L'Histoire d'Évreux

1798

L'Histoire d'Evreux depuis les vérifications faites chez les commerçants susceptibles de posséder du matériel anglais jusqu'à l'incarcération dans l'ancien couvent des Ursulines des jeunes ébroïciens exemptés de circonscription de façon frauduleuse.

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Les événements fondateurs, les petites et grandes péripéties de la ville, les personnages marquants, les anecdotes diverses, les informations les plus variées...

1798


En 1798
Gaston Aube occupe les fonctions de maire d'Evreux.

Le 4 janvier 1798
Des vérifications sont faites chez les commerçants susceptibles d'avoir en leur possession du matériel anglais.

Le 8 janvier 1798
Accusés d'avoir fourni un passeport à un émigré royaliste, des officiers municipaux de Verneuil, destitués en vertu de la loi du 19 fructidor, sont conduits à la prison d'Evreux par la gendarmerie.

Le 10 janvier 1798
Quatorze personnes accusées de vol, tentatives d'assassinat et assassinat, dont Grand-Jacquet et Sans-Chagrin, sont exécutés place de la Liberté, actuelle place Saint-Léger.

Le 21 janvier 1798
Le serment de « haine de la royauté » est prononcé dans la cathédrale par la garde nationale, les volontaires, les invalides, et les autorités constituantes.

Le 26 janvier 1798
Espérance Bance, gouvernante du grand-père des enfants jumeaux Boisville empoisonnés à l'arsenic le 18 octobre 1797, est guillotinée par l'exécuteur Nicolas-Louis Jouenne sur la place du Carrefour, en face de l'hôtel de la Biche.

Le 8 février 1798
Des commissaires nommés par la municipalité se présentent à chaque maison pour embaucher la main-d'oeuvre nécessaire à la pose de la clôture du cimetière.

Le 28 février 1798
Cinq voleurs et assassins, arrêtés dans l'arrondissement du Neubourg, sont conduits à la prison d'Evreux sous la surveillance du commandant de la force armée du département de l'Eure, lequel cherche à mettre sur pied un tribunal militaire pour les juger.

Vers mars 1798
L'église Saint-Thomas étant destinée à devenir une écurie pour huit à neuf cents chevaux malades, il est sommé au tanneur Lecomte de débarrasser son matériel des lieux.

Le 20 mars 1798
La fête de la Souveraineté du peuple se déroule place Saint-Léger.

Le 29 mars 1798
Le 13e régiment de dragons s'installe en garnison à l'ancienne abbaye de Saint-Sauveur d'Evreux, tandis que les officiers optent pour l'habitation réquisitionnée.

Le 30 mars 1798
Fête de la Jeunesse.

Le 14 avril 1798
Un certain Jacques Nez fait, à la municipalité, une demande d'alignement sur la rue de la République afin d'y faire construire une maison.

Le 21 avril 1798
La municipalité rend un arrêté concernant les marchés et les foires, désormais interdits les jours de décade.

Le 28 avril 1798
La fête des Epoux se déroule place Saint-Léger.

Le 23 mai 1798
Fondation à Evreux de la Société libre d'agriculture et de commerce du département de l'Eure.

Le 27 mai 1798
Tout garde national absent de la fête des Victoires de ce jour sera condamné à trois jours de prison et à une amende.

Le 7 juin 1798
Des jardinières qui étalaient leurs produits le long de la Grande-Rue sont condamnées à six livres d'amende.

Le 24 juin 1798
Bien que ce soit l'usage de louer des manouvriers ce jour, les journaliers sont chassé des abords de la cathédrale Notre-Dame.

Le 28 juin 1798
La fête de l'Agriculture commence par le labourage du champ appartenant à l'officier Grivel.

Le 3 juillet 1798
La prise de Malte par Napoléon Bonaparte est annoncée par le son des cloches et le bruit des canons.

Le 7 juillet 1798
Les autorités civiles d'Evreux décident de transférer la foire Saint-Taurin sous l'allée des Soupirs et la foire aux bestiaux sur la place Saint-Léger, afin de libérer la rue de la Constitution.

Le 8 juillet 1798
Deux bataillons du 1er régiment de dragons quittent Rouen pour Evreux.

Le 14 juillet 1798
Pour fêter la prise de la Bastille, une réplique miniature et grossière de l'édifice parisien est installée, et plusieurs citoyens sont requis pour en reconstituer l'attaque.

Le 16 juillet 1798
Probablement victime d'une consommation imprudente d'alcool, un invalide est retrouvé mort noyé dans l'Iton.

Le même jour
Le conseil municipal demande l'autorisation d'abattre les deux arbres de la Liberté qui avaient été plantés devant l'église Saint-Nicolas.

Le 27 juillet 1798
Fête du 9-Thermidor.

Le même jour
Curé de Beaumesnil et de Bernay, Charles Robert Lamy est nommé évêque constitutionnel d'Evreux par six membres du presbytère diocésain, réunis à Pont-de-l'Arche.

Le 28 juillet 1798
Fête de la Liberté.

Le 29 juillet 1798
Elu curé constitutionnel par six membres du presbytère diocésain réunis l'avant-veille à Pont-de-l'Arche, Charles Robert Lamy est sacré évêque d'Evreux.

Le 10 août 1798
Pour la fête du jour, une réplique du château des Tuileries est installée et plusieurs gardes nationaux et vétérans sont requis pour en reconstituer la sanglante attaque.

Le 16 août 1798
Une pétition des habitants du quartier de l'ancienne église permet à la foire de Saint-Taurin de ne pas se tenir dans l'allée des Soupirs, mais de retrouver son site habituel.

Le 4 septembre 1798
La fête du 18-Fructidor se déroule sur la place du château.

Le 22 septembre 1798
La fête de la Fondation de la République mobilise d'énormes moyens sur la place du château et ses abords.

Le 25 septembre 1798
La proclamation de la conscription consterne l'ensemble de la population par son ampleur, et sa sévérité si l'on s'y soustrait.

Le 12 novembre 1798
Des citoyens d'Evreux se proposent, en vain, pour le transport gratuit de quatre statues en bronze provenant de la vente du mobilier du château de Bizy, et destinées à être placées dans les allées de la ville.
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Le 23 novembre 1798
Les premiers conscrits ébroïciens partent pour Lille.

Le 25 novembre 1798
Les exemptés ébroïciens, qui avaient évité la conscription en la monnayant ou en faisant jouer leurs relations, sont emprisonnés à l'ancien couvent des Ursulines et attendent d'être envoyés vers la Hollande.

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