre 1822
Ouverture des écoles chrétiennes.

Le 13 décembre 1822
Le conseil municipal étudie la possibilité d'ouvrir une rue reliant la rue de Gasville, future rue Villaine, et la rue Saint-Amand, future rue Edouard-Ferray.

Le 17 décembre 1822
La garde nationale et les autorités civiles assistent à la messe donnée en la cathédrale Notre-Dame pour célébrer l'ouverture des écoles chrétiennes le 12 précédent.

Le 31 décembre 1822
Depuis le 1er janvier 1806, il meurt en moyenne 467 individus par mois, les mois d’avril, mars et mai étant les plus funestes. Portée à 31,8 ans, la durée moyenne de vie d’un Ebroïcien a toutefois gagné quatre années.

1823


En 1823
La ville achète deux maisons de la rue Ferrée, actuelle rue de la Harpe, pour l'ouverture d'un boulevard sur cette même rue.

Le 1er janvier 1823
Le pain de huit livres est taxé à 26 sous.

Le même jour
Les chanoines de la cathédrale Notre-Dame disent désormais quotidiennement la messe et les vêpres.

Le 5 janvier 1823
Le prix de huit livres est taxé à 20 sous.

Le 6 janvier 1823
Pour la première fois, tous les frères des écoles chrétiennes ouvrent leurs classes le même jour.

Le 9 janvier 1823
Naissance au domicile de ses parents situé rue Chartraine à Evreux de l'avocat Auguste Frédéric Gaston de Tournemine de La Grange.

Le 12 janvier 1823
L'office de l'Epiphanie est donné simultanément à la cathédrale Notre-Dame et dans toutes les églises de la ville.

Le 13 janvier 1823
Les jeunes gens de la classe 1822 sont tirés au sort jusqu'au lendemain pour la conscription militaire.

Le 14 janvier 1823
Une impressionnante quantité de neige recouvrant la ville, l'atelier de la charité l'enlève au moyen de tombereaux à bascule puis la jette dans l'Iton et dans les puits dont le niveau est anormalement bas.

Le 26 janvier 1823
Craignant des inondations à cause de la montée rapide des eaux de l'Iton, plusieurs ouvriers et jardiniers du quartier des Quatre-Chemins renforcent une digue au-dessus du Moulin-Vieux.

Le 28 janvier 1823
La digue renforcée l'avant-veille au-dessus du Moulin-Vieux se rompt violemment. Les eaux se déversent en détruisant les murets, montent à près de sept pieds de hauteur dans la plaine puis, s'engouffrant dans plusieurs rues de la ville, provoquent de très importants dégâts aux habitations.

Le 3 février 1823
Les voyageurs sont avertis que la mort de M. Chesnel, propriétaire de la voiture de Rouen à Evreux, n'aura pas d'impact sur l'exploitation de la ligne, et que la diligence sera toujours au départ de l'Hôtel de Lisieux à Rouen à midi pile, et de l'Hôtel de Rouen à Evreux à sept heures du matin.

Le 7 février 1823
Le préfet de l'Eure annonce la décision ministérielle d'inviter les vétérans à reprendre du service dans l'armée de réserve.

Le 16 février 1823
Le pain de huit livres est taxé à 21 sous.

Le 22 février 1823
Lorsque des rumeurs de guerre avec l'Espagne se font entendre, les Ebroïciens sont très inquiets d'apprendre par le préfet le rappel des jeunes gens des classes 1817, 1818, 1819, 1820, 1821 et 1822, sans distinction de réforme ni de mariage.

Le 24 février 1823
Le pain de huit livres est taxé à 22 sous.

Fin février 1823
Rappelés le 22 du mois, les jeunes gens mariés des classes 1817, 1818, 1819, 1820, 1821 et 1822 seront finalement affectés à des postes d'ouvriers infirmiers ou de conducteurs de mulets à bât.

Début mars 1823
Certains jeunes gens de la classe 1822 quittent Evreux pour rejoindre leur affectation.

Le 2 mars 1823
Le pain de huit livres est taxé à 23 sous.

Le 5 mars 1823
La Cour de cassation annule une décision de justice rendue par le tribunal civil d’Evreux en 1818 et qui donnait raison à l’épicier ébroïcien Pellerin face au service des contributions indirectes de la ville. Contraint de payer une somme relative à la vente de vin au détail pour le troisième trimestre 1817, le commerçant rappelle qu’il avait pourtant déclaré cesser cette activité pour se limiter à la vente d’eau-de-vie.

Le 19 mars 1823
Sous-lieutenant au 2e régiment de la garde royale, M. Vidal se rend en soirée chez le commissaire de police d'Evreux et dénonce, à tord, le voyageur de commerce lyonnais Veillas et le comédien ébroïcien Pélissier d'avoir tenu des propos séditieux lorsqu'ils se partagaient une bouteille de bière au café de M. Delaunay.

Le 20 mars 1823
Sur le pourvoi de la princesse Berthe de Rohan et des héritiers de la succession du duc de Bouillon, propriétaire historique de la forêt d’Evreux, la Cour de cassation annule un jugement rendu par le tribunal de police correctionnelle de la ville sur le conflit les opposant aux époux Deporte qui avaient été surpris en flagrant délit de coupe illégale de quatre pieds de chêne.

Le 26 mars 1823
L'adjudication des futurs abattoirs et fonderies sur les terrains d'Argence acquis en avril 1822 est remportée par M. Lemesle, banquier ébroïcien, et M. Chérami, commissaire-priseur devenu homme d'affaires.

Le 27 mars 1823
Dénoncé à tort au commissaire de police par M. Vidal, sous-lieutenant au 2e régiment de la garde royale, le voyageur de commerce lyonnais Veillas et le comédien ébroïcien Pélissier comparaissent devant le tribunal de police correctionnelle d'Evreux pour avoir tenu des propos séditieux la semaine précédente. Ils obtiendront un non-lieu.

Fin mars 1823
Bien que touchés par les récentes inondations, plusieurs Ebroïciens se plaignent de ne pas faire partie des indemnisés.

Le 1er avril 1823
Mort à Evreux de Jean-Baptiste Pierre Damois de Valmont, sellier puis employé des contributions indirectes dans cette ville.

Fin avril 1823
La mairie achète « par main tierce » les maisons de la veuve Guerèche et de l'épicier Amiot dans la rue Ferrée pour terminer la jonction du boulevard Chambaudouin.

Le 1er mai 1823
Facteur d'orgues domicilié 66 rue Joséphine à Evreux, M. Huet est en mesure de livrer l'orgue, réparé et augmenté par ses soins, à l'église Saint-François du Havre.

Le 4 mai 1823
Le pain de huit livres est taxé à 26 sous.

Le 11 mai 1823
Le pain de huit livres est taxé à 29 sous.

Le 18 mai 1823
Le pain de huit livres est taxé à 27 sous.

Le 30 mai 1823
Peu d'Ebroïciens semblent passionnés à la proclamation de l'entrée victorieuse des troupes françaises à Madrid le 23 du mois.

Début juin 1823
La municipalité lance l'adjudication, pour un montant de 3.200énbsp;francs, de la construction pour le 15 septembre d'un pont au bout de la rue au Sel.

Le 1er juin 1823
Le pain de huit livres est taxé à 26 sous.

Le 5 juin 1823
Environ cent quatre-vingts reformés de la conscription militaire sont rappelés pour, dit-on, une affectation d'instructeur à Lille.

Le 8 juin 1823
Le pain de huit livres est taxé à 24 sous.

Mi-juin 1823
Le choeur de l'église Saint-Taurin est pavé de marbre et ses murailles sont blanchis.

Le 5 juillet 1823
L'administration départementale lance l'adjudication, pour un montant de 117.500 francs, des travaux d'agrandissement du petit séminaire.

Le 14 juillet 1823
Entendant rectifier les dires du Constitutionnel, journal politique, littéraire et commercial, plusieurs avocats du barreau d'Evreux rédigent un courrier à sa rédaction :
(...) Nous sommes instruits que dans un des numéro de votre journal (en parlant d'une souscription en faveur du sieur Magallon) vous vous êtes permis d'annoncer que le barreau d'Evreux figurait au nombre des souscripteurs. Le fait que vous avez annoncé est au moins inexact et nous devons le démentir.

Le 17 juillet 1823
La municipalité lance l'adjudication de la construction d'une voûte au pont Rouge.

Le 19 juillet 1823
Des riverains sont informés par courrier de l'expertise imminente de leur maison et terrain, concernés par le projet d'élargissement de la côte de Paris.

Le 24 juillet 1823
Annoncés par courrier le 19 précédent, des experts se présentent chez les riverains dont la maison ou le terrain sont concernés par le projet d'élargissement de la côte de Paris.

Le 26 juillet 1823
La municipalité lance l'adjudication, d'un montant de 55.000 francs, de la reconstruction d'un bâtiment des Jacobins.

Le 31 juillet 1823
Hector-Pierre de Barrey des Authieux, maire d'Evreux, pose la clef de voûte du pont de la rue au Sel.

Le 10 août 1823
Le pain de huit livres est taxé à 23 sous.

Le 15 août 1823
La nouvelle bannière de la confrérie de Notre-Dame-de-Liesse est étrennée à la fête de l'Assomption.

Le 18 août 1823
Le troisième trimestre des assises du département de l'Eure ouvre à Evreux sous la présidence de M. Gaillard, conseiller du roi et chevalier de l'ordre royal de la Légion d'honneur.

Le 19 août 1823
Dès le départ en vacances des écoliers, plusieurs dizaines prêtres du diocèse d'Evreux se mettent en retraite au séminaire.

Le 25 août 1823
Plusieurs enfants se blessent à la fête de Saint-Louis lorsque l'estrade construite pour les musiciens s'effondre.

Le 26 août 1823
Une messe solenelle est donnée en la cathédrale Notre-Dame pour les prêtres du diocèse qui s'étaient mis en retraite au séminaire le 19 du mois.

Le 27 août 1823
M. Clément est nommé avoué auprès du tribunal civil de première instance d'Evreux suite à la démission de M. Chapelain.

Début septembre 1823
Les plombiers commencent la couverture du clocher de la cathédrale Notre-Dame.

Le 6 septembre 1823
Nommé avoué à Evreux le 27 août précédent suite à la démission de M. Chapelain, M. Clément prête serment devant ses pairs du tribunal civil de première instance.

Le 10 septembre 1823
Un service solennel est donné dans la plus grande simplicité pour le repos de l'âme du pape Pie VII.

Le 14 septembre 1823
Le pain de huit livres est taxé à 22 sous.

Mi-septembre 1823
Le bilan annuel des moissons est largement supérieur à celui de l'année précédente.

Le 21 septembre 1823
Le pain de huit livres est taxé à 21 sous.

Le 27 septembre 1823
Le conseil municipal vote la suppression de la rue de l'Emplumé et la remplace par une nouvelle rue élargie, la future rue Du-Meilet.

En octobre 1823
La municipalité fait paver le bas de la côte de La Madeleine, depuis la Vieille-Madeleine jusqu'au collège.

Le 4 octobre 1823
La conscription militaire pour la classe 1823 est proclamée pour les 27 et 28 du mois.

Le 9 octobre 1823
Le retour de la monarchie absolutiste de Ferdinand VII en Espagne est célébrée par une salve de 21 coups de canon, quelques timides lampions aux fenêtres des particuliers, et un bal à la préfecture.

Le 12 octobre 1823
Un Te Deum est chanté par l'évêque d'Evreux en présence des autorités civiles, de deux compagnies de la garde nationale et de plusieurs militaires du train, alors en garnison à Evreux.

Le 15 octobre 1823
Les élèves de l'école centrale et des écoles chrétiennes assistent au service funèbre annuel de la reine Marie-Antoinette.

Le 26 octobre 1823
L'évêque annonce un Te Deum pour la nomination du nouveau pape Léon XII.

Les 27 et 28 octobre 1823
Les jeunes gens de la classe 1823 sont tirés au sort pour la conscription militaire.

Le 26 octobre 1823
Le pain de huit livres est taxé à 20 sous.

Mi-novembre 1823
Ayant besoin de liquidités pour boucler le budget de construction de son nouvel établissement, l'hospice d'Evreux met en vente, en huit lots, plusieurs maisons et jardins répartis dans la ville.

Le 10 décembre 1823
M. de Lapasture est désigné président du collège électoral d'Evreux par une ordonnance royale de Louis XVIII.

Vers décembre 1823
Certains étudiants du séminaire attribuent la dysenterie dont ils souffrent à la qualité du nouveau cidre qu'on leur sert désormais.

Le 20 décembre 1823
Au Marché-Neuf, l'intendant militaire fait vendre à perte plusieurs chevaux réformés de l'armée, les malades ou trop vieux ayant été abattus.

Le 28 décembre 1823
A l'annonce du passage pour le lendemain d'un bataillon de la garde royale, la ville commence les préparatifs à la halle pour le banquet des soldats, tandis l'Hôtel du Grand-Cerf se charge du repas des officiers.

Le 29 décembre 1823
Annoncé la veille, un bataillon de la garde nationale arrive en ville par la côte de La Madeleine, au bas de laquelle un arc de triomphe a été installé. La municipalité ne ménage pas ses efforts pour le confort de ces militaires mais la garde nationale, composée d'Ebroïciens, ne semble pas être de très bonne volonté.

Le 31 décembre 1823
La taxe est mise à 8 sous et 6 deniers la livre de viande de premier choix, et de 7 sous et 6 deniers pour celle de deuxième choix.

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