L'Histoire d'Évreux

1795

L'Histoire d'Evreux depuis l'installation de Guillaume de La Buffardière au 136 rue de la République jusqu'à l'arrestation des prêtres réfractaires à la nouvelle constitution républicaine.

< >

logo

Les événements fondateurs, les petites et grandes péripéties de la ville, les personnages marquants, les anecdotes diverses, les informations les plus variées...

1795


Vers 1795
Futur maire de la commune, Guillaume Michel Dureau de La Buffardière s'installe au 136 rue de la République, actuelle rue de l'Horloge.

Les mêmes années
Le saltimbanque nommé Pierrot, qui a pour singulière habitude de se vêtir en peaux de bête lors de ses rendez-vous galants nocturnes, tombe nez à nez sur un boucher revenant de la Rochette. Ce dernier, aviné et croyant se retrouver face au loup-garou dont toute la ville parlait jadis, se rue sur lui avec son chien, et le tue à coups de bâton.

En 1795
Le collège d'Evreux est tranféré à l’ancien séminaire des Eudistes, partie de l'actuel palais de justice.

En janvier 1795
Un hiver particulièrement glacial semble s'installer durablement sur l'Evrecin.

Le 9 janvier 1795
Suite à la plainte de plusieurs sociétaires, il est décidé de faire de nouveau sonner la cloche, le matin, pour avertir les citoyens.

Le 13 janvier 1795
Des riverains rédigent une pétition en faveur de l'élargissement de la rue Saint-Thomas.

Le 20 janvier 1795
La célébration de la mort de Louis XVI est annoncée, pour le lendemain, par le son des cloches.

Le 21 janvier 1795
Dans l'enceinte du tribunal de justice criminelle, le maire d'Evreux prononce un discours célébrant la mort de Louis XVI et la disparition de la monarchie.

Le 28 janvier 1795
Parmi les garçons âgés de 15 à 19 ans qui ont été réunis, ce sont les jeunes Hébert et Leroi qui sont choisis pour rejoindre l’école de marine.

Le 5 février 1795
Naissance à Evreux de Jean Brunton, capitaine d'armement de la 2e légion de la garde nationale de Paris et chevalier de la Légion d'honneur.

Le 8 février 1795
Les prêtres dits insermentés, qui étaient détenus dans la prison du Grand séminaire, sont remis en liberté.

Le même jour
Le buste de Marat disposé sur le temple de l’Être-Suprême est détruit.

Le 11 février 1795
La rue Le Pelletier redevient rue Notre-Dame et la nouvelle rue allant de l'allée des Soupirs à la rue Trianon devient rue du Pont-Rouge.

Le 23 février 1795
La montagne miniature, élevée sur la place de la Révolution, est détruite tandis que tous les signes de fédéralisme sont condamnés à être effacés.

Le 24 février 1795
Des réjouissances ont lieu dans Evreux à l’annonce de la reddition de la Vendée.

Le même jour
Le conseil municipal décide de faire retirer le poteau placé à l'endroit ou était domicilié François Buzot, figure ébroïcienne passée de gloire à infamie.

Le 1er mars 1795
La plus grande partie des citoyens de la ville ne travaillent pas à cause du décret concernant la liberté des cultes.

Le 8 mars 1795
Comme le dimanche précédent, la majorité des boutiques sont fermées à cause du décret concernant la liberté des cultes.

Le 31 mars 1795
Charles Duvaucel occupe les fonctions de maire d'Evreux.
voir partie icono >

Le 2 avril 1795
La distribution, aux huit sections de la ville, du peu de grains et de farine en réserve à la halle ne suffit pas à calmer les esprits, très inquiets des conséquences sanitaires.

Le 6 avril 1795
Les anciens membres du comité révolutionnaire d'Evreux sont désarmés.

Le 10 avril 1795
Un convoi d’une trentaine de chariots, chargés de blé, est arrêté puis immobilisé, pendant deux jours dit-on, par un nombre important d'Ebroïciennes déterminées, parmi lesquelles deux meneuses autoproclamées déesse de la Liberté et déesse de l'Egalité.

Le 11 avril 1795
Suite aux émeutes, il est décidé de distribuer non plus deux livres de farine par personne pour une semaine, mais huit livres tous les quinze jours.

Le même jour
Alors que la Guerre de Vendée semble toucher à sa fin, les Vendéennes qui s'étaient réfugiées à Evreux commencent à quitter la ville pour retrouver leurs terres.

Le 28 avril 1795
Les services funèbres procèdent au premier enterrement dans le nouveau cimetière des Quatre-Acres, sur le site de l'actuel cimetière Saint-Louis.

Le 21 mai 1795
Les habitants du Buisson-Hocpin et de La Madeleine demandent à la municipalité la réouverture de la rue dite de la Chapelle Saint-Gratien, qui avait été fermée par Mme Hennequin d'Arbouville (ou Leduc).

Le 24 mai 1795
Les membres de l'ancien comité révolutionnaire sont désormais obligés de se présenter tous les jours à l'hôtel de ville, à midi et à sept heures du soir.

Le 23 juin 1795
Un arrêté municipal ordonne que le nom de l'Abreuvoir soit conservé pour cette très ancienne rue éponyme. Le même arrêté ordonne que la rue de la Liberté retrouve son nom de rue Chartraine, que la rue des Maris retrouve celui de rue des Prêtres, que la rue du Grenier à sel retrouve celui de rue de l'Echiquier, et que la rue du Cul-de-Sac de la Loi retrouve celui de rue de la Vieille-Gabelle.

Le même jour
La rue de la Planche, dite rue du Grand-Cerf, et la rue de l'Ecole-Centrale forment la rue de la Harpe.

Le même jour
La rue qui va de la rue de Pannette à l'abreuvoir de la Planche devient la ruelle des Jardins, et la petite rue partant du lycée et aboutissant rue de Pannette est nommée petite rue de Pannette, actuelle rue Guy-de-Maupassant.

Le 30 juin 1795
Les premiers bataillons d’une colonne de 5.000 hommes, venant de Hollande, font étape par la ville d'Evreux, avant de joindre la Vendée où les combats ont déjà repris.

Le 16 juillet 1795
Il est décidé que, sur les principales voies d'accès à Evreux, seront placées des affiches avec la reccomandation suivante :
Citoyen, respecte les propriétés et les productions d'autrui, elles sont le fruit de son travail et de son industrie.

Le 18 juillet 1795
Au surlendemain de la décision de placarder des affiches de sensibilité républicaine à toutes les voies d'accès vers la ville, une affiche séditieuse est placardée à la halle :
Peuple François, reprends ta religion et un roy, tu auras du pain et de bonnes lois.

Le 11 septembre 1795
Naissance à Evreux d'Aimable Désiré Dumor, colonel au 2e régiment de hussards et chevalier de la Légion d'honneur.

Le 19 septembree 1795
Naissance à Evreux d'Achille-Armand Lheureux, libraire et éditeur.

Le 4 octobre 1795
Naissance au domicile de ses parents situé rue Villaine à Evreux de Pierre Duwarnet, membre du conseil de préfecture de l'Eure et chevalier de la Légion d'honneur.
voir partie icono >

Début novembre 1795
Réparée et financée pour 750 livres par M. Mérimée, prêtre constitutionnel sorti de prison, la grosse horloge fonctionne de nouveau.

Le 11 novembre 1795
Le citoyen Louis Granger est nommé président provisoire de l'administration municipale.

Le 29 novembre 1795
Le conseil municipal donne un avis favorable à la demande des habitants du Buisson-Hocpin et de La Madeleine qui souhaitaient la réouverture de la rue dite de la Chapelle Saint-Gratien, fermée par Mme Hennequin d'Arbouville (ou Leduc).

Le 3 décembre 1795
Un incendie se déclare dans la nuit chez M. Lainé, épicier de la Grande-Rue.

Le 19 décembre 1795
Les prêtres du département qui n'ont, à ce jour, toujours pas prêté serment à la nouvelle constitution sont arrêtés.

< avant après>