L'Histoire d'Évreux

1806 - 1808

L'Histoire d'Evreux depuis le retour du calendrier grégorien après l'intermède républicain jusqu'au départ à la retraite du lieutenant et vétéran ébroïcien Nicolas Dumoutier.

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Les événements fondateurs, les petites et grandes péripéties de la ville, les personnages marquants, les anecdotes diverses, les informations les plus variées...

1806


En 1806
La commune d'Evreux compte 9.511 habitants.

La même année
La majorité des Ebroïciens refusent de s'enrôler dans la garde nationale et rédigent même une pétition collective, ce que la loi interdit. Ce comportement conduit le maire à faire une proclamation menaçante à ses administrés.

Le 1er janvier 1806
Comme l'ensemble de leurs compatriotes, les Ebroïciens retrouvent la calendrier grégorien.

Le 6 février 1806
La cour de justice criminelle spéciale d'Evreux jugent dix-sept habitants de Verneuil, accusés d'avoir attaqué le fourgon qui accompagnait la diligence de Rennes à Paris et d'avoir dérobé à la Banque de France la somme de 28.541 francs. Neuf hommes, deux femmes et un jeune homme sont respectivement condamnées à la peine capitale, à 24 ans de déclusion et à deux ans d'emprisonnement.

Le 7 février 1806
Condamnés à mort par la cour de justice criminelle spéciale de la ville pour avoir attaqué un fourgon et dérobé à la Banque de France la somme de 28.541 francs, neuf habitants de Verneuil sont exécutés à Evreux, à neuf heures du soir.

Le 14 février 1806
L’interpellant en flagrant délit, des gardes forestiers dressent sur place une amende à l’encontre de l’épouse de Jean Doisnel-Sabatier qui débitait illégalement près de trente pieds de jeune bois de chêne, en forêt d’Evreux.

Le 19 mars 1806
Le tribunal correctionnel d’Evreux prononce un non-lieu en faveur de M. Moulin qui avait illégalement prélevé la valeur de la charge d’un âne de souches mortes en forêt d’Evreux, et qui avait laissé pâturer sa bourrique hors des sentiers. L’administration forestière fera appel de cette décision.

Le 21 mars 1806
Après avoir constaté que près de soixante pieds de bois avaient été illégalement prélevés en forêt d’Evreux, deux gardes forestiers se rendent à Conches au domicile du jardinier Germain Branchard et chez l’épouse de Robert Vaudemont, fileuse de laine, chez qui une grande quantité de branches fraîches et d’éclats de bois sont trouvés.

Le 26 mars 1806
Barthélémy François Rolland de Chambaudoin est nommé préfet de l'Eure et succède de Jacques-Fortunat Savoye-Rollin.
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Le 11 avril 1806
Nommé préfet de l'Eure le 26 mars précédent, Barthélémy François Rolland de Chambaudoin, prend ses fonctions à Evreux.

Le 15 avril 1806
Juge de paix du canton de Darnétal en Seine-Inférieure, M. Thérain est convoqué par le parquet d'Evreux en qualité de témoin dans le cadre de l'assassinat d'un certain Bottey.

Après avril 1806
Le préfet de l’Eure Barthélémy François Rolland de Chambaudoin entreprend des fouilles archéologiques dans la forêt d’Evreux, du côté du hameau de la Trigalle.

Le 11 mai 1806
Le conseil municipal étudie le projet de transférer l'Ecole d'arts et métiers de Compiègne dans le local de Saint-Sauveur.

Le 3 mai 1806
Malgré l’illégalité constatée des faits, le tribunal criminel du département de l’Eure rejette l’appel de l’administration forestière à l’encontre de M. Moulin, lequel avait prélevé la valeur de la charge d’un âne de souches mortes en forêt d’Evreux et laissé pâturer sa bourrique hors des sentiers.

Le 30 mai 1806
La cour criminelle de l’Eure rejette l’appel de l’administration forestière qui assignait de nouveau le berger Landrin pour la conduite et le pâturage du troupeau de M. Chevalier hors des chemins et routes de la forêt d’Evreux.

Le 17 juin 1806
Un aubergiste d'Evreux se pend dans son grenier sans laisser de lettre expliquant son geste.

Le 18 juin 1806
L'inhumation de l'aubergiste qui s'est donné la mort la veille est le théâtre d'un désaccord entre les religieux sur le choix de porter ou non la robe pour les obsèques d'un suicidé.

Le 14 août 1806
La fête de Saint-Napoléon est annoncée par un tir de canon et par le carillon de la tour de l'horloge.

Le 14 août 1806
Propriétaire de l'Hôtel des Bains d'Evreux, M. Fournier fait paraître une annonce dans Le Journal de Rouen pour la vente de son établissement ainsi que celle de son équipement : chaudière en cuivre d'une contenance de huit hectolitres, réservoir, tuyauterie, dix baignoires en cuivre étamé et divers accessoires. Il charge l'hôtel du Grand-Cerf de recevoir les intéressés et de traiter avec eux.

Le 19 août 1806
La cour criminelle de l’Eure juge le cas de l’épouse de Jean Doisnel-Sabatier qui avait été prise en flagrant délit par les gardes forestiers, au mois de février, de coupe illégale de près de trente pieds de jeune bois de chêne, en forêt d’Evreux.

Le 24 août 1806
Charlotte Rouville est élue supérieure générale de la congrégation des soeurs de la Providence.

Le 30 août 1806
La ville d'Evreux tire au sort les conscrits qui rejoindront les armées de l'Empire.

Le 6 septembre 1806
Tirés au sort le 30 août dernier pour rejoindre les armées de l'Empire, les conscrits ébroïciens passent la visite médicale d'aptitude.

Le 9 septembre 1806
Tirés au sort le 30 août dernier pour rejoindre les armées de l'Empire, les conscrits ébroïciens quittent la ville pour Mayence en Allemagne.

Le 22 septembre 1806
Le maire d'Evreux prend possession des documents stipulant la suppression des barrières aux abords de la ville.

Le 5 octobre 1806
Le maire d'Evreux reçoit des instructions pour réunir le 9 du même mois les conscrits de l'armée de réserve et de l'armée de supplément afin qu'ils puissent partir le 12 suivant.

Le 8 octobre 1806
Une majorité des conscrits de l'armée de réserve et de l'armée de supplément sont regroupés à Evreux dans la soirée.

Le 9 octobre 1806
Réunis depuis la veille au soir, les conscrits de l'armée de réserve et de l'armée de supplément quittent Evreux sans attendre le 12 du même mois comme initialement prévu.

Le 24 octobre 1806
Sur le pourvoi de l’administration forestière, la Cour de cassation annule un arrêt du tribunal criminelle de l’Eure rendu en faveur d’Etienne Mulet, sabotier chez qui avait été trouvées des chutes de bois provenant de deux hêtres baliveaux illégalement prélevés en forêt d’Evreux.

Le même jour
Sur le pourvoi de l’administration forestière, la Cour de cassation annule le non-lieu prononcé par le tribunal criminel du département de l’Eure en faveur de M. Moulin qui avait prélevé la valeur de la charge d’un âne de souches mortes en forêt d’Evreux, et qui avait laissé pâturer sa bourrique hors des sentiers.

En novembre 1806
La pose des réverbères dans les rues et les carrefours d'Evreux commencée en octobre 1804 est achevée.

Le 1er novembre 1806
La municipalité envoie des agents au foyer des réfractaires à la conscription militaire et impose une amende de l'équivalent de 5 livres par jour.

Le 10 novembre 1806
Le préfet du département de l'Eure autorise la création d'un marché aux bestiaux hebdomadaire sur la place Saint-Taurin.

Le 16 novembre 1806
La ville d'Evreux vend l'ancienne prison.

Le 23 novembre 1806
Les frères de la Charité reprennent le chaperon bleu qu'ils portaient avant l'instauration de la République.

Le 25 novembre 1806
Le maire d'Evreux fait publier un encart du Journal de Rouen pour annoncer l'instauration chaque lundi d'un marché aux bestiaux sur la place Saint-Taurin.

Le 1er décembre 1806
Le maire d'Evreux, accompagné par la fanfare et de la garde nationale, inaugure le nouveau marché aux bestiaux de la place Saint-Taurin qui se tiendra tous les lundis.

Le 6 décembre 1806
L'anniversaire du sacre de l'empereur Napoleon Ier et de la victoire de la bataille d'Austerlitz sont célébrés par une salve de coups de canon à la tour de l'horloge.

Mi-décembre 1806
Plusieurs Ebroïciens sont condamnés pour avoir promis à des conscrits d'être exemptés moyennant finance.

Le 20 décembre 1806
Le préfet de l'Eure autorise par arrêté la formation d'une association nommée Dames de la Charité afin de rendre visite et d'assister les plus démunis.

1807


En 1807
Le préfet de l'Eure comble un bout de son potager et fait prolonger, à ses frais, l'allée des Soupirs jusqu'à la rue de l'Espringale, future rue des Authieux.
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La même année
Le conseil municipal étudie la question de prolonger en ligne droite la future rue du Meilet et d'ouvrir une rue allant du pont Saint au boulevard du Jardin-l'Evêque.

La même année
La Société Libre d’Agriculture et de Commerce devient Société d’Agriculture, Sciences et Arts du département de l’Eure.

Le 7 janvier 1807
La réfection du chemin qui conduit au cimetière de la ville est financé par un don privé de l'équivalent de 600 livres.

Le même jour
La ville désigne par tirage au sort les Ebroïciens de la nouvelle conscription militaire.

Le 25 janvier 1807
L'évêque d'Evreux fait réunir une assemblée des frères de la Charité après que plusieurs de leurs membres ont insulté leur échevin.

Le 1er février 1807
Les frères Brochard et Coquelin, membres des frères de la Charité qui avaient insulté leur échevin, sont condamnés à faire amende honorable durant la messe dominicale.

Mi-février 1807
Le préfet de l'Eure cède une partie de son jardin puis finance personnellement l'allée des Soupirs jusqu'à la rue de l'Espringale.

Le 6 mars 1807
La promenade qui prolonge l'allée des Soupirs prend le nom de Chambaudoin.

Le 16 mars 1807
L'Etat vend l'ancienne prison et l'ancien hôtel de ville mais la municipalité d'Evreux conserve la tour de l'horloge.

Le 28 avril 1807
Dans une affaire d'escroquerie et d'usurpation d'identité, deux hommes sont condamnés par le tribunal spécial criminel à 5 et 8 ans de prison et à porter la marque F des faussaires.

Le 1er mai 1807
Jugeant l'état du terrain de la place du Marché-Neuf impraticable en cas de pluie, le conseil municipal étudie sérieusement son pavage.

En juillet 1807
Regrettant de voir partir ses vendeurs d'oeufs, beurre, volailles et fromages pour la place du Marché-Neuf, les habitants du Grand-Carrefour adressent une pétition au conseil municipal.

Le 24 juillet 1807
Naissance au domicile de ses parents situé rue de l'Horloge à Evreux d'Edouard Charles Marie Fouché, procureur du roi au tribunal de première instance d'Evreux et chevalier de la Légion d'honneur.

Le 11 août 1807
Membre du corps législatif et récemment fait chevalier de la Légion d'honneur, l'évêque d'Evreux Jean-Baptiste Bourlier intègre l'équipe de conseillers chargés d'examiner le projet de divorce de l'empereur Napoléon Bonaparte.

Le 14 août 1807
Au cours d'un orage d'une rare violence, la foudre s'abat et incendie totalement une maison du hameau de La Fringale au moment où passe, à proximité, la diligence de Rouen à Evreux.

Le 10 septembre 1807
Un décret impérial accorde l'autorisation nécessaire pour conférer les ordres sacrés à des sujets de plusieurs diocèses dont celui d'Evreux.

Le 6 décembre 1807
A l'occasion de l'anniversaire du couronnement de l'empereur Napoléon Ier, la municipalité accorde une dot de 600 francs à une jeune Ebroïcienne pour son mariage avec un militaire revenu de campagne.

1808


En 1808
Il est décidé de combler le puits de la rue de La Madeleine.

En janvier 1808
Le préfét de l'Eure achète au charpentier Alline une partie d'un jardin situé en face du boulevard Chambaudouin afin d'allonger la promenade nouvelle.

Le même mois
Le préfet de l'Eure refuse aux frères de la Charité la permission d'avoir une cloche pour l'appel auxx inhumations, prétextant qu'il est incommodé et que la ville d'Evreux en possède déjà suffisamment.

Le 12 février 1808
Une violente tempête s'abat sur Evreux et ses environs, provoquant d'importants dégâts et obligeant les diligences à interrompre leur trajet pour s'abriter rapidement.

Le 16 mars 1808
Un lustre en cristal est installé dans la cathédrale Notre-Dame.

Le 26 mars 1808
Notaire exerçant rue du Chapitre à Evreux, Me Marescal procède à la vente par adjudication d'un bien que son cabinet décrit ainsi :
(...) il sera procédé à la vente, par adjudication, au plus offrant et dernier enchérisseur, sur l'enchère de 18.000 fr., d'une vaste et belle maison patrimoniale, sise à Evreux, nommé la Gabelle, ayant porte cochère, cour et jardin au bas duquel passe un bras de la rivière l'Iton. Ladite maison est propre à toute espèce d'établissement ; elle consiste en deux caves voûtées ; un rez-de-chaussée, une cuisine, salles et trois magasins très grands d'environ 48 mètres (150 pieds) de longueur ; au premier étage, sept chambres à feu et quinze cabinets ; partie des greniers est pavée : le tout dans le meilleur état. Ce bien est net de toute hypothèque, et on donnera à l'acquéreur de telles facilités qu'il pourra ne payer que dans vingt ans le prix de son acquisition. On traitera de gré à gré avant l'adjudication si on le désire (...)

En avril 1808
Six grillages en fer de trois pieds et demi de hauteur sont installés dans la cathédrale Notre-Dame.

Le 1er avril 1808
La conscription militaire de la classe 1789 est tirée au sort.

Le 6 mai 1808
Afin de se conformer à la nouvelle loi concernant l'urbanisme, le conseil municipal décide de faire établir un plan général de la ville.

En juillet 1808
Le conseil municipal d'Evreux étudie la possibilité d'ouvrir une voie entre la place du Château et le carrefour Saint-Pierre.

Le 15 août 1808
L'anniversaire de l'empereur Napoléon Ier est célébré en ville, notamment à la cathédrale Notre-Dame et au pré du Bel-Ebat.

Le 18 septembre 1808
Ne parvenant pas à trouver d'acquéreur depuis plusieurs mois, le notaire ébroïcien Marescal fait paraître dans le Journal de Rouen une annonce :
A vendre ou louer aussi présentement une grande et vaste maison patrimoniale, à porte cochère, dite la Gabelle, sise à Evreux, Grande-Rue. Cette maison est propre à faire une auberge ou à tout autre établissement.

Le 21 septembre 1808
Une assemblée général de créanciers se tient dans la matinée dans une des salles de l'hôtel du Grand-Cerf sous la supervision de Me Marescal, notaire exerçant rue du Chapitre.

Le 27 octobre 1808
L'empereur Napoléon Ier ordonne que le locataire actuel du domaine de Navarre quitte les lieux.

Le 22 novembre 1808
Vétéran de dix-sept campagnes militaires de la Révolution française et de l'Empire depuis 1792, le lieutenant ébroïcien Nicolas Dumoutier prend sa retraite et retrouve sa ville natale.

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